Introduction

Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Triac-Lautrait, un territoire de 462 habitants (densité : 71.2 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.

Le score global du territoire s'établit à 5.8 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Vie démocratique » (score 9.0 /10), tandis que le domaine « Vie associative » (score 3.0 /10) appelle une attention particulière.

6,0
1. Dynamique démographique
favorable

Triac-Lautrait compte 462 habitants (2023), pour une densité de 71.2 hab/km². Le territoire présente un profil semi-rural.

La population est en légère croissance (1.5 %), témoignant d'une relative stabilité.

Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 33.0 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 23.8 %. L'indice de vieillissement s'établit à 72 (100 = équilibre). La structure par âge est relativement jeune, un atout pour le dynamisme du territoire.

Le taux de vacance des logements atteint 9.3 %, légèrement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %).

7,5
2. Économie et emploi
favorable

Le taux de chômage s'établit à 6.9 %, légèrement inférieur à la moyenne nationale (7.3 %). Le taux d'emploi atteint 98.8 %. La population active compte 247 personnes.

Le revenu médian disponible est de 24 000 € par unité de consommation, proche de la médiane nationale. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.

En 2024, 55 allocataires CAF sont recensés, couvrant 155 personnes. 5 bénéficient du RSA pour un montant total de 3 500 €. 15 perçoivent la prime d'activité. Le nombre d'allocataires a reculé de 8.3 %, signe d'une amélioration de la situation sociale.

3,5
3. Éducation
préoccupant

Triac-Lautrait dispose de 1 école(s), accueillant 24 élèves à la rentrée 2024. Seul le premier degré est couvert localement ; les collégiens doivent se déplacer vers les communes voisines.

Le ratio moyen est de 24.0 élèves par classe, proche de la moyenne nationale (22.5), un encadrement dans la norme. Par rapport au département (20.6 élèves/classe), les classes sont plus chargées que la moyenne.

La baisse des effectifs est marquée (-44.2 % sur 5 ans). À ce rythme, le maintien de certaines classes pourrait être remis en question à moyen terme.

7,0
4. Niveaux de formation
favorable

Sur les 346 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 22.8 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce niveau se situe légèrement sous la moyenne nationale (~30%).

La part de la population sans diplôme s'établit à 14.5 %. Ce niveau relativement contenu est un indicateur favorable. À l'autre extrémité, 4.9 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.

Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (120), Baccalauréat (86), Sans diplôme (50). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.

L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 27.1 % des femmes contre 18.3 % des hommes sont diplômées du supérieur. La surreprésentation féminine dans l'enseignement supérieur est une tendance nationale qui se confirme localement.

7,0
5. Tissu économique
favorable

Le tissu économique local compte 77 établissements actifs, dont 72 sièges sociaux. Ce volume correspond à un tissu d'activités locales de petite taille.

Les principaux secteurs d'activité sont : 01.21Z (18 établissements), 68.20B (15 établissements), 01.61Z (6 établissements), 94.99Z (5 établissements), 35.11Z (3 établissements). 14.3 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS).

Sur les 3 dernières années, 9 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 11.7 %. En parallèle, 31 établissements ont cessé leur activité (28.7 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.

La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 30. Cette diversité raisonnable offre une base économique relativement stable.

5,5
6. Marché immobilier
modéré

Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 471 €/m². Sur la période observée, 23 transactions immobilières ont été enregistrées.

Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 461 €/m² (31 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de -51.9 %.

Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 10.8 €/m² et celui des maisons de 7.8 €/m².

En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 4.3 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.

3,8
7. Finances locales
préoccupant

La santé financière de Triac-Lautrait est évaluée à 38 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation fragile ». Ce score est en dessous de la moyenne départementale (55 /100), ce qui appelle une attention particulière.

La capacité de désendettement est de 8.1 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). La commune est plus endettée que la moyenne départementale (2.6 ans). Le taux d'épargne brute atteint 9 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce taux faible rend la commune dépendante de l'emprunt ou des subventions pour investir. Ce niveau est en dessous de la moyenne départementale (21 %).

L'autonomie fiscale s'établit à 62 % (part des impôts locaux dans les recettes). Ce niveau élevé traduit une capacité à lever ses propres ressources.

En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 35 255 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 67 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 12 216 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -9.7 %.

Sur la période 2018, triac-lautrait a bénéficié de 1 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 17 520 €. Le projet le plus important est « Travaux de restauration a l'eglise Saint-Romain et valorisation des abords » (2018, 17 520 €).

9,0
8. Vie démocratique
très favorable

Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 55.0 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.

Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 62.8 %. La tendance est à la baisse (-4.3 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.

Sur le plan politique (Municipales 2026),

6,5
10. Projet de territoire
favorable

Le projet de territoire « Projet de Territoire 2018-2030 » (2018-2030) s'articule autour de 3 axes et 38 actions.

L'avancement global atteint 0.0 % : 0 action(s) réalisée(s), 24 en cours, 14 à lancer.

L'analyse de cohérence entre le plan et les délibérations donne un score de 58 /100. Le taux de couverture thématique est de 63.2 %. 14 action(s) du plan ne trouvent pas d'écho dans les délibérations.

3,0
11. Vie associative
préoccupant

Triac-Lautrait compte 4 associations, dont 3 actives. La densité associative s'établit à 6.5 pour 1 000 habitants. La vie associative est modérée.

Les associations couvrent 3 catégories d'activités différentes.

4,5
12. Patrimoine communal
modéré

Triac-Lautrait dispose de 3 équipements publics répertoriés, répartis en 3 catégories. La densité d'équipements est de 6.5 pour 1 000 habitants.

En revanche, aucun équipement de type école, sport, santé, culture ne sont pas répertorié(s).

La valeur estimée du patrimoine communal est de 1 072 306 €. La surface totale des équipements atteint 3 060 m².

Les catégories les plus représentées sont : cimetiere (1), mairie (1), culte (1).

Analyses transversales

Attractivité résidentielle

L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. La croissance démographique (1.5 %) est un signal positif. Un prix immobilier de 1 471 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le faible chômage renforce l'attractivité pour les actifs.

Cohésion sociale

La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 24 000 €, Les 55 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 3 associations actives constituent un filet social complémentaire.

Dynamisme économique

Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 77 établissements actifs et 9 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance. La fragilité financière limite les capacités d'accompagnement du développement local.

Qualité de vie

La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (1 école(s), 24 élèves) fait face à une baisse d'effectifs. Les 3 équipements publics structurent l'offre de services.

Gouvernance et démocratie locale

La gouvernance locale se mesure par la qualité du dialogue démocratique, l'existence d'un projet de territoire et la gestion financière. Le plan « Projet de Territoire 2018-2030 » structure la vision stratégique. La participation électorale (55.0 %) suggère un affaiblissement du lien démocratique.

Marché immobilier et habitat

Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population.

Matrice SWOT

Forces
  • Croissance démographique soutenue
  • Immobilier accessible
  • Très bon score en vie démocratique
Faiblesses
  • Faible participation électorale
  • Déficit d'équipements publics essentiels
  • Score critique en vie associative
Opportunités
  • Attractivité pour les primo-accédants
Menaces
  • Baisse significative des effectifs scolaires
Conclusion

Au terme de cette analyse, Triac-Lautrait présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 3 point(s) fort(s) et 3 point(s) de vigilance.

Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — baisse significative des effectifs scolaires — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.

Analyse basée sur le portrait généré le 22/03/2026 à 12:05 (v2.6)