Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Suaux, un territoire de 378 habitants (densité : 31.7 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 5.2 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Vie démocratique » (score 9.0 /10), tandis que le domaine « Économie et emploi » (score 1.5 /10) appelle une attention particulière.
Suaux compte 378 habitants (2023), pour une densité de 31.7 hab/km². Le territoire présente un profil semi-rural.
Le recul démographique est significatif (-10.0 %), posant la question de l'attractivité du territoire.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 29.8 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 29.6 %. L'indice de vieillissement s'établit à 99 (100 = équilibre). La structure par âge est relativement jeune, un atout pour le dynamisme du territoire.
Le taux de vacance des logements atteint 15.0 %, nettement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %). Cette vacance importante peut témoigner d'un déficit d'attractivité résidentielle ou d'un parc de logements inadapté.
Le taux de chômage s'établit à 9.0 %, proche de la moyenne nationale (7.3 %). Le taux d'emploi atteint 108.4 %. La population active compte 166 personnes.
Le revenu médian disponible est de 21 370 € par unité de consommation, inférieur de 7.7 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 65 allocataires CAF sont recensés, couvrant 160 personnes. 5 bénéficient du RSA pour un montant total de 3 000 €. 30 perçoivent la prime d'activité. Le nombre d'allocataires a progressé de 30.0 % sur la période observée, traduisant une augmentation des besoins sociaux.
Sur les 289 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 24.9 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce niveau se situe légèrement sous la moyenne nationale (~30%).
La part de la population sans diplôme s'établit à 19.0 %. Ce niveau relativement contenu est un indicateur favorable. À l'autre extrémité, 5.5 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (95), Sans diplôme (55), Baccalauréat (49). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 30.1 % des femmes contre 19.5 % des hommes sont diplômées du supérieur. La surreprésentation féminine dans l'enseignement supérieur est une tendance nationale qui se confirme localement.
Le tissu économique local compte 57 établissements actifs, dont 49 sièges sociaux. Ce volume correspond à un tissu d'activités locales de petite taille.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (10 établissements), 01.11Z (5 établissements), 35.11Z (4 établissements), 01.50Z (3 établissements), 01.42Z (2 établissements). 5.3 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS).
Sur les 3 dernières années, 9 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 15.8 %. En parallèle, 19 établissements ont cessé leur activité (25.0 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 33. Cette diversité raisonnable offre une base économique relativement stable.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 049 €/m². Sur la période observée, 14 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 969 €/m² (26 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de -39.4 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 8.7 €/m² et celui des maisons de 7.0 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 3.4 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Suaux est évaluée à 66 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation saine ». Ce score est nettement supérieur à la moyenne départementale (55 /100), signe d'une gestion rigoureuse.
La capacité de désendettement est de 0.6 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. La commune est mieux positionnée que la moyenne départementale (2.6 ans). Le taux d'épargne brute atteint 33 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce taux confortable permet d'autofinancer une part significative des projets. Ce niveau dépasse la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 39 % (part des impôts locaux dans les recettes).
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 63 526 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 153 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 48 734 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -4.6 %.
Sur la période 2019, suaux a bénéficié de 1 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 8 726 €. Le projet le plus important est « refection toitures ateliers communaux et presbytere et refection electricite pre » (2019, 8 726 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 54.5 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 63.5 %. La tendance est à la baisse (-3.8 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Suaux compte 3 associations. La densité associative s'établit à 7.9 pour 1 000 habitants. La vie associative est modérée.
Les associations couvrent 3 catégories d'activités différentes.
Suaux dispose de 6 équipements publics répertoriés, répartis en 4 catégories. La densité d'équipements est de 15.9 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : sport. En revanche, les équipements de type école, santé, culture ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 10 340 735 €. La surface totale des équipements atteint 13 293 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (3), cimetiere (1), mairie (1), culte (1).
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-10.0 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 1 049 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages. Le taux de vacance élevé (15.0 %) constitue toutefois un signal d'alerte sur la demande de logements.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 21 370 €, Les 65 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 3 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 57 établissements actifs et 9 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance. Les finances communales solides permettent d'accompagner le développement économique.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. Les 6 équipements publics structurent l'offre de services.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population.
Au terme de cette analyse, Suaux présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 2 point(s) fort(s) et 6 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants, potentiel de réhabilitation du parc vacant — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — risque de dévitalisation territoriale, hausse rapide des prix immobiliers (risque de bulle) — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.