Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Salles-Lavalette, un territoire de 317 habitants (densité : 15.5 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 4.6 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Niveaux de formation » (score 7.5 /10), tandis que le domaine « Économie et emploi » (score 1.0 /10) appelle une attention particulière.
Salles-Lavalette compte 317 habitants (2023), pour une densité de 15.5 hab/km². Ce territoire présente un caractère nettement rural, avec une densité très faible.
Le recul démographique est significatif (-12.9 %), posant la question de l'attractivité du territoire. Le solde naturel est déficitaire (-5), reflétant le vieillissement de la population.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 24.5 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 37.1 %. L'indice de vieillissement s'établit à 151 (100 = équilibre). Ce ratio élevé traduit un vieillissement prononcé, avec des enjeux en termes de services aux personnes âgées et de renouvellement générationnel.
Le taux de vacance des logements atteint 15.6 %, nettement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %). Cette vacance importante peut témoigner d'un déficit d'attractivité résidentielle ou d'un parc de logements inadapté.
Le taux de chômage s'établit à 10.6 %, significativement au-dessus de la moyenne nationale (7.3 %), révélant des difficultés structurelles d'accès à l'emploi. Le taux d'emploi atteint 108.5 %. La population active compte 142 personnes.
Le revenu médian disponible est de 20 230 € par unité de consommation, inférieur de 12.7 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 40 allocataires CAF sont recensés, couvrant 110 personnes. 5 bénéficient du RSA pour un montant total de 2 200 €. 15 perçoivent la prime d'activité.
Salles-Lavalette dispose de 1 école(s), accueillant 15 élèves à la rentrée 2016. Seul le premier degré est couvert localement ; les collégiens doivent se déplacer vers les communes voisines.
Le ratio moyen est de 15.0 élèves par classe, nettement en dessous de la moyenne nationale (22.5). Ces effectifs réduits favorisent un suivi pédagogique individualisé. Par rapport au département (23.1 élèves/classe), le territoire est mieux doté, un avantage pour la qualité de l'encadrement.
Les effectifs scolaires reculent légèrement (0.0 % sur 5 ans), une tendance à surveiller pour anticiper d'éventuelles fermetures de classes.
Sur les 254 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 25.6 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce niveau se situe légèrement sous la moyenne nationale (~30%).
La part de la population sans diplôme s'établit à 22.0 %. Ce niveau relativement contenu est un indicateur favorable. À l'autre extrémité, 7.9 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (74), Sans diplôme (56), Baccalauréat (42). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 28.3 % des femmes contre 23.3 % des hommes sont diplômées du supérieur. La surreprésentation féminine dans l'enseignement supérieur est une tendance nationale qui se confirme localement.
Le tissu économique local compte 103 établissements actifs, dont 89 sièges sociaux. Ce tissu économique diversifié constitue un atout pour le territoire.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (11 établissements), 35.11Z (11 établissements), 01.11Z (10 établissements), 94.99Z (6 établissements), 55.20Z (5 établissements). 12.6 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS).
Sur les 3 dernières années, 10 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 9.7 %. En parallèle, 39 établissements ont cessé leur activité (27.5 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 50. Cette diversité raisonnable offre une base économique relativement stable.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 333 €/m². Sur la période observée, 20 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 993 €/m² (36 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 271.5 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 9.1 €/m² et celui des maisons de 7.1 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 4.6 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Salles-Lavalette est évaluée à 40 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation fragile ». Ce score est en dessous de la moyenne départementale (55 /100), ce qui appelle une attention particulière.
La capacité de désendettement est de 5.1 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). La commune est plus endettée que la moyenne départementale (2.6 ans). Le taux d'épargne brute atteint 21 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce taux confortable permet d'autofinancer une part significative des projets.
L'autonomie fiscale s'établit à 33 % (part des impôts locaux dans les recettes).
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 50 248 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 127 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 22 284 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -1.9 %.
Sur la période 2018–2024, salles-lavalette a bénéficié de 3 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 318 916 €. Le projet le plus important est « Amenagement et embellissement du bourg (1ere tranche) » (2024, 182 340 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 54.8 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 57.4 %. La tendance est à la baisse (-14.2 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Salles-Lavalette compte 9 associations, dont 7 actives. La densité associative s'établit à 22.1 pour 1 000 habitants. Ce maillage associatif très dense est un marqueur fort de dynamisme territorial.
Les associations couvrent 7 catégories d'activités différentes. L'offre associative couvre les principaux domaines de la vie sociale et culturelle.
Salles-Lavalette dispose de 7 équipements publics répertoriés, répartis en 4 catégories. La densité d'équipements est de 22.1 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : sport. En revanche, les équipements de type école, santé, culture ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 6 792 324 €. La surface totale des équipements atteint 8 704 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (4), cimetiere (1), mairie (1), culte (1).
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-12.9 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 1 333 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages. Le taux de vacance élevé (15.6 %) constitue toutefois un signal d'alerte sur la demande de logements.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 20 230 €, Les 40 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 7 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 103 établissements actifs et 10 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (1 école(s), 15 élèves) fait face à une baisse d'effectifs. Les 7 équipements publics structurent l'offre de services.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Salles-Lavalette présente un profil en transition, nécessitant une attention sur plusieurs fronts. L'analyse identifie 3 point(s) fort(s) et 6 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants, potentiel de réhabilitation du parc vacant — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — risque de dévitalisation territoriale, augmentation des besoins en services aux personnes âgées — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.