Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Salles-de-Villefagnan, un territoire de 313 habitants (densité : 24.0 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 5.0 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Finances locales » (score 8.0 /10), tandis que le domaine « Dynamique démographique » (score 1.0 /10) appelle une attention particulière.
Salles-de-Villefagnan compte 313 habitants (2023), pour une densité de 24.0 hab/km². Ce territoire présente un caractère nettement rural, avec une densité très faible.
Le recul démographique est significatif (-8.7 %), posant la question de l'attractivité du territoire.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 26.5 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 31.3 %. L'indice de vieillissement s'établit à 118 (100 = équilibre). La population est légèrement vieillissante, une tendance commune aux territoires ruraux.
Le taux de vacance des logements atteint 16.9 %, nettement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %). Cette vacance importante peut témoigner d'un déficit d'attractivité résidentielle ou d'un parc de logements inadapté.
Le taux de chômage s'établit à 10.7 %, significativement au-dessus de la moyenne nationale (7.3 %), révélant des difficultés structurelles d'accès à l'emploi. Le taux d'emploi atteint 100.7 %. La population active compte 150 personnes.
Le revenu médian disponible est de 21 460 € par unité de consommation, inférieur de 7.3 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 40 allocataires CAF sont recensés, couvrant 110 personnes. 5 bénéficient du RSA pour un montant total de 2 400 €. 20 perçoivent la prime d'activité. Le nombre d'allocataires a reculé de 11.1 %, signe d'une amélioration de la situation sociale.
Sur les 250 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 21.2 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce niveau se situe légèrement sous la moyenne nationale (~30%).
La part de la population sans diplôme s'établit à 24.0 %. Ce niveau relativement contenu est un indicateur favorable. À l'autre extrémité, 2.8 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (78), Sans diplôme (60), Baccalauréat (43). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 23.2 % des femmes contre 19.4 % des hommes sont diplômées du supérieur. La surreprésentation féminine dans l'enseignement supérieur est une tendance nationale qui se confirme localement.
Le tissu économique local compte 57 établissements actifs, dont 50 sièges sociaux. Ce volume correspond à un tissu d'activités locales de petite taille.
Les principaux secteurs d'activité sont : 01.11Z (9 établissements), 68.20B (7 établissements), 35.11Z (3 établissements), 94.99Z (3 établissements), 81.21Z (2 établissements). 12.3 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS).
Sur les 3 dernières années, 4 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 7.0 %. En parallèle, 26 établissements ont cessé leur activité (31.3 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 35. Cette diversité raisonnable offre une base économique relativement stable.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 053 €/m². Sur la période observée, 18 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 994 €/m² (28 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 35.3 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 8.8 €/m² et celui des maisons de 8.6 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 3.4 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Salles-de-Villefagnan est évaluée à 82 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation excellente ». Ce score est nettement supérieur à la moyenne départementale (55 /100), signe d'une gestion rigoureuse.
La capacité de désendettement est de 1.4 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. Le taux d'épargne brute atteint 45 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce taux confortable permet d'autofinancer une part significative des projets. Ce niveau dépasse la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 65 % (part des impôts locaux dans les recettes). Ce niveau élevé traduit une capacité à lever ses propres ressources.
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 0 €. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 9 193 €.
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 56.6 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 64.6 %. La tendance est à la baisse (-10.5 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Salles-de-Villefagnan compte 3 associations. La densité associative s'établit à 9.6 pour 1 000 habitants. Ce niveau de densité traduit une vie associative riche.
Les associations couvrent 3 catégories d'activités différentes.
Salles-de-Villefagnan dispose de 6 équipements publics répertoriés, répartis en 5 catégories. La densité d'équipements est de 19.2 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : sport, culture. En revanche, les équipements de type école, santé ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 23 615 678 €. La surface totale des équipements atteint 20 742 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (2), cimetiere (1), mairie (1), culture (1), culte (1).
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-8.7 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 1 053 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages. Le taux de vacance élevé (16.9 %) constitue toutefois un signal d'alerte sur la demande de logements.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 21 460 €, Les 40 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 3 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 57 établissements actifs et 4 créations récentes, le tissu économique présente des fragilités. Les finances communales solides permettent d'accompagner le développement économique.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. Les 6 équipements publics structurent l'offre de services.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Salles-de-Villefagnan présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 3 point(s) fort(s) et 4 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants, capacité d'investissement importante, potentiel de réhabilitation du parc vacant — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — risque de dévitalisation territoriale, hausse rapide des prix immobiliers (risque de bulle) — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.