Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Saint-Michel, un territoire de 3 196 habitants (densité : 1 283.5 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 5.5 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Accès aux soins » (score 8.5 /10), tandis que le domaine « Économie et emploi » (score 0.5 /10) appelle une attention particulière.
Saint-Michel compte 3 196 habitants (2023), pour une densité de 1 283.5 hab/km². La densité est élevée, caractéristique d'un territoire urbain.
Le recul démographique est significatif (-2.3 %), posant la question de l'attractivité du territoire. Le solde naturel est déficitaire (-64), reflétant le vieillissement de la population.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 29.1 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 37.3 %. L'indice de vieillissement s'établit à 128 (100 = équilibre). La population est légèrement vieillissante, une tendance commune aux territoires ruraux.
Le taux de vacance des logements atteint 7.6 %, en dessous de la moyenne nationale (8.3 %), signe d'un marché résidentiel tendu.
Le taux de chômage s'établit à 14.3 %, significativement au-dessus de la moyenne nationale (7.3 %), révélant des difficultés structurelles d'accès à l'emploi. Le taux d'emploi atteint 103.6 %. La population active compte 1 367 personnes.
Le revenu médian disponible est de 20 780 € par unité de consommation, inférieur de 10.3 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 750 allocataires CAF sont recensés, couvrant 1 410 personnes. 110 bénéficient du RSA pour un montant total de 58 400 €. 320 perçoivent la prime d'activité.
Saint-Michel dispose de 1 école(s) et 1 collège(s), accueillant 689 élèves à la rentrée 2024. La couverture scolaire est complète sur les premier et second degrés.
Le ratio moyen est de 23.6 élèves par classe, proche de la moyenne nationale (22.5), un encadrement dans la norme. Par rapport au département (20.6 élèves/classe), les classes sont plus chargées que la moyenne.
Les effectifs scolaires reculent légèrement (-2.3 % sur 5 ans), une tendance à surveiller pour anticiper d'éventuelles fermetures de classes.
Sur les 2 562 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 23.3 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce niveau se situe légèrement sous la moyenne nationale (~30%).
La part de la population sans diplôme s'établit à 26.5 %. À l'autre extrémité, 3.7 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (777), Sans diplôme (679), Baccalauréat (397). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 24.3 % des femmes contre 21.9 % des hommes sont diplômées du supérieur. L'écart entre les sexes reste limité.
Le tissu économique local compte 386 établissements actifs, dont 334 sièges sociaux. Ce tissu économique diversifié constitue un atout pour le territoire.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (31 établissements), 68.20A (25 établissements), 94.99Z (23 établissements), 86.21Z (15 établissements), 86.22C (11 établissements). 15.8 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS). 0.3 % disposent de la certification RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).
Sur les 3 dernières années, 52 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 13.5 %. En parallèle, 229 établissements ont cessé leur activité (37.2 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 126. Cette forte diversification est un gage de résilience économique face aux chocs sectoriels.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 700 €/m². Sur la période observée, 139 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 533 €/m² (154 transactions). Pour les appartements, le prix médian s'élève à 1 516 €/m² (78 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 20.4 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 10.8 €/m² et celui des maisons de 11.3 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 5.7 années de revenus. Ce ratio témoigne d'une certaine tension sur le marché immobilier.
La santé financière de Saint-Michel est évaluée à 47 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation correcte ». Ce score est dans la moyenne départementale (55 /100).
La capacité de désendettement est de 2.5 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. Le taux d'épargne brute atteint 14 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce niveau est en dessous de la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 65 % (part des impôts locaux dans les recettes). Ce niveau élevé traduit une capacité à lever ses propres ressources.
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 396 748 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 121 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 146 507 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de 0.1 %.
Sur la période 2018–2024, saint-michel a bénéficié de 6 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 566 698 €. Le projet le plus important est « Rehabilitation des vestiaires du stade de football et creation d'une salle multi » (2022, 200 717 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 44.0 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (24 élections), la participation moyenne s'établit à 57.5 %. La tendance est à la baisse (-8.0 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Saint-Michel compte 48 associations, dont 38 actives. La densité associative s'établit à 11.9 pour 1 000 habitants. Ce niveau de densité traduit une vie associative riche.
Les associations couvrent 33 catégories d'activités différentes. Cette grande diversité thématique répond à un large éventail de besoins de la population.
Saint-Michel dispose de 30 équipements publics répertoriés, répartis en 8 catégories. La densité d'équipements est de 9.4 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : école, sport, santé, culture.
La valeur estimée du patrimoine communal est de 277 331 630 €. La surface totale des équipements atteint 176 452 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (14), sante (6), espace_vert (4), ecole (2), cimetiere (1).
Saint-Michel compte 14 professionnels de santé répartis en 6 catégories. Rapportée à la population (3 196 habitants), la densité globale est de 43.8 pour 10 000 habitants.
On recense 1 médecin généraliste, soit une densité de 3.1 pour 10 000 habitants, proche de la moyenne nationale (environ 3,3). Ce niveau reste en dessous de la moyenne départementale (8.3 /10 000 hab.).
L'offre complémentaire comprend 2 pharmacies, 5 infirmiers, 1 dentiste.
71% des professionnels exercent en secteur 1 (tarifs conventionnés). L'accessibilité tarifaire reste correcte pour la majorité des consultations.
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-2.3 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 1 700 €/m² témoigne d'une demande soutenue. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages. L'excellente couverture en santé constitue un atout majeur pour l'attractivité résidentielle.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 20 780 €, Les 750 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 38 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 386 établissements actifs et 52 créations récentes, le tissu économique présente des fragilités.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (1 école(s), 689 élèves) fait face à une baisse d'effectifs. Les 30 équipements publics structurent l'offre de services. La grande diversité associative enrichit l'offre culturelle, sportive et sociale. La densité de l'offre de santé renforce significativement la qualité de vie locale.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Saint-Michel présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 6 point(s) fort(s) et 5 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — développement du tissu économique local — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — risque de dévitalisation territoriale, augmentation des besoins en services aux personnes âgées — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.