Introduction

Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Saint-Georges, un territoire de 44 habitants (densité : 19.8 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.

Le score global du territoire s'établit à 4.1 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Vie démocratique » (score 7.0 /10), tandis que le domaine « Dynamique démographique » (score 1.0 /10) appelle une attention particulière.

1,0
1. Dynamique démographique
critique

Saint-Georges compte 44 habitants (2023), pour une densité de 19.8 hab/km². Ce territoire présente un caractère nettement rural, avec une densité très faible.

Le recul démographique est significatif (-20.0 %), posant la question de l'attractivité du territoire.

Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 13.3 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 42.2 %. L'indice de vieillissement s'établit à 317 (100 = équilibre). Ce ratio élevé traduit un vieillissement prononcé, avec des enjeux en termes de services aux personnes âgées et de renouvellement générationnel.

Le taux de vacance des logements atteint 20.0 %, nettement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %). Cette vacance importante peut témoigner d'un déficit d'attractivité résidentielle ou d'un parc de logements inadapté.

3,0
2. Économie et emploi
préoccupant

Le taux de chômage s'établit à 16.7 %, significativement au-dessus de la moyenne nationale (7.3 %), révélant des difficultés structurelles d'accès à l'emploi. Le taux d'emploi atteint 83.3 %. La population active compte 18 personnes.

En 2024, 5 allocataires CAF sont recensés, couvrant 5 personnes.

3,5
4. Niveaux de formation
préoccupant

Sur les 40 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 12.5 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce taux, nettement inférieur à la moyenne nationale (~30%), traduit un déficit de qualification.

La part de la population sans diplôme s'établit à 35.0 %. À l'autre extrémité, 2.5 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.

Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (17), Sans diplôme (14), Baccalauréat (3). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.

L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 21.1 % des femmes contre 4.5 % des hommes sont diplômées du supérieur. La surreprésentation féminine dans l'enseignement supérieur est une tendance nationale qui se confirme localement.

4,5
5. Tissu économique
modéré

Le tissu économique local compte 10 établissements actifs, dont 9 sièges sociaux. Ce faible nombre traduit un territoire à dominante résidentielle.

Les principaux secteurs d'activité sont : 01.11Z (4 établissements), 68.20B (2 établissements), 01.61Z (1 établissements), 47.91A (1 établissements), 84.11Z (1 établissements).

En parallèle, 5 établissements ont cessé leur activité (33.3 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.

La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 6. La concentration sur un nombre limité de secteurs expose le territoire aux aléas économiques.

4,5
6. Marché immobilier
modéré

Le prix médian au mètre carré s'établit à 977 €/m². Sur la période observée, 4 transactions immobilières ont été enregistrées.

Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 009 €/m² (4 transactions). Entre 2021 et 2023, le prix au m² a évolué de 6.9 %.

Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 8.4 €/m² et celui des maisons de 7.0 €/m².

5,4
7. Finances locales
modéré

La santé financière de Saint-Georges est évaluée à 54 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation correcte ». Ce score est dans la moyenne départementale (55 /100).

La capacité de désendettement est de 0.1 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. La commune est mieux positionnée que la moyenne départementale (2.6 ans). Le taux d'épargne brute atteint 15 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce niveau est en dessous de la moyenne départementale (21 %).

L'autonomie fiscale s'établit à 36 % (part des impôts locaux dans les recettes).

En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 5 871 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 115 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 2 341 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -1.8 %.

7,0
8. Vie démocratique
favorable

Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 68.8 %. Ce taux est proche de la moyenne nationale (73.7 %).

Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 75.1 %. La tendance est à la baisse (-6.5 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.

Sur le plan politique (Municipales 2026),

4,0
11. Vie associative
préoccupant

Saint-Georges compte 1 associations. La densité associative s'établit à 22.7 pour 1 000 habitants. Ce maillage associatif très dense est un marqueur fort de dynamisme territorial.

Les associations couvrent 1 catégories d'activités différentes.

6,0
12. Patrimoine communal
favorable

Saint-Georges dispose de 3 équipements publics répertoriés, répartis en 3 catégories. La densité d'équipements est de 68.2 pour 1 000 habitants.

En revanche, aucun équipement de type école, sport, santé, culture ne sont pas répertorié(s).

La valeur estimée du patrimoine communal est de 636 200 €. La surface totale des équipements atteint 741 m².

Les catégories les plus représentées sont : cimetiere (1), mairie (1), culte (1).

Analyses transversales

Attractivité résidentielle

L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-20.0 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 977 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages. Le taux de vacance élevé (20.0 %) constitue toutefois un signal d'alerte sur la demande de logements.

Cohésion sociale

La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Les 5 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 1 associations actives constituent un filet social complémentaire.

Dynamisme économique

Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 10 établissements actifs, le tissu économique présente des fragilités.

Qualité de vie

La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. Les 3 équipements publics structurent l'offre de services.

Marché immobilier et habitat

Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.

Matrice SWOT

Forces
  • Immobilier accessible
  • Tissu associatif dense et actif
Faiblesses
  • Déclin démographique marqué
  • Très faible densité de population
  • Vieillissement prononcé de la population
  • Chômage élevé
  • Revenus inférieurs à la moyenne nationale
  • Faible diversité économique
Opportunités
  • Attractivité pour les primo-accédants
  • Potentiel de réhabilitation du parc vacant
Menaces
  • Risque de dévitalisation territoriale
  • Augmentation des besoins en services aux personnes âgées
  • Vulnérabilité aux chocs sectoriels
Conclusion

Au terme de cette analyse, Saint-Georges présente un profil en transition, nécessitant une attention sur plusieurs fronts. L'analyse identifie 2 point(s) fort(s) et 6 point(s) de vigilance.

Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants, potentiel de réhabilitation du parc vacant — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — risque de dévitalisation territoriale, augmentation des besoins en services aux personnes âgées, vulnérabilité aux chocs sectoriels — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.

Analyse basée sur le portrait généré le 22/03/2026 à 12:04 (v2.6)