Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Saint-Brice, un territoire de 982 habitants (densité : 105.0 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 6.6 /10, correspondant à un profil « Équilibré ». Les points forts se situent dans le domaine « Vie démocratique » (score 9.0 /10), tandis que le domaine « Vie associative » (score 3.0 /10) appelle une attention particulière.
Saint-Brice compte 982 habitants (2023), pour une densité de 105.0 hab/km². Le territoire a une densité intermédiaire, typique des petites villes.
La population est en légère croissance (0.8 %), témoignant d'une relative stabilité. Le solde naturel positif (3 naissances nettes) soutient la démographie.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 19.8 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 50.5 %. L'indice de vieillissement s'établit à 255 (100 = équilibre). Ce ratio élevé traduit un vieillissement prononcé, avec des enjeux en termes de services aux personnes âgées et de renouvellement générationnel.
Le taux de vacance des logements atteint 8.0 %, en dessous de la moyenne nationale (8.3 %), signe d'un marché résidentiel tendu.
Le taux de chômage s'établit à 7.5 %, proche de la moyenne nationale (7.3 %). Le taux d'emploi atteint 109.9 %. La population active compte 416 personnes.
Le revenu médian disponible est de 29 940 € par unité de consommation, supérieur de 29.3 % à la médiane nationale. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 120 allocataires CAF sont recensés, couvrant 350 personnes. 5 bénéficient du RSA pour un montant total de 3 900 €. 40 perçoivent la prime d'activité. Le nombre d'allocataires a progressé de 14.3 % sur la période observée, traduisant une augmentation des besoins sociaux.
Saint-Brice dispose de 1 école(s), accueillant 62 élèves à la rentrée 2024. Seul le premier degré est couvert localement ; les collégiens doivent se déplacer vers les communes voisines.
Le ratio moyen est de 20.7 élèves par classe, proche de la moyenne nationale (22.5), un encadrement dans la norme. Ce niveau est comparable à la moyenne départementale (20.6).
Les effectifs scolaires sont en hausse significative (5.1 % sur 5 ans), reflétant l'attractivité résidentielle du territoire pour les familles avec enfants.
Sur les 790 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 39.2 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce niveau, supérieur à la moyenne nationale (~30%), témoigne d'un capital humain solide.
La part de la population sans diplôme s'établit à 11.9 %. Ce niveau relativement contenu est un indicateur favorable. À l'autre extrémité, 12.4 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (187), Baccalauréat (155), Bac+3/4 (109). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 38.5 % des femmes contre 40.0 % des hommes sont diplômées du supérieur. L'écart entre les sexes reste limité.
Le tissu économique local compte 166 établissements actifs, dont 158 sièges sociaux. Ce tissu économique diversifié constitue un atout pour le territoire.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (43 établissements), 68.20A (10 établissements), 93.12Z (8 établissements), 01.21Z (6 établissements), 81.21Z (5 établissements). 12.0 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS).
Sur les 3 dernières années, 13 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 7.8 %. En parallèle, 67 établissements ont cessé leur activité (28.8 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 63. Cette forte diversification est un gage de résilience économique face aux chocs sectoriels.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 843 €/m². Sur la période observée, 42 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 789 €/m² (76 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 15.2 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 10.1 €/m² et celui des maisons de 8.8 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 4.3 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Saint-Brice est évaluée à 50 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation correcte ». Ce score est dans la moyenne départementale (55 /100).
La capacité de désendettement est de 3.4 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Le taux d'épargne brute atteint 22 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce taux confortable permet d'autofinancer une part significative des projets.
L'autonomie fiscale s'établit à 83 % (part des impôts locaux dans les recettes). Ce niveau élevé traduit une capacité à lever ses propres ressources.
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 26 787 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 26 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 18 722 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -24.2 %.
Sur la période 2019, saint-brice a bénéficié de 1 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 140 000 €. Le projet le plus important est « Travaux de renovation de la salle communale » (2019, 140 000 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 53.8 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 65.4 %. La tendance est à la baisse (-5.7 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Le projet de territoire « Projet de Territoire 2018-2030 » (2018-2030) s'articule autour de 3 axes et 38 actions.
L'avancement global atteint 0.0 % : 0 action(s) réalisée(s), 24 en cours, 14 à lancer.
L'analyse de cohérence entre le plan et les délibérations donne un score de 58 /100. Le taux de couverture thématique est de 63.2 %. 14 action(s) du plan ne trouvent pas d'écho dans les délibérations.
Saint-Brice compte 13 associations, dont 8 actives. La densité associative s'établit à 8.1 pour 1 000 habitants. Ce niveau de densité traduit une vie associative riche.
Les associations couvrent 8 catégories d'activités différentes. L'offre associative couvre les principaux domaines de la vie sociale et culturelle.
Saint-Brice dispose de 29 équipements publics répertoriés, répartis en 6 catégories. La densité d'équipements est de 29.5 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : école, sport, culture. En revanche, les équipements de type santé n'est pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 28 146 092 €. La surface totale des équipements atteint 28 764 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (23), culte (2), cimetiere (1), mairie (1), culture (1).
Saint-Brice compte 2 professionnels de santé répartis en 2 catégories. Rapportée à la population (982 habitants), la densité globale est de 20.4 pour 10 000 habitants.
Aucun médecin généraliste n'est recensé sur le territoire, ce qui caractérise un désert médical au sens de l'accès aux soins de premier recours. La moyenne départementale est de 8.3 généralistes pour 10 000 habitants.
L'absence de pharmacie et de professionnels paramédicaux impose aux habitants des déplacements pour l'ensemble des soins courants.
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. La croissance démographique (0.8 %) est un signal positif. Un prix immobilier de 1 843 €/m² témoigne d'une demande soutenue. Le faible chômage renforce l'attractivité pour les actifs. L'accès limité aux soins peut freiner l'installation de nouveaux habitants.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 29 940 €, Les 120 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 8 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 166 établissements actifs et 13 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (1 école(s), 62 élèves) est en développement. Les 29 équipements publics structurent l'offre de services. Le déficit d'offre de soins pèse sur la qualité de vie quotidienne.
La gouvernance locale se mesure par la qualité du dialogue démocratique, l'existence d'un projet de territoire et la gestion financière. Le plan « Projet de Territoire 2018-2030 » structure la vision stratégique. La participation électorale (53.8 %) suggère un affaiblissement du lien démocratique.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Saint-Brice présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 6 point(s) fort(s) et 3 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — hausse des effectifs scolaires, signe d'attractivité familiale — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — augmentation des besoins en services aux personnes âgées — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.