Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Val-de-Bonnieure, un territoire de 1 332 habitants (densité : 47.4 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 5.8 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Accès aux soins » (score 9.5 /10), tandis que le domaine « Économie et emploi » (score 2.5 /10) appelle une attention particulière.
Val-de-Bonnieure compte 1 332 habitants (2023), pour une densité de 47.4 hab/km². Le territoire présente un profil semi-rural.
La croissance démographique est soutenue (2.5 % sur la période de référence), signe d'une attractivité résidentielle marquée. Le solde naturel est déficitaire (-7), reflétant le vieillissement de la population.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 28.6 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 35.1 %. L'indice de vieillissement s'établit à 123 (100 = équilibre). La population est légèrement vieillissante, une tendance commune aux territoires ruraux.
Le taux de vacance des logements atteint 13.2 %, nettement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %). Cette vacance importante peut témoigner d'un déficit d'attractivité résidentielle ou d'un parc de logements inadapté.
Le taux de chômage s'établit à 9.4 %, proche de la moyenne nationale (7.3 %). Le taux d'emploi atteint 101.4 %. La population active compte 564 personnes.
Le revenu médian disponible est de 21 720 € par unité de consommation, inférieur de 6.2 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 200 allocataires CAF sont recensés, couvrant 515 personnes. 25 bénéficient du RSA pour un montant total de 12 200 €. 70 perçoivent la prime d'activité. Le nombre d'allocataires a progressé de 8.1 % sur la période observée, traduisant une augmentation des besoins sociaux.
Val-de-Bonnieure dispose de 2 école(s), accueillant 121 élèves à la rentrée 2024. Seul le premier degré est couvert localement ; les collégiens doivent se déplacer vers les communes voisines.
Le ratio moyen est de 20.2 élèves par classe, nettement en dessous de la moyenne nationale (22.5). Ces effectifs réduits favorisent un suivi pédagogique individualisé. Ce niveau est comparable à la moyenne départementale (20.6).
Les effectifs scolaires sont en hausse significative (7.1 % sur 5 ans), reflétant l'attractivité résidentielle du territoire pour les familles avec enfants.
Sur les 1 046 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 21.8 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce niveau se situe légèrement sous la moyenne nationale (~30%).
La part de la population sans diplôme s'établit à 26.6 %. À l'autre extrémité, 4.5 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (328), Sans diplôme (278), Baccalauréat (173). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 21.0 % des femmes contre 22.6 % des hommes sont diplômées du supérieur. L'écart entre les sexes reste limité.
Le tissu économique local compte 275 établissements actifs, dont 241 sièges sociaux. Ce tissu économique diversifié constitue un atout pour le territoire.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (40 établissements), 68.20A (23 établissements), 35.11Z (19 établissements), 01.11Z (18 établissements), 47.99A (11 établissements). 6.9 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS). 0.4 % disposent de la certification RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).
Sur les 3 dernières années, 37 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 13.5 %. En parallèle, 113 établissements ont cessé leur activité (29.1 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 95. Cette forte diversification est un gage de résilience économique face aux chocs sectoriels.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 155 €/m². Sur la période observée, 57 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 026 €/m² (99 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 0.2 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 8.8 €/m² et celui des maisons de 8.1 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 3.7 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Val-de-Bonnieure est évaluée à 36 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation fragile ». Ce score est en dessous de la moyenne départementale (55 /100), ce qui appelle une attention particulière.
La capacité de désendettement est de 3.5 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Le taux d'épargne brute atteint 7 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce taux faible rend la commune dépendante de l'emprunt ou des subventions pour investir. Ce niveau est en dessous de la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 51 % (part des impôts locaux dans les recettes).
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 168 734 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 120 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 136 927 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -8.0 %.
Sur la période 2020–2022, val-de-bonnieure a bénéficié de 2 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 139 286 €. Le projet le plus important est « Trvx mairie » (2020, 113 501 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 53.0 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (24 élections), la participation moyenne s'établit à 62.0 %. La tendance est à la baisse (-7.3 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Val-de-Bonnieure compte 16 associations, dont 12 actives. La densité associative s'établit à 9.0 pour 1 000 habitants. Ce niveau de densité traduit une vie associative riche.
Les associations couvrent 11 catégories d'activités différentes. Cette grande diversité thématique répond à un large éventail de besoins de la population.
Val-de-Bonnieure dispose de 25 équipements publics répertoriés, répartis en 6 catégories. La densité d'équipements est de 18.8 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : école, sport, santé. En revanche, les équipements de type culture n'est pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 27 907 166 €. La surface totale des équipements atteint 30 623 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (13), culte (3), cimetiere (3), mairie (3), sante (2).
Val-de-Bonnieure compte 10 professionnels de santé répartis en 5 catégories. Rapportée à la population (1 332 habitants), la densité globale est de 75.1 pour 10 000 habitants.
On recense 2 médecins généralistes, soit une densité de 15.0 pour 10 000 habitants, supérieure à la moyenne nationale (environ 3,3). Ce niveau place le territoire au-dessus de la moyenne départementale (8.3 /10 000 hab.).
L'offre complémentaire comprend 1 pharmacie, 4 infirmiers.
90% des professionnels exercent en secteur 1 (tarifs conventionnés). Ce niveau élevé garantit un bon accès financier aux soins pour les patients.
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. La croissance démographique (2.5 %) est un signal positif. Un prix immobilier de 1 155 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages. Le taux de vacance élevé (13.2 %) constitue toutefois un signal d'alerte sur la demande de logements. L'excellente couverture en santé constitue un atout majeur pour l'attractivité résidentielle.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 21 720 €, Les 200 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 12 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 275 établissements actifs et 37 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance. La fragilité financière limite les capacités d'accompagnement du développement local.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (2 école(s), 121 élèves) est en développement. Les 25 équipements publics structurent l'offre de services. La grande diversité associative enrichit l'offre culturelle, sportive et sociale. La densité de l'offre de santé renforce significativement la qualité de vie locale.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Val-de-Bonnieure présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 6 point(s) fort(s) et 4 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — développement du tissu économique local, attractivité pour les primo-accédants, potentiel de réhabilitation du parc vacant — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — augmentation des besoins en services aux personnes âgées — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.