Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Rivières, un territoire de 2 015 habitants (densité : 92.6 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 5.9 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Accès aux soins » (score 9.5 /10), tandis que le domaine « Économie et emploi » (score 3.0 /10) appelle une attention particulière.
Rivières compte 2 015 habitants (2023), pour une densité de 92.6 hab/km². Le territoire présente un profil semi-rural.
La croissance démographique est soutenue (4.6 % sur la période de référence), signe d'une attractivité résidentielle marquée. Le solde naturel est déficitaire (-51), reflétant le vieillissement de la population.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 26.9 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 41.1 %. L'indice de vieillissement s'établit à 152 (100 = équilibre). Ce ratio élevé traduit un vieillissement prononcé, avec des enjeux en termes de services aux personnes âgées et de renouvellement générationnel.
Le taux de vacance des logements atteint 8.0 %, en dessous de la moyenne nationale (8.3 %), signe d'un marché résidentiel tendu.
Le taux de chômage s'établit à 9.1 %, proche de la moyenne nationale (7.3 %). Le taux d'emploi atteint 100.0 %. La population active compte 768 personnes.
Le revenu médian disponible est de 22 090 € par unité de consommation, proche de la médiane nationale. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 250 allocataires CAF sont recensés, couvrant 735 personnes. 20 bénéficient du RSA pour un montant total de 10 200 €. 100 perçoivent la prime d'activité.
Rivières dispose de 1 école(s), accueillant 185 élèves à la rentrée 2024. Seul le premier degré est couvert localement ; les collégiens doivent se déplacer vers les communes voisines.
Le ratio moyen est de 23.1 élèves par classe, proche de la moyenne nationale (22.5), un encadrement dans la norme. Par rapport au département (20.6 élèves/classe), les classes sont plus chargées que la moyenne.
La baisse des effectifs est marquée (-6.1 % sur 5 ans). À ce rythme, le maintien de certaines classes pourrait être remis en question à moyen terme.
Sur les 1 601 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 18.8 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce taux, nettement inférieur à la moyenne nationale (~30%), traduit un déficit de qualification.
La part de la population sans diplôme s'établit à 30.3 %. À l'autre extrémité, 2.7 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (530), Sans diplôme (485), Baccalauréat (215). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 20.5 % des femmes contre 16.8 % des hommes sont diplômées du supérieur. La surreprésentation féminine dans l'enseignement supérieur est une tendance nationale qui se confirme localement.
Le tissu économique local compte 254 établissements actifs, dont 230 sièges sociaux. Ce tissu économique diversifié constitue un atout pour le territoire.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (32 établissements), 86.90D (14 établissements), 35.11Z (10 établissements), 86.23Z (9 établissements), 01.49Z (7 établissements). 5.1 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS). 1.6 % disposent de la certification RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).
Sur les 3 dernières années, 32 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 12.6 %. En parallèle, 76 établissements ont cessé leur activité (23.0 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 109. Cette forte diversification est un gage de résilience économique face aux chocs sectoriels.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 758 €/m². Sur la période observée, 76 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 609 €/m² (124 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 29.2 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 8.8 €/m² et celui des maisons de 7.3 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 5.6 années de revenus. Ce ratio témoigne d'une certaine tension sur le marché immobilier.
La santé financière de Rivières est évaluée à 51 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation correcte ». Ce score est dans la moyenne départementale (55 /100).
La capacité de désendettement est de 2.6 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. Le taux d'épargne brute atteint 17 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce niveau est en dessous de la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 62 % (part des impôts locaux dans les recettes). Ce niveau élevé traduit une capacité à lever ses propres ressources.
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 159 935 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 77 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 159 970 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de 1.4 %.
Sur la période 2018–2022, rivières a bénéficié de 3 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 183 505 €. Le projet le plus important est « Renovation globale de la mairie » (2022, 150 450 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 63.9 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (24 élections), la participation moyenne s'établit à 61.1 %. La tendance est à la baisse (-2.2 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Rivières compte 11 associations, dont 10 actives. La densité associative s'établit à 5.0 pour 1 000 habitants. La vie associative est modérée.
Les associations couvrent 8 catégories d'activités différentes. L'offre associative couvre les principaux domaines de la vie sociale et culturelle.
Rivières dispose de 78 équipements publics répertoriés, répartis en 5 catégories. La densité d'équipements est de 38.7 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : sport, santé. En revanche, les équipements de type école, culture ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 52 032 662 €. La surface totale des équipements atteint 54 562 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (74), culte (1), cimetiere (1), sante (1), mairie (1).
Rivières compte 30 professionnels de santé répartis en 5 catégories. Rapportée à la population (2 015 habitants), la densité globale est de 148.9 pour 10 000 habitants.
On recense 4 médecins généralistes, soit une densité de 19.9 pour 10 000 habitants, supérieure à la moyenne nationale (environ 3,3). Ce niveau place le territoire au-dessus de la moyenne départementale (8.3 /10 000 hab.).
L'offre complémentaire comprend 1 pharmacie, 16 infirmiers.
90% des professionnels exercent en secteur 1 (tarifs conventionnés). Ce niveau élevé garantit un bon accès financier aux soins pour les patients.
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. La croissance démographique (4.6 %) est un signal positif. Un prix immobilier de 1 758 €/m² témoigne d'une demande soutenue. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages. L'excellente couverture en santé constitue un atout majeur pour l'attractivité résidentielle.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 22 090 €, Les 250 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 10 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 254 établissements actifs et 32 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (1 école(s), 185 élèves) fait face à une baisse d'effectifs. Les 78 équipements publics structurent l'offre de services. La densité de l'offre de santé renforce significativement la qualité de vie locale.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Rivières présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 6 point(s) fort(s) et 2 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — développement du tissu économique local — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — augmentation des besoins en services aux personnes âgées — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.