Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Raix, un territoire de 134 habitants (densité : 19.4 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 3.9 /10, correspondant à un profil « Fragilisé ». Les points forts se situent dans le domaine « Vie démocratique » (score 7.0 /10), tandis que le domaine « Économie et emploi » (score 1.0 /10) appelle une attention particulière.
Raix compte 134 habitants (2023), pour une densité de 19.4 hab/km². Ce territoire présente un caractère nettement rural, avec une densité très faible.
Le recul démographique est significatif (-9.5 %), posant la question de l'attractivité du territoire.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 21.2 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 35.6 %. L'indice de vieillissement s'établit à 168 (100 = équilibre). Ce ratio élevé traduit un vieillissement prononcé, avec des enjeux en termes de services aux personnes âgées et de renouvellement générationnel.
Le taux de vacance des logements atteint 29.5 %, nettement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %). Cette vacance importante peut témoigner d'un déficit d'attractivité résidentielle ou d'un parc de logements inadapté.
Le taux de chômage s'établit à 7.7 %, proche de la moyenne nationale (7.3 %). Le taux d'emploi atteint 107.7 %. La population active compte 52 personnes.
Le revenu médian disponible est de 17 930 € par unité de consommation, inférieur de 22.6 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 25 allocataires CAF sont recensés, couvrant 80 personnes. 5 bénéficient du RSA pour un montant total de 3 500 €. 15 perçoivent la prime d'activité.
Sur les 100 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 18.0 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce taux, nettement inférieur à la moyenne nationale (~30%), traduit un déficit de qualification.
La part de la population sans diplôme s'établit à 28.0 %. À l'autre extrémité, 2.0 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : Sans diplôme (28), CAP / BEP (28), Baccalauréat (19). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 17.3 % des femmes contre 18.8 % des hommes sont diplômées du supérieur. L'écart entre les sexes reste limité.
Le tissu économique local compte 28 établissements actifs, dont 23 sièges sociaux. Ce volume correspond à un tissu d'activités locales de petite taille.
Les principaux secteurs d'activité sont : 35.11Z (5 établissements), 68.20B (4 établissements), 68.20A (2 établissements), 01.50Z (2 établissements), 01.11Z (2 établissements). 3.6 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS).
Sur les 3 dernières années, 1 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 3.6 %. En parallèle, 6 établissements ont cessé leur activité (17.6 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 18. La concentration sur un nombre limité de secteurs expose le territoire aux aléas économiques.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 929 €/m². Sur la période observée, 8 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 000 €/m² (12 transactions). Entre 2021 et 2024, le prix au m² a évolué de -47.9 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 11.0 €/m² et celui des maisons de 7.2 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 3.6 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Raix est évaluée à 49 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation correcte ». Ce score est dans la moyenne départementale (55 /100).
La capacité de désendettement est de 4.5 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Le taux d'épargne brute atteint 19 % (part des recettes pouvant financer des investissements).
L'autonomie fiscale s'établit à 52 % (part des impôts locaux dans les recettes).
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 16 313 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 125 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 5 608 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -5.1 %.
Sur la période 2021, raix a bénéficié de 1 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 77 734 €. Le projet le plus important est « Amngt bourg » (2021, 77 734 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 53.5 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 70.1 %. La tendance est à la baisse (-14.9 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Raix compte 1 associations. La densité associative s'établit à 7.5 pour 1 000 habitants. La vie associative est modérée.
Les associations couvrent 1 catégories d'activités différentes.
Raix dispose de 3 équipements publics répertoriés, répartis en 3 catégories. La densité d'équipements est de 22.4 pour 1 000 habitants.
En revanche, aucun équipement de type école, sport, santé, culture ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 879 846 €. La surface totale des équipements atteint 1 645 m².
Les catégories les plus représentées sont : cimetiere (1), mairie (1), culte (1).
Raix compte 1 professionnels de santé répartis en 1 catégories. Rapportée à la population (134 habitants), la densité globale est de 74.6 pour 10 000 habitants.
Aucun médecin généraliste n'est recensé sur le territoire, ce qui caractérise un désert médical au sens de l'accès aux soins de premier recours. La moyenne départementale est de 8.3 généralistes pour 10 000 habitants.
L'offre complémentaire comprend 1 infirmier. L'absence de pharmacie impose aux habitants des déplacements pour les soins courants.
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-9.5 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 929 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le faible chômage renforce l'attractivité pour les actifs. Le taux de vacance élevé (29.5 %) constitue toutefois un signal d'alerte sur la demande de logements. L'accès limité aux soins peut freiner l'installation de nouveaux habitants.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 17 930 €, Les 25 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 1 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 28 établissements actifs et 1 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. Les 3 équipements publics structurent l'offre de services. Le déficit d'offre de soins pèse sur la qualité de vie quotidienne.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Raix présente un profil en transition, nécessitant une attention sur plusieurs fronts. L'analyse identifie 1 point(s) fort(s) et 6 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants, potentiel de réhabilitation du parc vacant — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — risque de dévitalisation territoriale, augmentation des besoins en services aux personnes âgées — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.