Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Puyréaux, un territoire de 582 habitants (densité : 71.5 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 5.2 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Patrimoine communal » (score 8.0 /10), tandis que le domaine « Économie et emploi » (score 1.0 /10) appelle une attention particulière.
Puyréaux compte 582 habitants (2023), pour une densité de 71.5 hab/km². Le territoire présente un profil semi-rural.
La croissance démographique est soutenue (13.7 % sur la période de référence), signe d'une attractivité résidentielle marquée.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 27.1 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 36.6 %. L'indice de vieillissement s'établit à 135 (100 = équilibre). La population est légèrement vieillissante, une tendance commune aux territoires ruraux.
Le taux de vacance des logements atteint 8.1 %, en dessous de la moyenne nationale (8.3 %), signe d'un marché résidentiel tendu.
Le taux de chômage s'établit à 16.1 %, significativement au-dessus de la moyenne nationale (7.3 %), révélant des difficultés structurelles d'accès à l'emploi. Le taux d'emploi atteint 98.0 %. La population active compte 254 personnes.
Le revenu médian disponible est de 23 000 € par unité de consommation, proche de la médiane nationale. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 90 allocataires CAF sont recensés, couvrant 225 personnes. 10 bénéficient du RSA pour un montant total de 5 800 €. 40 perçoivent la prime d'activité. Le nombre d'allocataires a progressé de 5.9 % sur la période observée, traduisant une augmentation des besoins sociaux.
Puyréaux dispose de 1 école(s), accueillant 47 élèves à la rentrée 2024. Seul le premier degré est couvert localement ; les collégiens doivent se déplacer vers les communes voisines.
Le ratio moyen est de 23.5 élèves par classe, proche de la moyenne nationale (22.5), un encadrement dans la norme. Par rapport au département (20.6 élèves/classe), les classes sont plus chargées que la moyenne.
Les effectifs scolaires reculent légèrement (0.0 % sur 5 ans), une tendance à surveiller pour anticiper d'éventuelles fermetures de classes.
Sur les 426 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 20.2 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce niveau se situe légèrement sous la moyenne nationale (~30%).
La part de la population sans diplôme s'établit à 16.0 %. Ce niveau relativement contenu est un indicateur favorable. À l'autre extrémité, 3.1 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (164), Baccalauréat (82), Sans diplôme (68). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 22.2 % des femmes contre 17.3 % des hommes sont diplômées du supérieur. La surreprésentation féminine dans l'enseignement supérieur est une tendance nationale qui se confirme localement.
Le tissu économique local compte 94 établissements actifs, dont 82 sièges sociaux. Ce volume correspond à un tissu d'activités locales de petite taille.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (12 établissements), 35.11Z (8 établissements), 86.90D (6 établissements), 01.49Z (6 établissements), 68.20A (5 établissements). 11.7 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS). 1.1 % disposent de la certification RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).
Sur les 3 dernières années, 7 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 7.4 %. En parallèle, 36 établissements ont cessé leur activité (27.7 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 44. Cette diversité raisonnable offre une base économique relativement stable.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 352 €/m². Sur la période observée, 22 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 357 €/m² (41 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de -10.3 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 11.0 €/m² et celui des maisons de 8.6 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 4.1 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Puyréaux est évaluée à 48 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation correcte ». Ce score est dans la moyenne départementale (55 /100).
La capacité de désendettement est de 2.4 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. Le taux d'épargne brute atteint 10 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce niveau est en dessous de la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 54 % (part des impôts locaux dans les recettes).
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 54 723 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 91 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 48 743 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -1.4 %.
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 56.8 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 65.3 %. La tendance est à la baisse (-13.3 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Puyréaux compte 7 associations, dont 6 actives. La densité associative s'établit à 10.3 pour 1 000 habitants. Ce niveau de densité traduit une vie associative riche.
Les associations couvrent 5 catégories d'activités différentes.
Puyréaux dispose de 15 équipements publics répertoriés, répartis en 5 catégories. La densité d'équipements est de 25.8 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : sport, culture. En revanche, les équipements de type école, santé ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 5 450 886 €. La surface totale des équipements atteint 5 618 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (11), cimetiere (1), mairie (1), culture (1), culte (1).
Puyréaux compte 4 professionnels de santé répartis en 1 catégories. Rapportée à la population (582 habitants), la densité globale est de 68.7 pour 10 000 habitants.
Aucun médecin généraliste n'est recensé sur le territoire, ce qui caractérise un désert médical au sens de l'accès aux soins de premier recours. La moyenne départementale est de 8.3 généralistes pour 10 000 habitants.
L'offre complémentaire comprend 4 infirmiers. L'absence de pharmacie impose aux habitants des déplacements pour les soins courants.
100% des professionnels exercent en secteur 1 (tarifs conventionnés). Ce niveau élevé garantit un bon accès financier aux soins pour les patients.
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. La croissance démographique (13.7 %) est un signal positif. Un prix immobilier de 1 352 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages. L'accès limité aux soins peut freiner l'installation de nouveaux habitants.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 23 000 €, Les 90 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 6 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 94 établissements actifs et 7 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (1 école(s), 47 élèves) fait face à une baisse d'effectifs. Les 15 équipements publics structurent l'offre de services. Le déficit d'offre de soins pèse sur la qualité de vie quotidienne.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Puyréaux présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 4 point(s) fort(s) et 4 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — augmentation des besoins en services aux personnes âgées — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.