Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Passirac, un territoire de 250 habitants (densité : 17.0 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 4.7 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Dynamique démographique » (score 7.0 /10), tandis que le domaine « Économie et emploi » (score 1.0 /10) appelle une attention particulière.
Passirac compte 250 habitants (2023), pour une densité de 17.0 hab/km². Ce territoire présente un caractère nettement rural, avec une densité très faible.
La croissance démographique est soutenue (8.2 % sur la période de référence), signe d'une attractivité résidentielle marquée. Le solde naturel est déficitaire (-1), reflétant le vieillissement de la population.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 28.3 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 37.7 %. L'indice de vieillissement s'établit à 133 (100 = équilibre). La population est légèrement vieillissante, une tendance commune aux territoires ruraux.
Le taux de vacance des logements atteint 9.6 %, légèrement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %).
Le taux de chômage s'établit à 11.8 %, significativement au-dessus de la moyenne nationale (7.3 %), révélant des difficultés structurelles d'accès à l'emploi. Le taux d'emploi atteint 91.2 %. La population active compte 102 personnes.
Le revenu médian disponible est de 18 580 € par unité de consommation, inférieur de 19.8 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 30 allocataires CAF sont recensés, couvrant 90 personnes. 5 bénéficient du RSA pour un montant total de 2 900 €. 10 perçoivent la prime d'activité.
Passirac dispose de 1 école(s), accueillant 21 élèves à la rentrée 2020. Seul le premier degré est couvert localement ; les collégiens doivent se déplacer vers les communes voisines.
Le ratio moyen est de 21.0 élèves par classe, proche de la moyenne nationale (22.5), un encadrement dans la norme. Ce niveau est comparable à la moyenne départementale (21.4).
Les effectifs scolaires reculent légèrement (-4.5 % sur 5 ans), une tendance à surveiller pour anticiper d'éventuelles fermetures de classes.
Sur les 197 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 16.8 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce taux, nettement inférieur à la moyenne nationale (~30%), traduit un déficit de qualification.
La part de la population sans diplôme s'établit à 29.4 %. À l'autre extrémité, 4.1 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : Sans diplôme (58), CAP / BEP (53), Baccalauréat (36). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 16.8 % des femmes contre 16.7 % des hommes sont diplômées du supérieur. L'écart entre les sexes reste limité.
Le tissu économique local compte 54 établissements actifs, dont 50 sièges sociaux. Ce volume correspond à un tissu d'activités locales de petite taille.
Les principaux secteurs d'activité sont : 35.11Z (7 établissements), 01.11Z (6 établissements), 02.20Z (3 établissements), 68.20B (3 établissements), 81.21Z (3 établissements). 1.9 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS). 1.9 % disposent de la certification RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).
Sur les 3 dernières années, 3 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 5.6 %. En parallèle, 17 établissements ont cessé leur activité (23.9 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 30. Cette diversité raisonnable offre une base économique relativement stable.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 850 €/m². Sur la période observée, 10 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 903 €/m² (16 transactions). Entre 2021 et 2024, le prix au m² a évolué de -10.1 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 9.1 €/m² et celui des maisons de 7.9 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 3.2 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Passirac est évaluée à 55 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation correcte ». Ce score est dans la moyenne départementale (55 /100).
La capacité de désendettement est de 2.1 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. Le taux d'épargne brute atteint 38 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce taux confortable permet d'autofinancer une part significative des projets. Ce niveau dépasse la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 17 % (part des impôts locaux dans les recettes). Ce faible niveau traduit une forte dépendance aux dotations et transferts. Avec 47 % de recettes provenant de l'État, la commune est significativement dépendante des dotations.
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 41 034 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 151 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 14 346 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de 0.2 %.
Sur la période 2021, passirac a bénéficié de 1 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 100 891 €. Le projet le plus important est « Investis.locatif » (2021, 100 891 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 61.6 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 64.5 %. La tendance est à la baisse (-9.3 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Passirac compte 4 associations, dont 2 actives. La densité associative s'établit à 8.0 pour 1 000 habitants. La vie associative est modérée.
Les associations couvrent 2 catégories d'activités différentes.
Passirac dispose de 6 équipements publics répertoriés, répartis en 4 catégories. La densité d'équipements est de 24.0 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : sport. En revanche, les équipements de type école, santé, culture ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 1 902 587 €. La surface totale des équipements atteint 3 931 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (3), cimetiere (1), mairie (1), culte (1).
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. La croissance démographique (8.2 %) est un signal positif. Un prix immobilier de 850 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 18 580 €, Les 30 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 2 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 54 établissements actifs et 3 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (1 école(s), 21 élèves) fait face à une baisse d'effectifs. Les 6 équipements publics structurent l'offre de services.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Passirac présente un profil en transition, nécessitant une attention sur plusieurs fronts. L'analyse identifie 2 point(s) fort(s) et 6 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — augmentation des besoins en services aux personnes âgées, hausse rapide des prix immobiliers (risque de bulle) — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.