Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Oradour, un territoire de 163 habitants (densité : 11.3 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 4.1 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Finances locales » (score 7.0 /10), tandis que le domaine « Dynamique démographique » (score 1.0 /10) appelle une attention particulière.
Oradour compte 163 habitants (2023), pour une densité de 11.3 hab/km². Ce territoire présente un caractère nettement rural, avec une densité très faible.
Le recul démographique est significatif (-11.9 %), posant la question de l'attractivité du territoire. Le solde naturel est déficitaire (-6), reflétant le vieillissement de la population.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 12.3 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 60.0 %. L'indice de vieillissement s'établit à 490 (100 = équilibre). Ce ratio élevé traduit un vieillissement prononcé, avec des enjeux en termes de services aux personnes âgées et de renouvellement générationnel.
Le taux de vacance des logements atteint 15.2 %, nettement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %). Cette vacance importante peut témoigner d'un déficit d'attractivité résidentielle ou d'un parc de logements inadapté.
Le taux de chômage s'établit à 4.0 %, nettement en dessous de la moyenne nationale (7.3 %), signe d'un bassin d'emploi dynamique. Le taux d'emploi atteint 96.0 %. La population active compte 100 personnes.
Le revenu médian disponible est de 18 900 € par unité de consommation, inférieur de 18.4 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 20 allocataires CAF sont recensés, couvrant 40 personnes. 5 bénéficient du RSA pour un montant total de 2 300 €. 10 perçoivent la prime d'activité. Le nombre d'allocataires a progressé de 33.3 % sur la période observée, traduisant une augmentation des besoins sociaux.
Sur les 133 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 12.8 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce taux, nettement inférieur à la moyenne nationale (~30%), traduit un déficit de qualification.
La part de la population sans diplôme s'établit à 39.8 %. Ce niveau élevé pèse sur l'employabilité et l'accès à l'emploi qualifié. À l'autre extrémité, 1.5 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : Sans diplôme (53), CAP / BEP (37), Baccalauréat (22). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 13.0 % des femmes contre 12.5 % des hommes sont diplômées du supérieur. L'écart entre les sexes reste limité.
Le tissu économique local compte 46 établissements actifs, dont 41 sièges sociaux. Ce volume correspond à un tissu d'activités locales de petite taille.
Les principaux secteurs d'activité sont : 01.11Z (12 établissements), 68.20B (7 établissements), 35.11Z (6 établissements), 01.61Z (3 établissements), 84.11Z (3 établissements). 8.7 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS).
Sur les 3 dernières années, 2 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 4.3 %. En parallèle, 15 établissements ont cessé leur activité (24.6 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 17. La concentration sur un nombre limité de secteurs expose le territoire aux aléas économiques.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 480 €/m². Sur la période observée, 8 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 645 €/m² (14 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 33.5 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 10.1 €/m² et celui des maisons de 6.9 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 1.8 années de revenus. Ce ratio très favorable traduit une accessibilité remarquable du marché immobilier local.
La santé financière de Oradour est évaluée à 70 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation saine ». Ce score est nettement supérieur à la moyenne départementale (55 /100), signe d'une gestion rigoureuse.
La capacité de désendettement est de 0.0 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. La commune est mieux positionnée que la moyenne départementale (2.6 ans). Le taux d'épargne brute atteint 18 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce niveau est en dessous de la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 42 % (part des impôts locaux dans les recettes).
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 25 738 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 144 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 14 614 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -3.4 %.
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 64.0 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 62.0 %. La tendance est à la baisse (-8.4 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Oradour compte 2 associations. La densité associative s'établit à 12.3 pour 1 000 habitants. Ce niveau de densité traduit une vie associative riche.
Les associations couvrent 2 catégories d'activités différentes.
Oradour dispose de 4 équipements publics répertoriés, répartis en 3 catégories. La densité d'équipements est de 24.5 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : sport. En revanche, les équipements de type école, santé, culture ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 1 415 025 €. La surface totale des équipements atteint 830 m².
Les catégories les plus représentées sont : culte (2), sport (1), mairie (1).
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-11.9 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 480 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le faible chômage renforce l'attractivité pour les actifs. Le taux de vacance élevé (15.2 %) constitue toutefois un signal d'alerte sur la demande de logements.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 18 900 €, Les 20 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 2 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 46 établissements actifs et 2 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance. Les finances communales solides permettent d'accompagner le développement économique.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. Les 4 équipements publics structurent l'offre de services.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Oradour présente un profil en transition, nécessitant une attention sur plusieurs fronts. L'analyse identifie 4 point(s) fort(s) et 6 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants, capacité d'investissement importante, potentiel de réhabilitation du parc vacant — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — risque de dévitalisation territoriale, augmentation des besoins en services aux personnes âgées, hausse rapide des prix immobiliers (risque de bulle) — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.