Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Mouzon, un territoire de 142 habitants (densité : 13.3 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 4.5 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Tissu économique » (score 7.5 /10), tandis que le domaine « Économie et emploi » (score 0 /10) appelle une attention particulière.
Mouzon compte 142 habitants (2023), pour une densité de 13.3 hab/km². Ce territoire présente un caractère nettement rural, avec une densité très faible.
La croissance démographique est soutenue (7.6 % sur la période de référence), signe d'une attractivité résidentielle marquée. Le solde naturel est déficitaire (-3), reflétant le vieillissement de la population.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 15.0 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 52.9 %. L'indice de vieillissement s'établit à 352 (100 = équilibre). Ce ratio élevé traduit un vieillissement prononcé, avec des enjeux en termes de services aux personnes âgées et de renouvellement générationnel.
Le taux de vacance des logements atteint 25.9 %, nettement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %). Cette vacance importante peut témoigner d'un déficit d'attractivité résidentielle ou d'un parc de logements inadapté.
Le taux de chômage s'établit à 14.5 %, significativement au-dessus de la moyenne nationale (7.3 %), révélant des difficultés structurelles d'accès à l'emploi. Le taux d'emploi atteint 85.5 %. La population active compte 110 personnes.
Le revenu médian disponible est de 20 080 € par unité de consommation, inférieur de 13.3 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 20 allocataires CAF sont recensés, couvrant 45 personnes. 10 perçoivent la prime d'activité. Le nombre d'allocataires a progressé de 33.3 % sur la période observée, traduisant une augmentation des besoins sociaux.
Sur les 122 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 23.0 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce niveau se situe légèrement sous la moyenne nationale (~30%).
La part de la population sans diplôme s'établit à 21.3 %. Ce niveau relativement contenu est un indicateur favorable. À l'autre extrémité, 4.9 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : Baccalauréat (28), Sans diplôme (26), CAP / BEP (24). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 21.7 % des femmes contre 24.2 % des hommes sont diplômées du supérieur. L'écart entre les sexes reste limité.
Le tissu économique local compte 37 établissements actifs, dont 34 sièges sociaux. Ce volume correspond à un tissu d'activités locales de petite taille.
Les principaux secteurs d'activité sont : 01.42Z (5 établissements), 01.11Z (5 établissements), 68.20B (4 établissements), 35.11Z (3 établissements), 01.41Z (3 établissements).
Sur les 3 dernières années, 4 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 10.8 %. En parallèle, 9 établissements ont cessé leur activité (19.6 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 22. Cette diversité raisonnable offre une base économique relativement stable.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 700 €/m². Sur la période observée, 13 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 700 €/m² (17 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de -12.7 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 8.7 €/m² et celui des maisons de 7.3 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 2.4 années de revenus. Ce ratio très favorable traduit une accessibilité remarquable du marché immobilier local.
La santé financière de Mouzon est évaluée à 53 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation correcte ». Ce score est dans la moyenne départementale (55 /100).
La capacité de désendettement est de 0.8 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. Le taux d'épargne brute atteint 14 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce niveau est en dessous de la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 33 % (part des impôts locaux dans les recettes). Avec 43 % de recettes provenant de l'État, la commune est significativement dépendante des dotations.
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 28 885 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 183 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 20 191 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -1.1 %.
Sur la période 2018, mouzon a bénéficié de 1 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 6 000 €. Le projet le plus important est « acquisition batiment pour amenagement logement communal » (2018, 6 000 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 65.7 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 65.2 %. La tendance est à la baisse (-14.8 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Mouzon compte 2 associations, dont 1 actives. La densité associative s'établit à 7.0 pour 1 000 habitants. La vie associative est modérée.
Les associations couvrent 1 catégories d'activités différentes.
Mouzon dispose de 3 équipements publics répertoriés, répartis en 3 catégories. La densité d'équipements est de 21.1 pour 1 000 habitants.
En revanche, aucun équipement de type école, sport, santé, culture ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 1 641 693 €. La surface totale des équipements atteint 3 705 m².
Les catégories les plus représentées sont : cimetiere (1), mairie (1), culte (1).
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. La croissance démographique (7.6 %) est un signal positif. Un prix immobilier de 700 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages. Le taux de vacance élevé (25.9 %) constitue toutefois un signal d'alerte sur la demande de logements.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 20 080 €, Les 20 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 1 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 37 établissements actifs et 4 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. Les 3 équipements publics structurent l'offre de services.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Mouzon présente un profil en transition, nécessitant une attention sur plusieurs fronts. L'analyse identifie 2 point(s) fort(s) et 6 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants, potentiel de réhabilitation du parc vacant — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — augmentation des besoins en services aux personnes âgées — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.