Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Mons, un territoire de 240 habitants (densité : 11.9 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 4.8 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Patrimoine communal » (score 8.0 /10), tandis que le domaine « Économie et emploi » (score 2.0 /10) appelle une attention particulière.
Mons compte 240 habitants (2023), pour une densité de 11.9 hab/km². Ce territoire présente un caractère nettement rural, avec une densité très faible.
Le recul démographique est significatif (-4.8 %), posant la question de l'attractivité du territoire.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 23.5 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 40.9 %. L'indice de vieillissement s'établit à 174 (100 = équilibre). Ce ratio élevé traduit un vieillissement prononcé, avec des enjeux en termes de services aux personnes âgées et de renouvellement générationnel.
Le taux de vacance des logements atteint 7.1 %, en dessous de la moyenne nationale (8.3 %), signe d'un marché résidentiel tendu.
Le taux de chômage s'établit à 7.3 %, proche de la moyenne nationale (7.3 %). Le taux d'emploi atteint 92.7 %. La population active compte 192 personnes.
Le revenu médian disponible est de 20 540 € par unité de consommation, inférieur de 11.3 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 45 allocataires CAF sont recensés, couvrant 100 personnes. 10 bénéficient du RSA pour un montant total de 6 500 €. 20 perçoivent la prime d'activité.
Sur les 194 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 9.8 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce taux, nettement inférieur à la moyenne nationale (~30%), traduit un déficit de qualification.
La part de la population sans diplôme s'établit à 28.9 %. À l'autre extrémité, 2.6 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (65), Sans diplôme (56), Baccalauréat (41). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 15.2 % des femmes contre 4.2 % des hommes sont diplômées du supérieur. La surreprésentation féminine dans l'enseignement supérieur est une tendance nationale qui se confirme localement.
Le tissu économique local compte 71 établissements actifs, dont 62 sièges sociaux. Ce volume correspond à un tissu d'activités locales de petite taille.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (11 établissements), 01.11Z (10 établissements), 35.11Z (6 établissements), 01.21Z (3 établissements), 82.11Z (2 établissements). 8.5 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS).
Sur les 3 dernières années, 11 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 15.5 %. En parallèle, 22 établissements ont cessé leur activité (23.7 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 38. Cette diversité raisonnable offre une base économique relativement stable.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 007 €/m². Sur la période observée, 11 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 007 €/m² (17 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de -37.3 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 11.0 €/m² et celui des maisons de 6.9 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 3.4 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Mons est évaluée à 55 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation correcte ». Ce score est dans la moyenne départementale (55 /100).
La capacité de désendettement est de 1.6 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. Le taux d'épargne brute atteint 18 % (part des recettes pouvant financer des investissements).
L'autonomie fiscale s'établit à 48 % (part des impôts locaux dans les recettes).
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 16 222 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 63 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 22 334 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -12.3 %.
Sur la période 2022, mons a bénéficié de 1 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 5 685 €. Le projet le plus important est « Renovation et mise en securite des facades de la salle des fetes » (2022, 5 685 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 60.9 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 63.7 %. La tendance est à la baisse (-8.7 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Mons compte 4 associations. La densité associative s'établit à 16.7 pour 1 000 habitants. Ce maillage associatif très dense est un marqueur fort de dynamisme territorial.
Les associations couvrent 4 catégories d'activités différentes.
Mons dispose de 5 équipements publics répertoriés, répartis en 5 catégories. La densité d'équipements est de 20.8 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : sport, culture. En revanche, les équipements de type école, santé ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 11 343 020 €. La surface totale des équipements atteint 10 229 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (1), cimetiere (1), mairie (1), culture (1), culte (1).
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-4.8 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 1 007 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le faible chômage renforce l'attractivité pour les actifs.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 20 540 €, Les 45 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 4 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 71 établissements actifs et 11 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. Les 5 équipements publics structurent l'offre de services.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Mons présente un profil en transition, nécessitant une attention sur plusieurs fronts. L'analyse identifie 3 point(s) fort(s) et 5 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — risque de dévitalisation territoriale, augmentation des besoins en services aux personnes âgées — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.