Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Mesnac, un territoire de 404 habitants (densité : 61.5 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 5.4 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Vie démocratique » (score 7.0 /10), tandis que le domaine « Économie et emploi » (score 3.0 /10) appelle une attention particulière.
Mesnac compte 404 habitants (2023), pour une densité de 61.5 hab/km². Le territoire présente un profil semi-rural.
Le recul démographique est significatif (-2.4 %), posant la question de l'attractivité du territoire.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 29.1 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 19.1 %. L'indice de vieillissement s'établit à 66 (100 = équilibre). La structure par âge est relativement jeune, un atout pour le dynamisme du territoire.
Le taux de vacance des logements atteint 7.7 %, en dessous de la moyenne nationale (8.3 %), signe d'un marché résidentiel tendu.
Le taux de chômage s'établit à 10.0 %, proche de la moyenne nationale (7.3 %). Le taux d'emploi atteint 97.7 %. La population active compte 221 personnes.
Le revenu médian disponible est de 21 750 € par unité de consommation, inférieur de 6.1 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 70 allocataires CAF sont recensés, couvrant 185 personnes. 5 bénéficient du RSA pour un montant total de 2 400 €. 25 perçoivent la prime d'activité. Le nombre d'allocataires a reculé de 6.7 %, signe d'une amélioration de la situation sociale.
Sur les 317 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 18.6 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce taux, nettement inférieur à la moyenne nationale (~30%), traduit un déficit de qualification.
La part de la population sans diplôme s'établit à 24.3 %. Ce niveau relativement contenu est un indicateur favorable. À l'autre extrémité, 3.5 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (106), Sans diplôme (77), Baccalauréat (64). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 21.9 % des femmes contre 15.4 % des hommes sont diplômées du supérieur. La surreprésentation féminine dans l'enseignement supérieur est une tendance nationale qui se confirme localement.
Le tissu économique local compte 72 établissements actifs, dont 66 sièges sociaux. Ce volume correspond à un tissu d'activités locales de petite taille.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (15 établissements), 01.21Z (6 établissements), 68.20A (4 établissements), 36.00Z (2 établissements), 81.30Z (2 établissements). 8.3 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS). 1.4 % disposent de la certification RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).
Sur les 3 dernières années, 4 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 5.6 %. En parallèle, 21 établissements ont cessé leur activité (22.6 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 42. Cette diversité raisonnable offre une base économique relativement stable.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 161 €/m². Sur la période observée, 21 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 156 €/m² (27 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 22.6 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 10.8 €/m² et celui des maisons de 7.2 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 3.7 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Mesnac est évaluée à 54 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation correcte ». Ce score est dans la moyenne départementale (55 /100).
La capacité de désendettement est de 1.4 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. Le taux d'épargne brute atteint 12 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce niveau est en dessous de la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 72 % (part des impôts locaux dans les recettes). Ce niveau élevé traduit une capacité à lever ses propres ressources.
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 4 971 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 12 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 12 212 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -43.1 %.
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 57.8 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 61.4 %. La tendance est à la baisse (-5.7 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Le projet de territoire « Projet de Territoire 2018-2030 » (2018-2030) s'articule autour de 3 axes et 38 actions.
L'avancement global atteint 0.0 % : 0 action(s) réalisée(s), 24 en cours, 14 à lancer.
L'analyse de cohérence entre le plan et les délibérations donne un score de 58 /100. Le taux de couverture thématique est de 63.2 %. 14 action(s) du plan ne trouvent pas d'écho dans les délibérations.
Mesnac compte 3 associations. La densité associative s'établit à 7.4 pour 1 000 habitants. La vie associative est modérée.
Les associations couvrent 3 catégories d'activités différentes.
Mesnac dispose de 3 équipements publics répertoriés, répartis en 3 catégories. La densité d'équipements est de 7.4 pour 1 000 habitants.
En revanche, aucun équipement de type école, sport, santé, culture ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 1 190 705 €. La surface totale des équipements atteint 4 111 m².
Les catégories les plus représentées sont : cimetiere (1), mairie (1), culte (1).
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-2.4 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 1 161 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 21 750 €, Les 70 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 3 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 72 établissements actifs et 4 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. Les 3 équipements publics structurent l'offre de services.
La gouvernance locale se mesure par la qualité du dialogue démocratique, l'existence d'un projet de territoire et la gestion financière. Le plan « Projet de Territoire 2018-2030 » structure la vision stratégique. La participation électorale (57.8 %) suggère un affaiblissement du lien démocratique.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population.
Au terme de cette analyse, Mesnac présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 2 point(s) fort(s) et 3 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — risque de dévitalisation territoriale — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.