Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Mérignac, un territoire de 805 habitants (densité : 43.0 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 6.1 /10, correspondant à un profil « Équilibré ». Les points forts se situent dans le domaine « Accès aux soins » (score 9.5 /10), tandis que le domaine « Éducation » (score 4.0 /10) appelle une attention particulière.
Mérignac compte 805 habitants (2023), pour une densité de 43.0 hab/km². Le territoire présente un profil semi-rural.
La croissance démographique est soutenue (6.5 % sur la période de référence), signe d'une attractivité résidentielle marquée.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 23.0 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 41.2 %. L'indice de vieillissement s'établit à 179 (100 = équilibre). Ce ratio élevé traduit un vieillissement prononcé, avec des enjeux en termes de services aux personnes âgées et de renouvellement générationnel.
Le taux de vacance des logements atteint 10.5 %, légèrement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %).
Le taux de chômage s'établit à 8.8 %, proche de la moyenne nationale (7.3 %). Le taux d'emploi atteint 105.9 %. La population active compte 320 personnes.
Le revenu médian disponible est de 23 670 € par unité de consommation, proche de la médiane nationale. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 110 allocataires CAF sont recensés, couvrant 245 personnes. 10 bénéficient du RSA pour un montant total de 5 100 €. 25 perçoivent la prime d'activité. Le nombre d'allocataires a reculé de 8.3 %, signe d'une amélioration de la situation sociale.
Mérignac dispose de 1 école(s), accueillant 80 élèves à la rentrée 2024. Seul le premier degré est couvert localement ; les collégiens doivent se déplacer vers les communes voisines.
Le ratio moyen est de 20.0 élèves par classe, nettement en dessous de la moyenne nationale (22.5). Ces effectifs réduits favorisent un suivi pédagogique individualisé. Ce niveau est comparable à la moyenne départementale (20.6).
La baisse des effectifs est marquée (-10.1 % sur 5 ans). À ce rythme, le maintien de certaines classes pourrait être remis en question à moyen terme.
Sur les 667 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 24.0 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce niveau se situe légèrement sous la moyenne nationale (~30%).
La part de la population sans diplôme s'établit à 27.0 %. À l'autre extrémité, 6.9 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (186), Sans diplôme (180), Baccalauréat (121). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 26.2 % des femmes contre 21.5 % des hommes sont diplômées du supérieur. La surreprésentation féminine dans l'enseignement supérieur est une tendance nationale qui se confirme localement.
Le tissu économique local compte 221 établissements actifs, dont 206 sièges sociaux. Ce tissu économique diversifié constitue un atout pour le territoire.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (51 établissements), 01.21Z (42 établissements), 35.11Z (7 établissements), 86.21Z (7 établissements), 94.99Z (6 établissements). 7.2 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS).
Sur les 3 dernières années, 19 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 8.6 %. En parallèle, 95 établissements ont cessé leur activité (30.1 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 72. Cette forte diversification est un gage de résilience économique face aux chocs sectoriels.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 605 €/m². Sur la période observée, 28 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 476 €/m² (38 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 45.8 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 10.8 €/m² et celui des maisons de 7.8 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 4.7 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Mérignac est évaluée à 41 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation fragile ». Ce score est en dessous de la moyenne départementale (55 /100), ce qui appelle une attention particulière.
Le taux d'épargne brute atteint -3 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce taux faible rend la commune dépendante de l'emprunt ou des subventions pour investir. Ce niveau est en dessous de la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 58 % (part des impôts locaux dans les recettes).
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 30 137 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 36 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 26 338 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -22.4 %.
Sur la période 2018–2021, mérignac a bénéficié de 2 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 175 267 €. Le projet le plus important est « Travaux d'extension de la maison medicale » (2018, 103 867 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 51.4 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 61.4 %. La tendance est à la baisse (-7.8 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Le projet de territoire « Projet de Territoire 2018-2030 » (2018-2030) s'articule autour de 3 axes et 38 actions.
L'avancement global atteint 0.0 % : 0 action(s) réalisée(s), 24 en cours, 14 à lancer.
L'analyse de cohérence entre le plan et les délibérations donne un score de 58 /100. Le taux de couverture thématique est de 63.2 %. 14 action(s) du plan ne trouvent pas d'écho dans les délibérations.
Mérignac compte 13 associations, dont 8 actives. La densité associative s'établit à 9.9 pour 1 000 habitants. Ce niveau de densité traduit une vie associative riche.
Les associations couvrent 8 catégories d'activités différentes. L'offre associative couvre les principaux domaines de la vie sociale et culturelle.
Mérignac dispose de 24 équipements publics répertoriés, répartis en 6 catégories. La densité d'équipements est de 29.8 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : sport, santé. En revanche, les équipements de type école, culture ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 22 446 631 €. La surface totale des équipements atteint 25 100 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (16), sante (3), espace_vert (2), culte (1), cimetiere (1).
Mérignac compte 12 professionnels de santé répartis en 5 catégories. Rapportée à la population (805 habitants), la densité globale est de 149.1 pour 10 000 habitants.
On recense 5 médecins généralistes, soit une densité de 62.1 pour 10 000 habitants, supérieure à la moyenne nationale (environ 3,3). Ce niveau place le territoire au-dessus de la moyenne départementale (8.3 /10 000 hab.).
L'offre complémentaire comprend 1 pharmacie, 2 infirmiers.
92% des professionnels exercent en secteur 1 (tarifs conventionnés). Ce niveau élevé garantit un bon accès financier aux soins pour les patients.
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. La croissance démographique (6.5 %) est un signal positif. Un prix immobilier de 1 605 €/m² témoigne d'une demande soutenue. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages. Le taux de vacance élevé (10.5 %) constitue toutefois un signal d'alerte sur la demande de logements. L'excellente couverture en santé constitue un atout majeur pour l'attractivité résidentielle.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 23 670 €, Les 110 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 8 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 221 établissements actifs et 19 créations récentes, le tissu économique présente des fragilités.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (1 école(s), 80 élèves) fait face à une baisse d'effectifs. Les 24 équipements publics structurent l'offre de services. La densité de l'offre de santé renforce significativement la qualité de vie locale.
La gouvernance locale se mesure par la qualité du dialogue démocratique, l'existence d'un projet de territoire et la gestion financière. Le plan « Projet de Territoire 2018-2030 » structure la vision stratégique. La participation électorale (51.4 %) suggère un affaiblissement du lien démocratique.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Aucune opportunité identifiée
Au terme de cette analyse, Mérignac présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 5 point(s) fort(s) et 2 point(s) de vigilance.
Les risques — augmentation des besoins en services aux personnes âgées, hausse rapide des prix immobiliers (risque de bulle), baisse significative des effectifs scolaires — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.