Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Marthon, un territoire de 554 habitants (densité : 43.1 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 5.6 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Patrimoine communal » (score 10 /10), tandis que le domaine « Économie et emploi » (score 1.0 /10) appelle une attention particulière.
Marthon compte 554 habitants (2023), pour une densité de 43.1 hab/km². Le territoire présente un profil semi-rural.
Le recul démographique est significatif (-2.6 %), posant la question de l'attractivité du territoire. Le solde naturel est déficitaire (-10), reflétant le vieillissement de la population.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 21.2 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 49.4 %. L'indice de vieillissement s'établit à 233 (100 = équilibre). Ce ratio élevé traduit un vieillissement prononcé, avec des enjeux en termes de services aux personnes âgées et de renouvellement générationnel.
Le taux de vacance des logements atteint 13.7 %, nettement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %). Cette vacance importante peut témoigner d'un déficit d'attractivité résidentielle ou d'un parc de logements inadapté.
Le taux de chômage s'établit à 10.8 %, significativement au-dessus de la moyenne nationale (7.3 %), révélant des difficultés structurelles d'accès à l'emploi. Le taux d'emploi atteint 89.2 %. La population active compte 471 personnes.
Le revenu médian disponible est de 19 670 € par unité de consommation, inférieur de 15.1 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 100 allocataires CAF sont recensés, couvrant 210 personnes. 5 bénéficient du RSA pour un montant total de 3 600 €. 50 perçoivent la prime d'activité.
Marthon dispose de 1 école(s), accueillant 99 élèves à la rentrée 2024. Seul le premier degré est couvert localement ; les collégiens doivent se déplacer vers les communes voisines.
Le ratio moyen est de 19.8 élèves par classe, nettement en dessous de la moyenne nationale (22.5). Ces effectifs réduits favorisent un suivi pédagogique individualisé. Ce niveau est comparable à la moyenne départementale (20.6).
La baisse des effectifs est marquée (-7.5 % sur 5 ans). À ce rythme, le maintien de certaines classes pourrait être remis en question à moyen terme.
Le faible nombre d'élèves par classe, combiné au recul des effectifs, pourrait fragiliser le maintien de l'offre scolaire à terme malgré de bonnes conditions d'encadrement actuelles.
Sur les 451 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 16.2 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce taux, nettement inférieur à la moyenne nationale (~30%), traduit un déficit de qualification.
La part de la population sans diplôme s'établit à 27.7 %. À l'autre extrémité, 3.5 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (149), Sans diplôme (125), Baccalauréat (84). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 18.3 % des femmes contre 14.4 % des hommes sont diplômées du supérieur. La surreprésentation féminine dans l'enseignement supérieur est une tendance nationale qui se confirme localement.
Le tissu économique local compte 162 établissements actifs, dont 139 sièges sociaux. Ce tissu économique diversifié constitue un atout pour le territoire.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20A (21 établissements), 68.20B (14 établissements), 01.11Z (9 établissements), 94.99Z (7 établissements), 93.12Z (4 établissements). 11.1 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS).
Sur les 3 dernières années, 14 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 8.6 %. En parallèle, 53 établissements ont cessé leur activité (24.7 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 84. Cette forte diversification est un gage de résilience économique face aux chocs sectoriels.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 123 €/m². Sur la période observée, 24 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 155 €/m² (41 transactions). Pour les appartements, le prix médian s'élève à 966 €/m² (1 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 0.1 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 10.9 €/m² et celui des maisons de 7.3 €/m².
Le taux de propriétaires (69.7 %) est nettement supérieur à la moyenne nationale (57.7 %), caractéristique des territoires ruraux. Le logement social représente 3.6 % des résidences principales.
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 4.0 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Marthon est évaluée à 52 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation correcte ». Ce score est dans la moyenne départementale (55 /100).
La capacité de désendettement est de 5.4 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). La commune est plus endettée que la moyenne départementale (2.6 ans). Le taux d'épargne brute atteint 20 % (part des recettes pouvant financer des investissements).
L'autonomie fiscale s'établit à 44 % (part des impôts locaux dans les recettes).
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 50 104 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 89 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 19 494 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -4.5 %.
Sur la période 2020–2023, marthon a bénéficié de 4 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 169 550 €. Répartition : DETR (3 projets, 131 050 €), DSIL (1 projets, 38 500 €). Le projet le plus important est « Rénovation thermique de la salle des halles, de l’ancienne gare et du pôle cultu » (2023, 77 700 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 75.7 %. Ce niveau, supérieur à la moyenne nationale (73.7 %), traduit un engagement civique fort.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 67.4 %. La tendance est à la baisse (-5.2 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Marthon compte 16 associations, dont 12 actives. La densité associative s'établit à 21.7 pour 1 000 habitants. Ce maillage associatif très dense est un marqueur fort de dynamisme territorial.
Les associations couvrent 12 catégories d'activités différentes. Cette grande diversité thématique répond à un large éventail de besoins de la population.
Marthon dispose de 12 équipements publics répertoriés, répartis en 8 catégories. La densité d'équipements est de 21.7 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : école, sport, santé, culture.
La valeur estimée du patrimoine communal est de 62 236 229 €. La surface totale des équipements atteint 36 641 m².
Les catégories les plus représentées sont : sante (4), sport (2), mairie (1), autre (1), culture (1).
Marthon compte 4 professionnels de santé répartis en 4 catégories. Rapportée à la population (554 habitants), la densité globale est de 72.2 pour 10 000 habitants.
On recense 1 médecin généraliste, soit une densité de 18.1 pour 10 000 habitants, supérieure à la moyenne nationale (environ 3,3). Ce niveau place le territoire au-dessus de la moyenne départementale (8.3 /10 000 hab.).
L'offre complémentaire comprend 1 pharmacie, 1 dentiste.
75% des professionnels exercent en secteur 1 (tarifs conventionnés). L'accessibilité tarifaire reste correcte pour la majorité des consultations.
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-2.6 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 1 123 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages. Le taux de vacance élevé (13.7 %) constitue toutefois un signal d'alerte sur la demande de logements. L'excellente couverture en santé constitue un atout majeur pour l'attractivité résidentielle.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 19 670 €, Les 100 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 12 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 162 établissements actifs et 14 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (1 école(s), 99 élèves) fait face à une baisse d'effectifs. Les 12 équipements publics structurent l'offre de services. La grande diversité associative enrichit l'offre culturelle, sportive et sociale. La densité de l'offre de santé renforce significativement la qualité de vie locale.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Marthon présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 6 point(s) fort(s) et 6 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants, potentiel de réhabilitation du parc vacant — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — risque de dévitalisation territoriale, augmentation des besoins en services aux personnes âgées — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.