Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Mainzac, un territoire de 125 habitants (densité : 11.0 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 5.7 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Vie démocratique » (score 9.0 /10), tandis que le domaine « Vie associative » (score 3.0 /10) appelle une attention particulière.
Mainzac compte 125 habitants (2023), pour une densité de 11.0 hab/km². Ce territoire présente un caractère nettement rural, avec une densité très faible.
La croissance démographique est soutenue (31.6 % sur la période de référence), signe d'une attractivité résidentielle marquée. Le solde naturel est déficitaire (-1), reflétant le vieillissement de la population.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 18.2 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 38.8 %. L'indice de vieillissement s'établit à 214 (100 = équilibre). Ce ratio élevé traduit un vieillissement prononcé, avec des enjeux en termes de services aux personnes âgées et de renouvellement générationnel.
Le taux de vacance des logements atteint 13.3 %, nettement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %). Cette vacance importante peut témoigner d'un déficit d'attractivité résidentielle ou d'un parc de logements inadapté.
Le taux de chômage s'établit à 0.0 %, nettement en dessous de la moyenne nationale (7.3 %), signe d'un bassin d'emploi dynamique. Le taux d'emploi atteint 81.5 %. La population active compte 54 personnes.
Le revenu médian disponible est de 21 000 € par unité de consommation, inférieur de 9.3 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 15 allocataires CAF sont recensés, couvrant 25 personnes. 5 perçoivent la prime d'activité. Le nombre d'allocataires a progressé de 50.0 % sur la période observée, traduisant une augmentation des besoins sociaux.
Sur les 101 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 21.8 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce niveau se situe légèrement sous la moyenne nationale (~30%).
La part de la population sans diplôme s'établit à 24.8 %. Ce niveau relativement contenu est un indicateur favorable. À l'autre extrémité, 3.0 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : Sans diplôme (25), CAP / BEP (23), Baccalauréat (23). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 22.2 % des femmes contre 21.8 % des hommes sont diplômées du supérieur. L'écart entre les sexes reste limité.
Le tissu économique local compte 41 établissements actifs, dont 38 sièges sociaux. Ce volume correspond à un tissu d'activités locales de petite taille.
Les principaux secteurs d'activité sont : 35.11Z (8 établissements), 01.42Z (3 établissements), 43.34Z (2 établissements), 85.52Z (2 établissements), 68.20B (2 établissements).
Sur les 3 dernières années, 3 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 7.3 %. En parallèle, 14 établissements ont cessé leur activité (25.5 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 29. Cette diversité raisonnable offre une base économique relativement stable.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 958 €/m². Sur la période observée, 5 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 853 €/m² (13 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de -15.4 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 9.1 €/m² et celui des maisons de 7.3 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 3.2 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Mainzac est évaluée à 41 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation fragile ». Ce score est en dessous de la moyenne départementale (55 /100), ce qui appelle une attention particulière.
La capacité de désendettement est de 1.6 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. Le taux d'épargne brute atteint 12 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce niveau est en dessous de la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 37 % (part des impôts locaux dans les recettes). Avec 43 % de recettes provenant de l'État, la commune est significativement dépendante des dotations.
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 20 244 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 148 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 7 268 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de 2.6 %.
Sur la période 2020–2022, mainzac a bénéficié de 2 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 14 558 €. Répartition : DETR (1 projets, 7 908 €), DSIL (1 projets, 6 650 €). Le projet le plus important est « Travaux a l'eglise » (2022, 7 908 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 74.0 %. Ce niveau, supérieur à la moyenne nationale (73.7 %), traduit un engagement civique fort.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 74.4 %. La tendance est stable.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Mainzac compte 4 associations, dont 3 actives. La densité associative s'établit à 24.0 pour 1 000 habitants. Ce maillage associatif très dense est un marqueur fort de dynamisme territorial.
Les associations couvrent 3 catégories d'activités différentes.
Mainzac dispose de 8 équipements publics répertoriés, répartis en 4 catégories. La densité d'équipements est de 64.0 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : sport. En revanche, les équipements de type école, santé, culture ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 29 710 852 €. La surface totale des équipements atteint 26 822 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (5), cimetiere (1), mairie (1), culte (1).
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. La croissance démographique (31.6 %) est un signal positif. Un prix immobilier de 958 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le taux de vacance élevé (13.3 %) constitue toutefois un signal d'alerte sur la demande de logements.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 21 000 €, Les 15 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 3 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 41 établissements actifs et 3 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. Les 8 équipements publics structurent l'offre de services.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Mainzac présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 5 point(s) fort(s) et 5 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants, potentiel de réhabilitation du parc vacant — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — augmentation des besoins en services aux personnes âgées — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.