Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Magnac-lès-Gardes, un territoire de 741 habitants (densité : 19.9 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 5.5 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Vie démocratique » (score 9.0 /10), tandis que le domaine « Économie et emploi » (score 0.5 /10) appelle une attention particulière.
Magnac-lès-Gardes compte 741 habitants (2023), pour une densité de 19.9 hab/km². Ce territoire présente un caractère nettement rural, avec une densité très faible.
La croissance démographique est soutenue (9.1 % sur la période de référence), signe d'une attractivité résidentielle marquée. Le solde naturel positif (3 naissances nettes) soutient la démographie.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 28.5 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 34.9 %. L'indice de vieillissement s'établit à 122 (100 = équilibre). La population est légèrement vieillissante, une tendance commune aux territoires ruraux.
Le taux de vacance des logements atteint 10.4 %, légèrement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %).
Le taux de chômage s'établit à 10.5 %, significativement au-dessus de la moyenne nationale (7.3 %), révélant des difficultés structurelles d'accès à l'emploi. Le taux d'emploi atteint 126.3 %. La population active compte 228 personnes.
Le revenu médian disponible est de 20 680 € par unité de consommation, inférieur de 10.7 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 90 allocataires CAF sont recensés, couvrant 250 personnes. 5 bénéficient du RSA pour un montant total de 3 300 €. 40 perçoivent la prime d'activité. Le nombre d'allocataires a progressé de 50.0 % sur la période observée, traduisant une augmentation des besoins sociaux.
Sur les 356 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 24.4 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce niveau se situe légèrement sous la moyenne nationale (~30%).
La part de la population sans diplôme s'établit à 19.9 %. Ce niveau relativement contenu est un indicateur favorable. À l'autre extrémité, 3.4 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (108), Baccalauréat (74), Sans diplôme (71). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 29.0 % des femmes contre 19.1 % des hommes sont diplômées du supérieur. La surreprésentation féminine dans l'enseignement supérieur est une tendance nationale qui se confirme localement.
Le tissu économique local compte 103 établissements actifs, dont 92 sièges sociaux. Ce tissu économique diversifié constitue un atout pour le territoire.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (13 établissements), 01.11Z (9 établissements), 70.10Z (6 établissements), 01.50Z (4 établissements), 01.49Z (4 établissements). 8.7 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS).
Sur les 3 dernières années, 22 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 21.4 %. En parallèle, 33 établissements ont cessé leur activité (24.3 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 59. Cette forte diversification est un gage de résilience économique face aux chocs sectoriels.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 730 €/m². Sur la période observée, 11 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 692 €/m² (21 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 150.8 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 9.1 €/m² et celui des maisons de 7.1 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 5.9 années de revenus. Ce ratio témoigne d'une certaine tension sur le marché immobilier.
La santé financière de Magnac-lès-Gardes est évaluée à 72 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation saine ». Ce score est nettement supérieur à la moyenne départementale (55 /100), signe d'une gestion rigoureuse.
La capacité de désendettement est de 0.0 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. La commune est mieux positionnée que la moyenne départementale (2.6 ans). Le taux d'épargne brute atteint 35 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce taux confortable permet d'autofinancer une part significative des projets. Ce niveau dépasse la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 18 % (part des impôts locaux dans les recettes). Ce faible niveau traduit une forte dépendance aux dotations et transferts.
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 132 421 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 164 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 41 700 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de 54.7 %.
Sur la période 2019–2021, magnac-lès-gardes a bénéficié de 2 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 136 077 €. Le projet le plus important est « Achevement de la restauration et developpement touristique du chateau de La Merc » (2019, 104 452 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 56.5 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 63.9 %. La tendance est à la baisse (-4.7 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Magnac-lès-Gardes compte 8 associations, dont 6 actives. La densité associative s'établit à 8.1 pour 1 000 habitants. Ce niveau de densité traduit une vie associative riche.
Les associations couvrent 5 catégories d'activités différentes.
Magnac-lès-Gardes dispose de 15 équipements publics répertoriés, répartis en 6 catégories. La densité d'équipements est de 20.2 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : école, sport. En revanche, les équipements de type santé, culture ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 7 663 922 €. La surface totale des équipements atteint 40 969 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (4), culte (3), cimetiere (3), espace_vert (2), mairie (2).
Magnac-lès-Gardes compte 1 professionnels de santé répartis en 1 catégories. Rapportée à la population (741 habitants), la densité globale est de 13.5 pour 10 000 habitants.
Aucun médecin généraliste n'est recensé sur le territoire, ce qui caractérise un désert médical au sens de l'accès aux soins de premier recours. La moyenne départementale est de 8.3 généralistes pour 10 000 habitants.
L'absence de pharmacie et de professionnels paramédicaux impose aux habitants des déplacements pour l'ensemble des soins courants.
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. La croissance démographique (9.1 %) est un signal positif. Un prix immobilier de 1 730 €/m² témoigne d'une demande soutenue. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages. Le taux de vacance élevé (10.4 %) constitue toutefois un signal d'alerte sur la demande de logements. L'accès limité aux soins peut freiner l'installation de nouveaux habitants.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 20 680 €, Les 90 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 6 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 103 établissements actifs et 22 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance. Les finances communales solides permettent d'accompagner le développement économique.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. Les 15 équipements publics structurent l'offre de services. Le déficit d'offre de soins pèse sur la qualité de vie quotidienne.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Magnac-lès-Gardes présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 6 point(s) fort(s) et 4 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — développement du tissu économique local, capacité d'investissement importante — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — hausse rapide des prix immobiliers (risque de bulle) — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.