Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Louzac-Saint-André, un territoire de 946 habitants (densité : 92.8 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 6.5 /10, correspondant à un profil « Équilibré ». Les points forts se situent dans le domaine « Éducation » (score 9.0 /10), tandis que le domaine « Vie associative » (score 3.5 /10) appelle une attention particulière.
Louzac-Saint-André compte 946 habitants (2023), pour une densité de 92.8 hab/km². Le territoire présente un profil semi-rural.
Le recul démographique est significatif (-8.2 %), posant la question de l'attractivité du territoire.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 30.0 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 29.5 %. L'indice de vieillissement s'établit à 98 (100 = équilibre). La structure par âge est relativement jeune, un atout pour le dynamisme du territoire.
Le taux de vacance des logements atteint 6.6 %, en dessous de la moyenne nationale (8.3 %), signe d'un marché résidentiel tendu.
Le taux de chômage s'établit à 7.7 %, proche de la moyenne nationale (7.3 %). Le taux d'emploi atteint 95.7 %. La population active compte 466 personnes.
Le revenu médian disponible est de 24 010 € par unité de consommation, proche de la médiane nationale. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 100 allocataires CAF sont recensés, couvrant 285 personnes. 10 bénéficient du RSA pour un montant total de 5 300 €. 50 perçoivent la prime d'activité. Le nombre d'allocataires a reculé de 20.0 %, signe d'une amélioration de la situation sociale.
Louzac-Saint-André dispose de 2 école(s), accueillant 59 élèves à la rentrée 2024. Seul le premier degré est couvert localement ; les collégiens doivent se déplacer vers les communes voisines.
Le ratio moyen est de 19.7 élèves par classe, nettement en dessous de la moyenne nationale (22.5). Ces effectifs réduits favorisent un suivi pédagogique individualisé. Ce niveau est comparable à la moyenne départementale (20.6).
Les effectifs scolaires sont en hausse significative (11.3 % sur 5 ans), reflétant l'attractivité résidentielle du territoire pour les familles avec enfants.
Sur les 755 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 26.4 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce niveau se situe légèrement sous la moyenne nationale (~30%).
La part de la population sans diplôme s'établit à 18.9 %. Ce niveau relativement contenu est un indicateur favorable. À l'autre extrémité, 5.0 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (234), Sans diplôme (143), Baccalauréat (132). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 30.4 % des femmes contre 22.3 % des hommes sont diplômées du supérieur. La surreprésentation féminine dans l'enseignement supérieur est une tendance nationale qui se confirme localement.
Le tissu économique local compte 140 établissements actifs, dont 128 sièges sociaux. Ce tissu économique diversifié constitue un atout pour le territoire.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (27 établissements), 01.21Z (16 établissements), 94.99Z (5 établissements), 96.09Z (5 établissements), 70.22Z (5 établissements). 8.6 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS).
Sur les 3 dernières années, 22 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 15.7 %. En parallèle, 41 établissements ont cessé leur activité (22.7 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 57. Cette forte diversification est un gage de résilience économique face aux chocs sectoriels.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 509 €/m². Sur la période observée, 30 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 397 €/m² (54 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 37.7 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 10.8 €/m² et celui des maisons de 8.1 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 4.4 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Louzac-Saint-André est évaluée à 42 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation fragile ». Ce score est en dessous de la moyenne départementale (55 /100), ce qui appelle une attention particulière.
La capacité de désendettement est de 10.5 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). La commune est plus endettée que la moyenne départementale (2.6 ans). Le taux d'épargne brute atteint 8 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce taux faible rend la commune dépendante de l'emprunt ou des subventions pour investir. Ce niveau est en dessous de la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 66 % (part des impôts locaux dans les recettes). Ce niveau élevé traduit une capacité à lever ses propres ressources.
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 58 252 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 59 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 23 805 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -8.8 %.
Sur la période 2021–2023, louzac-saint-andré a bénéficié de 2 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 246 510 €. Le projet le plus important est « Extension du site scolaire, rénovation des sanitaires et remplacement de la chau » (2023, 226 749 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 61.1 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 61.2 %. La tendance est stable.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Le projet de territoire « Projet de Territoire 2018-2030 » (2018-2030) s'articule autour de 3 axes et 38 actions.
L'avancement global atteint 0.0 % : 0 action(s) réalisée(s), 24 en cours, 14 à lancer.
L'analyse de cohérence entre le plan et les délibérations donne un score de 58 /100. Le taux de couverture thématique est de 63.2 %. 14 action(s) du plan ne trouvent pas d'écho dans les délibérations.
Louzac-Saint-André compte 14 associations, dont 10 actives. La densité associative s'établit à 10.6 pour 1 000 habitants. Ce niveau de densité traduit une vie associative riche.
Les associations couvrent 9 catégories d'activités différentes. L'offre associative couvre les principaux domaines de la vie sociale et culturelle.
Louzac-Saint-André dispose de 15 équipements publics répertoriés, répartis en 7 catégories. La densité d'équipements est de 15.9 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : école, sport, culture. En revanche, les équipements de type santé n'est pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 29 190 510 €. La surface totale des équipements atteint 35 584 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (4), ecole (3), espace_vert (2), cimetiere (2), culte (2).
Louzac-Saint-André compte 2 professionnels de santé répartis en 2 catégories. Rapportée à la population (946 habitants), la densité globale est de 21.1 pour 10 000 habitants.
Aucun médecin généraliste n'est recensé sur le territoire, ce qui caractérise un désert médical au sens de l'accès aux soins de premier recours. La moyenne départementale est de 8.3 généralistes pour 10 000 habitants.
L'absence de pharmacie et de professionnels paramédicaux impose aux habitants des déplacements pour l'ensemble des soins courants.
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-8.2 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 1 509 €/m² témoigne d'une demande soutenue. Le faible chômage renforce l'attractivité pour les actifs. L'offre de santé, satisfaisante, contribue à l'attractivité du territoire.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 24 010 €, Les 100 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 10 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 140 établissements actifs et 22 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (2 école(s), 59 élèves) est en développement. Les 15 équipements publics structurent l'offre de services. La grande diversité associative enrichit l'offre culturelle, sportive et sociale. L'offre de soins couvre les besoins essentiels de la population.
La gouvernance locale se mesure par la qualité du dialogue démocratique, l'existence d'un projet de territoire et la gestion financière. Le plan « Projet de Territoire 2018-2030 » structure la vision stratégique. La participation électorale (61.1 %) suggère un affaiblissement du lien démocratique.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population.
Au terme de cette analyse, Louzac-Saint-André présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 6 point(s) fort(s) et 1 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — développement du tissu économique local, hausse des effectifs scolaires, signe d'attractivité familiale — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — risque de dévitalisation territoriale — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.