Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Longré, un territoire de 193 habitants (densité : 13.0 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 4.8 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Patrimoine communal » (score 8.0 /10), tandis que le domaine « Dynamique démographique » (score 2.0 /10) appelle une attention particulière.
Longré compte 193 habitants (2023), pour une densité de 13.0 hab/km². Ce territoire présente un caractère nettement rural, avec une densité très faible.
Le recul démographique est significatif (-8.5 %), posant la question de l'attractivité du territoire.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 20.7 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 49.5 %. L'indice de vieillissement s'établit à 238 (100 = équilibre). Ce ratio élevé traduit un vieillissement prononcé, avec des enjeux en termes de services aux personnes âgées et de renouvellement générationnel.
Le taux de vacance des logements atteint 13.2 %, nettement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %). Cette vacance importante peut témoigner d'un déficit d'attractivité résidentielle ou d'un parc de logements inadapté.
Le taux de chômage s'établit à 4.0 %, nettement en dessous de la moyenne nationale (7.3 %), signe d'un bassin d'emploi dynamique. Le taux d'emploi atteint 96.0 %. La population active compte 125 personnes.
Le revenu médian disponible est de 19 690 € par unité de consommation, inférieur de 15.0 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 20 allocataires CAF sont recensés, couvrant 45 personnes. 5 bénéficient du RSA pour un montant total de 2 000 €. 5 perçoivent la prime d'activité.
Sur les 156 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 16.0 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce taux, nettement inférieur à la moyenne nationale (~30%), traduit un déficit de qualification.
La part de la population sans diplôme s'établit à 27.6 %. À l'autre extrémité, 4.5 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (46), Sans diplôme (43), Baccalauréat (35). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 13.3 % des femmes contre 19.2 % des hommes sont diplômées du supérieur. L'écart en faveur des hommes est notable et peut refléter des inégalités structurelles d'accès à la formation.
Le tissu économique local compte 56 établissements actifs, dont 50 sièges sociaux. Ce volume correspond à un tissu d'activités locales de petite taille.
Les principaux secteurs d'activité sont : 01.11Z (12 établissements), 68.20B (7 établissements), 35.11Z (6 établissements), 94.99Z (3 établissements), 81.30Z (3 établissements). 16.1 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS).
Sur les 3 dernières années, 4 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 7.1 %. En parallèle, 23 établissements ont cessé leur activité (29.1 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 29. Cette diversité raisonnable offre une base économique relativement stable.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 860 €/m². Sur la période observée, 15 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 932 €/m² (24 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de -46.1 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 9.8 €/m² et celui des maisons de 6.9 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 3.1 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Longré est évaluée à 66 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation saine ». Ce score est nettement supérieur à la moyenne départementale (55 /100), signe d'une gestion rigoureuse.
La capacité de désendettement est de 0.1 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. La commune est mieux positionnée que la moyenne départementale (2.6 ans). Le taux d'épargne brute atteint 32 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce taux confortable permet d'autofinancer une part significative des projets. Ce niveau dépasse la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 53 % (part des impôts locaux dans les recettes).
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 34 736 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 153 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 14 019 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -1.7 %.
Sur la période 2022, longré a bénéficié de 1 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 13 600 €. Le projet le plus important est « renovation energetique de la mairie » (2022, 13 600 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 84.2 %. Ce niveau, supérieur à la moyenne nationale (73.7 %), traduit un engagement civique fort.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 62.6 %. La tendance est stable.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Longré compte 1 associations. La densité associative s'établit à 5.2 pour 1 000 habitants. La vie associative est modérée.
Les associations couvrent 1 catégories d'activités différentes.
Longré dispose de 6 équipements publics répertoriés, répartis en 5 catégories. La densité d'équipements est de 31.1 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : sport, culture. En revanche, les équipements de type école, santé ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 13 452 983 €. La surface totale des équipements atteint 14 422 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (2), cimetiere (1), mairie (1), culture (1), culte (1).
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-8.5 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 860 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le faible chômage renforce l'attractivité pour les actifs. Le taux de vacance élevé (13.2 %) constitue toutefois un signal d'alerte sur la demande de logements.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 19 690 €, Les 20 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 1 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 56 établissements actifs et 4 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance. Les finances communales solides permettent d'accompagner le développement économique.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. Les 6 équipements publics structurent l'offre de services.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Longré présente un profil en transition, nécessitant une attention sur plusieurs fronts. L'analyse identifie 4 point(s) fort(s) et 6 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants, potentiel de réhabilitation du parc vacant — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — risque de dévitalisation territoriale, augmentation des besoins en services aux personnes âgées — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.