Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Ladiville, un territoire de 135 habitants (densité : 18.7 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 6.6 /10, correspondant à un profil « Équilibré ». Les points forts se situent dans le domaine « Vie démocratique » (score 9.0 /10), tandis que le domaine « Vie associative » (score 3.0 /10) appelle une attention particulière.
Ladiville compte 135 habitants (2023), pour une densité de 18.7 hab/km². Ce territoire présente un caractère nettement rural, avec une densité très faible.
La croissance démographique est soutenue (21.6 % sur la période de référence), signe d'une attractivité résidentielle marquée.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 21.7 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 32.6 %. L'indice de vieillissement s'établit à 150 (100 = équilibre). La population est légèrement vieillissante, une tendance commune aux territoires ruraux.
Le taux de vacance des logements atteint 11.1 %, légèrement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %).
Le taux de chômage s'établit à 3.0 %, nettement en dessous de la moyenne nationale (7.3 %), signe d'un bassin d'emploi dynamique. Le taux d'emploi atteint 83.6 %. La population active compte 67 personnes.
Le revenu médian disponible est de 26 400 € par unité de consommation, supérieur de 14.0 % à la médiane nationale. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 15 allocataires CAF sont recensés, couvrant 40 personnes. 5 perçoivent la prime d'activité. Le nombre d'allocataires a progressé de 50.0 % sur la période observée, traduisant une augmentation des besoins sociaux.
Sur les 101 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 31.7 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce niveau, supérieur à la moyenne nationale (~30%), témoigne d'un capital humain solide.
La part de la population sans diplôme s'établit à 15.8 %. Ce niveau relativement contenu est un indicateur favorable. À l'autre extrémité, 4.0 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (28), Baccalauréat (20), Sans diplôme (16). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 38.2 % des femmes contre 21.7 % des hommes sont diplômées du supérieur. La surreprésentation féminine dans l'enseignement supérieur est une tendance nationale qui se confirme localement.
Le tissu économique local compte 38 établissements actifs, dont 33 sièges sociaux. Ce volume correspond à un tissu d'activités locales de petite taille.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (13 établissements), 01.21Z (10 établissements), 35.11Z (4 établissements), 01.61Z (3 établissements), 68.20A (2 établissements).
Sur les 3 dernières années, 4 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 10.5 %. En parallèle, 8 établissements ont cessé leur activité (17.4 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 11. La concentration sur un nombre limité de secteurs expose le territoire aux aléas économiques.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 014 €/m². Sur la période observée, 8 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 040 €/m² (8 transactions). Entre 2021 et 2023, le prix au m² a évolué de 35.7 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 10.9 €/m² et celui des maisons de 7.8 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 2.7 années de revenus. Ce ratio très favorable traduit une accessibilité remarquable du marché immobilier local.
La santé financière de Ladiville est évaluée à 57 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation correcte ». Ce score est dans la moyenne départementale (55 /100).
La capacité de désendettement est de 2.8 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. Le taux d'épargne brute atteint 31 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce taux confortable permet d'autofinancer une part significative des projets. Ce niveau dépasse la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 29 % (part des impôts locaux dans les recettes). Ce faible niveau traduit une forte dépendance aux dotations et transferts.
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 17 217 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 129 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 7 297 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de 2.3 %.
Sur la période 2019–2022, ladiville a bénéficié de 2 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 52 072 €. Le projet le plus important est « Travaux d'amenagement des abords de la mairie, de la salle des fetes et du parvi » (2019, 29 607 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 61.5 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 69.2 %. La tendance est stable.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Ladiville compte 1 associations. La densité associative s'établit à 7.4 pour 1 000 habitants. La vie associative est modérée.
Les associations couvrent 1 catégories d'activités différentes.
Ladiville dispose de 4 équipements publics répertoriés, répartis en 4 catégories. La densité d'équipements est de 29.6 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : sport. En revanche, les équipements de type école, santé, culture ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 1 081 957 €. La surface totale des équipements atteint 2 051 m².
Les catégories les plus représentées sont : cimetiere (1), sport (1), mairie (1), culte (1).
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. La croissance démographique (21.6 %) est un signal positif. Un prix immobilier de 1 014 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le faible chômage renforce l'attractivité pour les actifs. Le taux de vacance élevé (11.1 %) constitue toutefois un signal d'alerte sur la demande de logements.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 26 400 €, Les 15 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 1 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 38 établissements actifs et 4 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. Les 4 équipements publics structurent l'offre de services.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Ladiville présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 6 point(s) fort(s) et 3 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — hausse rapide des prix immobiliers (risque de bulle) — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.