Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Genté, un territoire de 924 habitants (densité : 79.7 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 5.2 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Tissu économique » (score 8.0 /10), tandis que le domaine « Accès aux soins » (score 2.5 /10) appelle une attention particulière.
Genté compte 924 habitants (2023), pour une densité de 79.7 hab/km². Le territoire présente un profil semi-rural.
La croissance démographique est soutenue (2.7 % sur la période de référence), signe d'une attractivité résidentielle marquée.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 28.5 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 32.7 %. L'indice de vieillissement s'établit à 115 (100 = équilibre). La population est légèrement vieillissante, une tendance commune aux territoires ruraux.
Le taux de vacance des logements atteint 9.5 %, légèrement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %).
Le taux de chômage s'établit à 9.0 %, proche de la moyenne nationale (7.3 %). Le taux d'emploi atteint 91.0 %. La population active compte 859 personnes.
Le revenu médian disponible est de 24 200 € par unité de consommation, proche de la médiane nationale. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 115 allocataires CAF sont recensés, couvrant 320 personnes. 10 bénéficient du RSA pour un montant total de 5 600 €. 40 perçoivent la prime d'activité.
Genté dispose de 1 école(s), accueillant 62 élèves à la rentrée 2024. Seul le premier degré est couvert localement ; les collégiens doivent se déplacer vers les communes voisines.
Le ratio moyen est de 20.7 élèves par classe, proche de la moyenne nationale (22.5), un encadrement dans la norme. Ce niveau est comparable à la moyenne départementale (20.6).
La baisse des effectifs est marquée (-12.7 % sur 5 ans). À ce rythme, le maintien de certaines classes pourrait être remis en question à moyen terme.
Sur les 702 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 19.8 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce taux, nettement inférieur à la moyenne nationale (~30%), traduit un déficit de qualification.
La part de la population sans diplôme s'établit à 20.5 %. Ce niveau relativement contenu est un indicateur favorable. À l'autre extrémité, 4.4 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (242), Sans diplôme (144), Baccalauréat (140). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 23.0 % des femmes contre 16.0 % des hommes sont diplômées du supérieur. La surreprésentation féminine dans l'enseignement supérieur est une tendance nationale qui se confirme localement.
Le tissu économique local compte 180 établissements actifs, dont 169 sièges sociaux. Ce tissu économique diversifié constitue un atout pour le territoire.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (36 établissements), 01.21Z (15 établissements), 68.20A (10 établissements), 01.11Z (7 établissements), 94.99Z (6 établissements). 8.9 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS). 1.1 % disposent de la certification RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).
Sur les 3 dernières années, 14 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 7.8 %. En parallèle, 74 établissements ont cessé leur activité (29.1 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 72. Cette forte diversification est un gage de résilience économique face aux chocs sectoriels.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 638 €/m². Sur la période observée, 23 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 613 €/m² (45 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 3.8 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 10.8 €/m² et celui des maisons de 8.8 €/m².
Le taux de propriétaires (83.8 %) est nettement supérieur à la moyenne nationale (57.7 %), caractéristique des territoires ruraux. Le logement social représente 0.5 % des résidences principales.
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 4.7 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Genté est évaluée à 39 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation fragile ». Ce score est en dessous de la moyenne départementale (55 /100), ce qui appelle une attention particulière.
La capacité de désendettement est de 11.7 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). La commune est plus endettée que la moyenne départementale (2.6 ans). Le taux d'épargne brute atteint 10 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce niveau est en dessous de la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 71 % (part des impôts locaux dans les recettes). Ce niveau élevé traduit une capacité à lever ses propres ressources.
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 29 717 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 31 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 20 498 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -14.3 %.
Sur la période 2018–2020, genté a bénéficié de 3 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 151 788 €. Le projet le plus important est « Amngt bourg » (2020, 131 056 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 41.7 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 60.3 %. La tendance est à la baisse (-20.9 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Le projet de territoire « Projet de Territoire 2018-2030 » (2018-2030) s'articule autour de 3 axes et 38 actions.
L'avancement global atteint 0.0 % : 0 action(s) réalisée(s), 24 en cours, 14 à lancer.
L'analyse de cohérence entre le plan et les délibérations donne un score de 58 /100. Le taux de couverture thématique est de 63.2 %. 14 action(s) du plan ne trouvent pas d'écho dans les délibérations.
Genté compte 9 associations, dont 7 actives. La densité associative s'établit à 7.6 pour 1 000 habitants. La vie associative est modérée.
Les associations couvrent 7 catégories d'activités différentes. L'offre associative couvre les principaux domaines de la vie sociale et culturelle.
Genté dispose de 6 équipements publics répertoriés, répartis en 6 catégories. La densité d'équipements est de 6.5 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : école, sport. En revanche, les équipements de type santé, culture ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 11 259 625 €. La surface totale des équipements atteint 20 618 m².
Les catégories les plus représentées sont : culte (1), espace_vert (1), ecole (1), sport (1), cimetiere (1).
Genté compte 1 professionnels de santé répartis en 1 catégories. Rapportée à la population (924 habitants), la densité globale est de 10.8 pour 10 000 habitants.
Aucun médecin généraliste n'est recensé sur le territoire, ce qui caractérise un désert médical au sens de l'accès aux soins de premier recours. La moyenne départementale est de 8.3 généralistes pour 10 000 habitants.
L'absence de pharmacie et de professionnels paramédicaux impose aux habitants des déplacements pour l'ensemble des soins courants.
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. La croissance démographique (2.7 %) est un signal positif. Un prix immobilier de 1 638 €/m² témoigne d'une demande soutenue. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages. L'accès limité aux soins peut freiner l'installation de nouveaux habitants.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 24 200 €, Les 115 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 7 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 180 établissements actifs et 14 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance. La fragilité financière limite les capacités d'accompagnement du développement local.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (1 école(s), 62 élèves) fait face à une baisse d'effectifs. Les 6 équipements publics structurent l'offre de services. Le déficit d'offre de soins pèse sur la qualité de vie quotidienne.
La gouvernance locale se mesure par la qualité du dialogue démocratique, l'existence d'un projet de territoire et la gestion financière. Le plan « Projet de Territoire 2018-2030 » structure la vision stratégique. La participation électorale (41.7 %) suggère un affaiblissement du lien démocratique.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le marché locatif est restreint en raison du fort taux de propriétaires. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Aucune opportunité identifiée
Au terme de cette analyse, Genté présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 3 point(s) fort(s) et 2 point(s) de vigilance.
Les risques — baisse significative des effectifs scolaires — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.