Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Écuras, un territoire de 579 habitants (densité : 23.8 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 4.2 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Tissu économique » (score 8.0 /10), tandis que le domaine « Économie et emploi » (score 0 /10) appelle une attention particulière.
Écuras compte 579 habitants (2023), pour une densité de 23.8 hab/km². Ce territoire présente un caractère nettement rural, avec une densité très faible.
Le recul démographique est significatif (-3.2 %), posant la question de l'attractivité du territoire.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 16.4 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 49.1 %. L'indice de vieillissement s'établit à 300 (100 = équilibre). Ce ratio élevé traduit un vieillissement prononcé, avec des enjeux en termes de services aux personnes âgées et de renouvellement générationnel.
Le taux de vacance des logements atteint 10.3 %, légèrement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %).
Le taux de chômage s'établit à 16.0 %, significativement au-dessus de la moyenne nationale (7.3 %), révélant des difficultés structurelles d'accès à l'emploi. Le taux d'emploi atteint 84.0 %. La population active compte 368 personnes.
Le revenu médian disponible est de 18 680 € par unité de consommation, inférieur de 19.3 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 90 allocataires CAF sont recensés, couvrant 190 personnes. 20 bénéficient du RSA pour un montant total de 12 200 €. 35 perçoivent la prime d'activité. Le nombre d'allocataires a progressé de 12.5 % sur la période observée, traduisant une augmentation des besoins sociaux.
Écuras dispose de 1 école(s), accueillant 13 élèves à la rentrée 2016. Seul le premier degré est couvert localement ; les collégiens doivent se déplacer vers les communes voisines.
Le ratio moyen est de 13.0 élèves par classe, nettement en dessous de la moyenne nationale (22.5). Ces effectifs réduits favorisent un suivi pédagogique individualisé. Par rapport au département (23.1 élèves/classe), le territoire est mieux doté, un avantage pour la qualité de l'encadrement.
La baisse des effectifs est marquée (-18.8 % sur 5 ans). À ce rythme, le maintien de certaines classes pourrait être remis en question à moyen terme.
Le faible nombre d'élèves par classe, combiné au recul des effectifs, pourrait fragiliser le maintien de l'offre scolaire à terme malgré de bonnes conditions d'encadrement actuelles.
Sur les 478 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 15.5 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce taux, nettement inférieur à la moyenne nationale (~30%), traduit un déficit de qualification.
La part de la population sans diplôme s'établit à 30.1 %. À l'autre extrémité, 5.4 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (155), Sans diplôme (144), Baccalauréat (75). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 18.2 % des femmes contre 13.3 % des hommes sont diplômées du supérieur. La surreprésentation féminine dans l'enseignement supérieur est une tendance nationale qui se confirme localement.
Le tissu économique local compte 138 établissements actifs, dont 127 sièges sociaux. Ce tissu économique diversifié constitue un atout pour le territoire.
Les principaux secteurs d'activité sont : 01.42Z (20 établissements), 68.20B (9 établissements), 01.11Z (8 établissements), 68.20A (8 établissements), 81.21Z (6 établissements). 7.2 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS).
Sur les 3 dernières années, 17 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 12.3 %. En parallèle, 45 établissements ont cessé leur activité (24.6 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 63. Cette forte diversification est un gage de résilience économique face aux chocs sectoriels.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 176 €/m². Sur la période observée, 121 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 151 €/m² (167 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 34.4 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 8.5 €/m² et celui des maisons de 7.3 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 4.4 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Écuras est évaluée à 47 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation correcte ». Ce score est dans la moyenne départementale (55 /100).
La capacité de désendettement est de 4.2 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Le taux d'épargne brute atteint 11 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce niveau est en dessous de la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 36 % (part des impôts locaux dans les recettes).
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 148 962 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 175 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 31 597 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -1.5 %.
Sur la période 2022–2023, écuras a bénéficié de 2 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 47 885 €. Le projet le plus important est « Extension du cimetière » (2023, 30 811 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 75.3 %. Ce niveau, supérieur à la moyenne nationale (73.7 %), traduit un engagement civique fort.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 60.1 %. La tendance est stable.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Écuras compte 11 associations, dont 5 actives. La densité associative s'établit à 8.6 pour 1 000 habitants. Ce niveau de densité traduit une vie associative riche.
Les associations couvrent 5 catégories d'activités différentes.
Écuras dispose de 15 équipements publics répertoriés, répartis en 4 catégories. La densité d'équipements est de 25.9 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : sport. En revanche, les équipements de type école, santé, culture ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 14 467 681 €. La surface totale des équipements atteint 18 408 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (12), cimetiere (1), mairie (1), culte (1).
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-3.2 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 1 176 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages. Le taux de vacance élevé (10.3 %) constitue toutefois un signal d'alerte sur la demande de logements.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 18 680 €, Les 90 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 5 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 138 établissements actifs et 17 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (1 école(s), 13 élèves) fait face à une baisse d'effectifs. Les 15 équipements publics structurent l'offre de services.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Écuras présente un profil en transition, nécessitant une attention sur plusieurs fronts. L'analyse identifie 4 point(s) fort(s) et 6 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — risque de dévitalisation territoriale, augmentation des besoins en services aux personnes âgées, hausse rapide des prix immobiliers (risque de bulle) — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.