Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Douzat, un territoire de 438 habitants (densité : 38.0 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 5.3 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Éducation » (score 7.5 /10), tandis que le domaine « Vie associative » (score 3.0 /10) appelle une attention particulière.
Douzat compte 438 habitants (2023), pour une densité de 38.0 hab/km². Le territoire présente un profil semi-rural.
Le recul démographique est significatif (-4.6 %), posant la question de l'attractivité du territoire.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 29.9 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 31.1 %. L'indice de vieillissement s'établit à 104 (100 = équilibre). La population est légèrement vieillissante, une tendance commune aux territoires ruraux.
Le taux de vacance des logements atteint 8.1 %, en dessous de la moyenne nationale (8.3 %), signe d'un marché résidentiel tendu.
Le taux de chômage s'établit à 7.4 %, proche de la moyenne nationale (7.3 %). Le taux d'emploi atteint 98.5 %. La population active compte 203 personnes.
Le revenu médian disponible est de 23 600 € par unité de consommation, proche de la médiane nationale. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 65 allocataires CAF sont recensés, couvrant 180 personnes. 5 bénéficient du RSA pour un montant total de 2 700 €. 25 perçoivent la prime d'activité.
Douzat dispose de 1 école(s), accueillant 47 élèves à la rentrée 2024. Seul le premier degré est couvert localement ; les collégiens doivent se déplacer vers les communes voisines.
Le ratio moyen est de 23.5 élèves par classe, proche de la moyenne nationale (22.5), un encadrement dans la norme. Par rapport au département (20.6 élèves/classe), les classes sont plus chargées que la moyenne.
Les effectifs scolaires sont en hausse significative (17.5 % sur 5 ans), reflétant l'attractivité résidentielle du territoire pour les familles avec enfants.
Sur les 336 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 22.9 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce niveau se situe légèrement sous la moyenne nationale (~30%).
La part de la population sans diplôme s'établit à 14.6 %. Ce niveau relativement contenu est un indicateur favorable. À l'autre extrémité, 4.2 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (123), Baccalauréat (73), Sans diplôme (49). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 24.2 % des femmes contre 21.8 % des hommes sont diplômées du supérieur. L'écart entre les sexes reste limité.
Le tissu économique local compte 80 établissements actifs, dont 69 sièges sociaux. Ce volume correspond à un tissu d'activités locales de petite taille.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (10 établissements), 35.11Z (5 établissements), 01.21Z (5 établissements), 68.20A (4 établissements), 88.99B (3 établissements). 10.0 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS).
Sur les 3 dernières années, 14 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 17.5 %. En parallèle, 36 établissements ont cessé leur activité (31.0 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 44. Cette diversité raisonnable offre une base économique relativement stable.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 2 197 €/m². Sur la période observée, 10 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 324 €/m² (17 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 249.6 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 10.9 €/m² et celui des maisons de 7.8 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 6.5 années de revenus. Ce ratio témoigne d'une certaine tension sur le marché immobilier.
La santé financière de Douzat est évaluée à 43 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation fragile ». Ce score est en dessous de la moyenne départementale (55 /100), ce qui appelle une attention particulière.
La capacité de désendettement est de 4.6 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Le taux d'épargne brute atteint 6 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce taux faible rend la commune dépendante de l'emprunt ou des subventions pour investir. Ce niveau est en dessous de la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 61 % (part des impôts locaux dans les recettes). Ce niveau élevé traduit une capacité à lever ses propres ressources.
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 30 641 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 67 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 16 050 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -5.9 %.
Sur la période 2024, douzat a bénéficié de 1 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 12 329 €. Le projet le plus important est « Remplacement chaudiere mairie par pompe a chaleur air/eau » (2024, 12 329 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 58.0 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 62.5 %. La tendance est à la baisse (-9.9 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Douzat compte 8 associations, dont 5 actives. La densité associative s'établit à 11.4 pour 1 000 habitants. Ce niveau de densité traduit une vie associative riche.
Les associations couvrent 5 catégories d'activités différentes.
Douzat dispose de 3 équipements publics répertoriés, répartis en 3 catégories. La densité d'équipements est de 6.8 pour 1 000 habitants.
En revanche, aucun équipement de type école, sport, santé, culture ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 949 187 €. La surface totale des équipements atteint 3 217 m².
Les catégories les plus représentées sont : cimetiere (1), mairie (1), culte (1).
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-4.6 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 2 197 €/m² témoigne d'une demande soutenue. Le faible chômage renforce l'attractivité pour les actifs.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 23 600 €, Les 65 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 5 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 80 établissements actifs et 14 créations récentes, le tissu économique présente des fragilités.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (1 école(s), 47 élèves) est en développement. Les 3 équipements publics structurent l'offre de services.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Douzat présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 2 point(s) fort(s) et 3 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — hausse des effectifs scolaires, signe d'attractivité familiale — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — risque de dévitalisation territoriale — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.