Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Confolens, un territoire de 2 730 habitants (densité : 115.5 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 5.9 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Patrimoine communal » (score 10 /10), tandis que le domaine « Économie et emploi » (score 0 /10) appelle une attention particulière.
Confolens compte 2 730 habitants (2023), pour une densité de 115.5 hab/km². Le territoire a une densité intermédiaire, typique des petites villes.
La population est en légère croissance (0.3 %), témoignant d'une relative stabilité.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 24.8 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 46.1 %. L'indice de vieillissement s'établit à 186 (100 = équilibre). Ce ratio élevé traduit un vieillissement prononcé, avec des enjeux en termes de services aux personnes âgées et de renouvellement générationnel.
Le taux de vacance des logements atteint 22.0 %, nettement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %). Cette vacance importante peut témoigner d'un déficit d'attractivité résidentielle ou d'un parc de logements inadapté.
Le taux de chômage s'établit à 14.3 %, significativement au-dessus de la moyenne nationale (7.3 %), révélant des difficultés structurelles d'accès à l'emploi. Le taux d'emploi atteint 85.7 %. La population active compte 1 931 personnes.
Le revenu médian disponible est de 20 540 € par unité de consommation, inférieur de 11.3 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 530 allocataires CAF sont recensés, couvrant 965 personnes. 140 bénéficient du RSA pour un montant total de 78 100 €. 170 perçoivent la prime d'activité.
Confolens dispose de 3 école(s) et 1 collège(s), accueillant 537 élèves à la rentrée 2024. La couverture scolaire est complète sur les premier et second degrés.
Le ratio moyen est de 19.8 élèves par classe, nettement en dessous de la moyenne nationale (22.5). Ces effectifs réduits favorisent un suivi pédagogique individualisé. Ce niveau est comparable à la moyenne départementale (20.6).
La baisse des effectifs est marquée (-6.8 % sur 5 ans). À ce rythme, le maintien de certaines classes pourrait être remis en question à moyen terme.
Le faible nombre d'élèves par classe, combiné au recul des effectifs, pourrait fragiliser le maintien de l'offre scolaire à terme malgré de bonnes conditions d'encadrement actuelles.
Sur les 2 273 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 19.5 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce taux, nettement inférieur à la moyenne nationale (~30%), traduit un déficit de qualification.
La part de la population sans diplôme s'établit à 30.3 %. À l'autre extrémité, 5.4 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : Sans diplôme (688), CAP / BEP (579), Baccalauréat (395). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 19.0 % des femmes contre 20.2 % des hommes sont diplômées du supérieur. L'écart entre les sexes reste limité.
Le tissu économique local compte 787 établissements actifs, dont 639 sièges sociaux.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (79 établissements), 94.99Z (48 établissements), 35.11Z (28 établissements), 68.20A (28 établissements), 93.12Z (20 établissements). 16.8 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS). 0.5 % disposent de la certification RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).
Sur les 3 dernières années, 83 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 10.5 %. En parallèle, 374 établissements ont cessé leur activité (32.2 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 214. Cette forte diversification est un gage de résilience économique face aux chocs sectoriels.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 933 €/m². Sur la période observée, 155 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 897 €/m² (236 transactions). Pour les appartements, le prix médian s'élève à 1 469 €/m² (8 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 0.9 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 8.2 €/m² et celui des maisons de 6.9 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 3.2 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Confolens est évaluée à 47 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation correcte ». Ce score est dans la moyenne départementale (55 /100).
La capacité de désendettement est de 4.3 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Le taux d'épargne brute atteint 24 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce taux confortable permet d'autofinancer une part significative des projets.
L'autonomie fiscale s'établit à 47 % (part des impôts locaux dans les recettes).
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 431 026 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 143 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 262 307 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -30.6 %.
Sur la période 2018–2023, confolens a bénéficié de 12 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 1 953 514 €. Répartition : DETR (6 projets, 1 116 942 €), DSIL (5 projets, 788 872 €), DSIL RT (1 projets, 47 700 €). Le projet le plus important est « Service a la personne » (2021, 410 548 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 53.0 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (24 élections), la participation moyenne s'établit à 65.1 %. La tendance est à la baisse (-16.4 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026), la répartition des voix est : droite 100.0 %.
Confolens compte 102 associations, dont 86 actives. La densité associative s'établit à 31.5 pour 1 000 habitants. Ce maillage associatif très dense est un marqueur fort de dynamisme territorial.
Les associations couvrent 52 catégories d'activités différentes. Cette grande diversité thématique répond à un large éventail de besoins de la population.
Confolens dispose de 129 équipements publics répertoriés, répartis en 10 catégories. La densité d'équipements est de 47.3 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : école, sport, santé, culture.
La valeur estimée du patrimoine communal est de 285 317 402 €. La surface totale des équipements atteint 158 439 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (87), sante (13), ecole (7), mairie (4), espace_vert (4).
Confolens compte 36 professionnels de santé répartis en 6 catégories. Rapportée à la population (2 730 habitants), la densité globale est de 131.9 pour 10 000 habitants.
On recense 2 médecins généralistes, soit une densité de 7.3 pour 10 000 habitants, supérieure à la moyenne nationale (environ 3,3). Ce niveau est comparable à la moyenne départementale (8.3 /10 000 hab.).
L'offre complémentaire comprend 2 pharmacies, 13 infirmiers.
67% des professionnels exercent en secteur 1 (tarifs conventionnés). L'accessibilité tarifaire reste correcte pour la majorité des consultations.
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. La croissance démographique (0.3 %) est un signal positif. Un prix immobilier de 933 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages. Le taux de vacance élevé (22.0 %) constitue toutefois un signal d'alerte sur la demande de logements. L'excellente couverture en santé constitue un atout majeur pour l'attractivité résidentielle.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 20 540 €, Les 530 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 86 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 787 établissements actifs et 83 créations récentes, le tissu économique présente des fragilités.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (3 école(s), 537 élèves) fait face à une baisse d'effectifs. Les 129 équipements publics structurent l'offre de services. La grande diversité associative enrichit l'offre culturelle, sportive et sociale. La densité de l'offre de santé renforce significativement la qualité de vie locale.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le marché des appartements est significativement plus cher au m² que celui des maisons, typique des zones où le foncier disponible est limité. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Confolens présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 6 point(s) fort(s) et 5 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — développement du tissu économique local, attractivité pour les primo-accédants, potentiel de réhabilitation du parc vacant — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — augmentation des besoins en services aux personnes âgées — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.