Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Châteauneuf-sur-Charente, un territoire de 3 550 habitants (densité : 147.5 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 5.9 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Patrimoine communal » (score 9.0 /10), tandis que le domaine « Économie et emploi » (score 3.0 /10) appelle une attention particulière.
Châteauneuf-sur-Charente compte 3 550 habitants (2023), pour une densité de 147.5 hab/km². Le territoire a une densité intermédiaire, typique des petites villes.
La croissance démographique est soutenue (3.5 % sur la période de référence), signe d'une attractivité résidentielle marquée. Le solde naturel est déficitaire (-38), reflétant le vieillissement de la population.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 28.3 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 36.0 %. L'indice de vieillissement s'établit à 127 (100 = équilibre). La population est légèrement vieillissante, une tendance commune aux territoires ruraux.
Le taux de vacance des logements atteint 9.8 %, légèrement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %).
Le taux de chômage s'établit à 8.8 %, proche de la moyenne nationale (7.3 %). Le taux d'emploi atteint 103.1 %. La population active compte 1 582 personnes.
Le revenu médian disponible est de 21 250 € par unité de consommation, inférieur de 8.2 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 595 allocataires CAF sont recensés, couvrant 1 310 personnes. 65 bénéficient du RSA pour un montant total de 35 900 €. 230 perçoivent la prime d'activité.
Châteauneuf-sur-Charente dispose de 3 école(s) et 1 collège(s), accueillant 774 élèves à la rentrée 2024. La couverture scolaire est complète sur les premier et second degrés.
Le ratio moyen est de 22.3 élèves par classe, proche de la moyenne nationale (22.5), un encadrement dans la norme. Par rapport au département (20.6 élèves/classe), les classes sont plus chargées que la moyenne.
La baisse des effectifs est marquée (-5.4 % sur 5 ans). À ce rythme, le maintien de certaines classes pourrait être remis en question à moyen terme.
Sur les 2 834 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 21.1 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce niveau se situe légèrement sous la moyenne nationale (~30%).
La part de la population sans diplôme s'établit à 25.6 %. À l'autre extrémité, 4.2 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (805), Sans diplôme (726), Baccalauréat (537). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 21.9 % des femmes contre 20.3 % des hommes sont diplômées du supérieur. L'écart entre les sexes reste limité.
Le tissu économique local compte 670 établissements actifs, dont 586 sièges sociaux.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (95 établissements), 94.99Z (31 établissements), 01.21Z (28 établissements), 68.20A (26 établissements), 93.12Z (20 établissements). 12.1 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS). 0.7 % disposent de la certification RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).
Sur les 3 dernières années, 79 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 11.8 %. En parallèle, 363 établissements ont cessé leur activité (35.1 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 178. Cette forte diversification est un gage de résilience économique face aux chocs sectoriels.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 316 €/m². Sur la période observée, 126 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 203 €/m² (198 transactions). Pour les appartements, le prix médian s'élève à 1 320 €/m² (10 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 19.6 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 10.9 €/m² et celui des maisons de 7.5 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 4.3 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Châteauneuf-sur-Charente est évaluée à 48 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation correcte ». Ce score est dans la moyenne départementale (55 /100).
La capacité de désendettement est de 5.7 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). La commune est plus endettée que la moyenne départementale (2.6 ans). Le taux d'épargne brute atteint 18 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce niveau est en dessous de la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 60 % (part des impôts locaux dans les recettes). Ce niveau élevé traduit une capacité à lever ses propres ressources.
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 200 867 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 54 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 263 498 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -8.1 %.
Sur la période 2018–2024, châteauneuf-sur-charente a bénéficié de 5 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 1 131 212 €. Le projet le plus important est « Rehabilitation d'une friche industrielle en pole multiservices bati du plaineau » (2024, 449 898 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 47.2 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 61.9 %. La tendance est à la baisse (-13.1 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026), la répartition des voix est : gauche 100.0 %.
Le projet de territoire « Projet de Territoire 2018-2030 » (2018-2030) s'articule autour de 3 axes et 38 actions.
L'avancement global atteint 0.0 % : 0 action(s) réalisée(s), 24 en cours, 14 à lancer.
L'analyse de cohérence entre le plan et les délibérations donne un score de 58 /100. Le taux de couverture thématique est de 63.2 %. 14 action(s) du plan ne trouvent pas d'écho dans les délibérations.
Châteauneuf-sur-Charente compte 59 associations, dont 46 actives. La densité associative s'établit à 13.0 pour 1 000 habitants. Ce niveau de densité traduit une vie associative riche.
Les associations couvrent 38 catégories d'activités différentes. Cette grande diversité thématique répond à un large éventail de besoins de la population.
Châteauneuf-sur-Charente dispose de 52 équipements publics répertoriés, répartis en 10 catégories. La densité d'équipements est de 14.6 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : école, sport, santé, culture.
La valeur estimée du patrimoine communal est de 126 546 447 €. La surface totale des équipements atteint 116 997 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (20), sante (12), culture (5), ecole (3), culte (3).
Châteauneuf-sur-Charente compte 21 professionnels de santé répartis en 5 catégories. Rapportée à la population (3 550 habitants), la densité globale est de 59.2 pour 10 000 habitants.
Aucun médecin généraliste n'est recensé sur le territoire, ce qui caractérise un désert médical au sens de l'accès aux soins de premier recours. La moyenne départementale est de 8.3 généralistes pour 10 000 habitants.
L'offre complémentaire comprend 1 pharmacie, 5 infirmiers, 3 dentistes.
71% des professionnels exercent en secteur 1 (tarifs conventionnés). L'accessibilité tarifaire reste correcte pour la majorité des consultations.
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. La croissance démographique (3.5 %) est un signal positif. Un prix immobilier de 1 316 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages. L'offre de santé, satisfaisante, contribue à l'attractivité du territoire.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 21 250 €, Les 595 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 46 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 670 établissements actifs et 79 créations récentes, le tissu économique présente des fragilités.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (3 école(s), 774 élèves) fait face à une baisse d'effectifs. Les 52 équipements publics structurent l'offre de services. La grande diversité associative enrichit l'offre culturelle, sportive et sociale. L'offre de soins couvre les besoins essentiels de la population.
La gouvernance locale se mesure par la qualité du dialogue démocratique, l'existence d'un projet de territoire et la gestion financière. Le plan « Projet de Territoire 2018-2030 » structure la vision stratégique. La participation électorale (47.2 %) suggère un affaiblissement du lien démocratique.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Châteauneuf-sur-Charente présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 6 point(s) fort(s) et 3 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — développement du tissu économique local, attractivité pour les primo-accédants — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — augmentation des besoins en services aux personnes âgées — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.