Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Châteaubernard, un territoire de 3 878 habitants (densité : 289.0 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 6.6 /10, correspondant à un profil « Équilibré ». Les points forts se situent dans le domaine « Accès aux soins » (score 10 /10), tandis que le domaine « Économie et emploi » (score 3.5 /10) appelle une attention particulière.
Châteaubernard compte 3 878 habitants (2023), pour une densité de 289.0 hab/km². Le territoire a une densité intermédiaire, typique des petites villes.
La croissance démographique est soutenue (7.6 % sur la période de référence), signe d'une attractivité résidentielle marquée. Le solde naturel est déficitaire (-13), reflétant le vieillissement de la population.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 24.3 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 42.6 %. L'indice de vieillissement s'établit à 175 (100 = équilibre). Ce ratio élevé traduit un vieillissement prononcé, avec des enjeux en termes de services aux personnes âgées et de renouvellement générationnel.
Le taux de vacance des logements atteint 8.5 %, légèrement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %).
Le taux de chômage s'établit à 11.2 %, significativement au-dessus de la moyenne nationale (7.3 %), révélant des difficultés structurelles d'accès à l'emploi. Le taux d'emploi atteint 100.5 %. La population active compte 1 652 personnes.
Le revenu médian disponible est de 23 320 € par unité de consommation, proche de la médiane nationale. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 630 allocataires CAF sont recensés, couvrant 1 425 personnes. 65 bénéficient du RSA pour un montant total de 38 600 €. 280 perçoivent la prime d'activité.
Châteaubernard dispose de 4 école(s), accueillant 358 élèves à la rentrée 2024. Seul le premier degré est couvert localement ; les collégiens doivent se déplacer vers les communes voisines.
Le ratio moyen est de 22.4 élèves par classe, proche de la moyenne nationale (22.5), un encadrement dans la norme. Par rapport au département (20.6 élèves/classe), les classes sont plus chargées que la moyenne.
Les effectifs scolaires reculent légèrement (-4.0 % sur 5 ans), une tendance à surveiller pour anticiper d'éventuelles fermetures de classes.
Sur les 3 068 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 18.0 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce taux, nettement inférieur à la moyenne nationale (~30%), traduit un déficit de qualification.
La part de la population sans diplôme s'établit à 30.5 %. À l'autre extrémité, 4.3 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (951), Sans diplôme (935), Baccalauréat (477). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 17.6 % des femmes contre 18.4 % des hommes sont diplômées du supérieur. L'écart entre les sexes reste limité.
Le tissu économique local compte 1 167 établissements actifs, dont 908 sièges sociaux.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (158 établissements), 68.20A (46 établissements), 47.71Z (31 établissements), 93.12Z (28 établissements), 35.11Z (25 établissements). 7.7 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS). 0.9 % disposent de la certification RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).
Sur les 3 dernières années, 108 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 9.3 %. En parallèle, 551 établissements ont cessé leur activité (32.1 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 251. Cette forte diversification est un gage de résilience économique face aux chocs sectoriels.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 783 €/m². Sur la période observée, 119 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 714 €/m² (209 transactions). Pour les appartements, le prix médian s'élève à 2 593 €/m² (4 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 5.5 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 10.8 €/m² et celui des maisons de 10.2 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 5.4 années de revenus. Ce ratio témoigne d'une certaine tension sur le marché immobilier.
La santé financière de Châteaubernard est évaluée à 56 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation correcte ». Ce score est dans la moyenne départementale (55 /100).
La capacité de désendettement est de 0.6 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. La commune est mieux positionnée que la moyenne départementale (2.6 ans). Le taux d'épargne brute atteint 16 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce niveau est en dessous de la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 64 % (part des impôts locaux dans les recettes). Ce niveau élevé traduit une capacité à lever ses propres ressources.
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 0 €. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 41 412 €.
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 47.2 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 62.5 %. La tendance est à la baisse (-12.4 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026), la répartition des voix est : centre 100.0 %.
Le projet de territoire « Projet de Territoire 2018-2030 » (2018-2030) s'articule autour de 3 axes et 38 actions.
L'avancement global atteint 0.0 % : 0 action(s) réalisée(s), 24 en cours, 14 à lancer.
L'analyse de cohérence entre le plan et les délibérations donne un score de 58 /100. Le taux de couverture thématique est de 63.2 %. 14 action(s) du plan ne trouvent pas d'écho dans les délibérations.
Châteaubernard compte 58 associations, dont 43 actives. La densité associative s'établit à 11.1 pour 1 000 habitants. Ce niveau de densité traduit une vie associative riche.
Les associations couvrent 33 catégories d'activités différentes. Cette grande diversité thématique répond à un large éventail de besoins de la population.
Châteaubernard dispose de 144 équipements publics répertoriés, répartis en 9 catégories. La densité d'équipements est de 37.1 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : école, sport, santé, culture.
La valeur estimée du patrimoine communal est de 437 766 290 €. La surface totale des équipements atteint 398 745 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (111), sante (10), ecole (7), culture (6), espace_vert (4).
Châteaubernard compte 51 professionnels de santé répartis en 7 catégories. Rapportée à la population (3 878 habitants), la densité globale est de 131.5 pour 10 000 habitants.
On recense 12 médecins généralistes, soit une densité de 30.9 pour 10 000 habitants, supérieure à la moyenne nationale (environ 3,3). Ce niveau place le territoire au-dessus de la moyenne départementale (8.3 /10 000 hab.).
L'offre complémentaire comprend 2 pharmacies, 8 infirmiers, 6 dentistes.
61% des professionnels exercent en secteur 1 (tarifs conventionnés). L'accessibilité tarifaire reste correcte pour la majorité des consultations.
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. La croissance démographique (7.6 %) est un signal positif. Un prix immobilier de 1 783 €/m² témoigne d'une demande soutenue. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages. L'excellente couverture en santé constitue un atout majeur pour l'attractivité résidentielle.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 23 320 €, Les 630 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 43 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 1 167 établissements actifs et 108 créations récentes, le tissu économique présente des fragilités.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (4 école(s), 358 élèves) fait face à une baisse d'effectifs. Les 144 équipements publics structurent l'offre de services. La grande diversité associative enrichit l'offre culturelle, sportive et sociale. La densité de l'offre de santé renforce significativement la qualité de vie locale.
La gouvernance locale se mesure par la qualité du dialogue démocratique, l'existence d'un projet de territoire et la gestion financière. Le plan « Projet de Territoire 2018-2030 » structure la vision stratégique. La participation électorale (47.2 %) suggère un affaiblissement du lien démocratique.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le marché des appartements est significativement plus cher au m² que celui des maisons, typique des zones où le foncier disponible est limité. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Châteaubernard présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 6 point(s) fort(s) et 2 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — développement du tissu économique local — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — augmentation des besoins en services aux personnes âgées — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.