Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Chasseneuil-sur-Bonnieure, un territoire de 3 111 habitants (densité : 93.6 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 6.1 /10, correspondant à un profil « Équilibré ». Les points forts se situent dans le domaine « Accès aux soins » (score 10 /10), tandis que le domaine « Économie et emploi » (score 0.5 /10) appelle une attention particulière.
Chasseneuil-sur-Bonnieure compte 3 111 habitants (2023), pour une densité de 93.6 hab/km². Le territoire présente un profil semi-rural.
La croissance démographique est soutenue (2.3 % sur la période de référence), signe d'une attractivité résidentielle marquée.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 23.1 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 45.1 %. L'indice de vieillissement s'établit à 195 (100 = équilibre). Ce ratio élevé traduit un vieillissement prononcé, avec des enjeux en termes de services aux personnes âgées et de renouvellement générationnel.
Le taux de vacance des logements atteint 9.3 %, légèrement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %).
Le taux de chômage s'établit à 12.0 %, significativement au-dessus de la moyenne nationale (7.3 %), révélant des difficultés structurelles d'accès à l'emploi. Le taux d'emploi atteint 100.8 %. La population active compte 1 273 personnes.
Le revenu médian disponible est de 18 920 € par unité de consommation, inférieur de 18.3 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 625 allocataires CAF sont recensés, couvrant 1 405 personnes. 80 bénéficient du RSA pour un montant total de 41 900 €. 275 perçoivent la prime d'activité.
Chasseneuil-sur-Bonnieure dispose de 2 école(s) et 2 collège(s), accueillant 704 élèves à la rentrée 2024. La couverture scolaire est complète sur les premier et second degrés.
Le ratio moyen est de 21.4 élèves par classe, proche de la moyenne nationale (22.5), un encadrement dans la norme. Ce niveau est comparable à la moyenne départementale (20.6).
Les effectifs scolaires sont en hausse significative (7.3 % sur 5 ans), reflétant l'attractivité résidentielle du territoire pour les familles avec enfants.
Sur les 2 475 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 17.5 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce taux, nettement inférieur à la moyenne nationale (~30%), traduit un déficit de qualification.
La part de la population sans diplôme s'établit à 24.5 %. Ce niveau relativement contenu est un indicateur favorable. À l'autre extrémité, 3.6 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (851), Sans diplôme (607), Baccalauréat (445). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 17.3 % des femmes contre 17.8 % des hommes sont diplômées du supérieur. L'écart entre les sexes reste limité.
Le tissu économique local compte 649 établissements actifs, dont 560 sièges sociaux.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (107 établissements), 35.11Z (47 établissements), 94.99Z (31 établissements), 86.90E (20 établissements), 93.12Z (16 établissements). 12.5 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS). 0.9 % disposent de la certification RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).
Sur les 3 dernières années, 86 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 13.3 %. En parallèle, 347 établissements ont cessé leur activité (34.8 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 174. Cette forte diversification est un gage de résilience économique face aux chocs sectoriels.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 175 €/m². Sur la période observée, 126 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 165 €/m² (197 transactions). Pour les appartements, le prix médian s'élève à 1 667 €/m² (4 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 5.7 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 9.5 €/m² et celui des maisons de 7.3 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 4.3 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Chasseneuil-sur-Bonnieure est évaluée à 32 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation fragile ». Ce score est en dessous de la moyenne départementale (55 /100), ce qui appelle une attention particulière.
La capacité de désendettement est de 8.6 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). La commune est plus endettée que la moyenne départementale (2.6 ans). Le taux d'épargne brute atteint 10 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce niveau est en dessous de la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 44 % (part des impôts locaux dans les recettes).
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 337 032 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 98 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 569 247 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -23.0 %.
Sur la période 2018–2024, chasseneuil-sur-bonnieure a bénéficié de 6 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 999 575 €. Répartition : DETR (4 projets, 574 542 €), DSIL (2 projets, 425 033 €). Le projet le plus important est « Rénovation et extension de l'école maternelle de Chasseneuil-sur-Bonnieure » (2023, 400 000 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 67.9 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 64.4 %. La tendance est à la baisse (-8.4 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Chasseneuil-sur-Bonnieure compte 59 associations, dont 53 actives. La densité associative s'établit à 17.0 pour 1 000 habitants. Ce maillage associatif très dense est un marqueur fort de dynamisme territorial.
Les associations couvrent 38 catégories d'activités différentes. Cette grande diversité thématique répond à un large éventail de besoins de la population.
2 sont mentionnées dans les délibérations municipales.
Chasseneuil-sur-Bonnieure dispose de 51 équipements publics répertoriés, répartis en 9 catégories. La densité d'équipements est de 16.4 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : école, sport, santé, culture.
La valeur estimée du patrimoine communal est de 199 464 559 €. La surface totale des équipements atteint 156 515 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (35), ecole (4), securite (3), cimetiere (2), sante (2).
Chasseneuil-sur-Bonnieure compte 43 professionnels de santé répartis en 6 catégories. Rapportée à la population (3 111 habitants), la densité globale est de 138.2 pour 10 000 habitants.
On recense 8 médecins généralistes, soit une densité de 25.7 pour 10 000 habitants, supérieure à la moyenne nationale (environ 3,3). Ce niveau place le territoire au-dessus de la moyenne départementale (8.3 /10 000 hab.).
L'offre complémentaire comprend 1 pharmacie, 10 infirmiers, 5 dentistes.
88% des professionnels exercent en secteur 1 (tarifs conventionnés). Ce niveau élevé garantit un bon accès financier aux soins pour les patients.
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. La croissance démographique (2.3 %) est un signal positif. Un prix immobilier de 1 175 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages. L'excellente couverture en santé constitue un atout majeur pour l'attractivité résidentielle.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 18 920 €, Les 625 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 53 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 649 établissements actifs et 86 créations récentes, le tissu économique présente des fragilités. La fragilité financière limite les capacités d'accompagnement du développement local.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (2 école(s), 704 élèves) est en développement. Les 51 équipements publics structurent l'offre de services. La grande diversité associative enrichit l'offre culturelle, sportive et sociale. La densité de l'offre de santé renforce significativement la qualité de vie locale.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le marché des appartements est significativement plus cher au m² que celui des maisons, typique des zones où le foncier disponible est limité. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Chasseneuil-sur-Bonnieure présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 6 point(s) fort(s) et 5 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — développement du tissu économique local, attractivité pour les primo-accédants, hausse des effectifs scolaires, signe d'attractivité familiale — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — augmentation des besoins en services aux personnes âgées, risque de réduction des services publics — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.