Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Charras, un territoire de 346 habitants (densité : 22.6 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 5.6 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Éducation » (score 9.0 /10), tandis que le domaine « Dynamique démographique » (score 2.0 /10) appelle une attention particulière.
Charras compte 346 habitants (2023), pour une densité de 22.6 hab/km². Ce territoire présente un caractère nettement rural, avec une densité très faible.
Le recul démographique est significatif (-10.8 %), posant la question de l'attractivité du territoire. Le solde naturel est déficitaire (-1), reflétant le vieillissement de la population.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 20.2 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 44.2 %. L'indice de vieillissement s'établit à 219 (100 = équilibre). Ce ratio élevé traduit un vieillissement prononcé, avec des enjeux en termes de services aux personnes âgées et de renouvellement générationnel.
Le taux de vacance des logements atteint 10.7 %, légèrement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %).
Le taux de chômage s'établit à 7.9 %, proche de la moyenne nationale (7.3 %). Le taux d'emploi atteint 90.1 %. La population active compte 152 personnes.
Le revenu médian disponible est de 21 120 € par unité de consommation, inférieur de 8.8 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 45 allocataires CAF sont recensés, couvrant 110 personnes. 5 bénéficient du RSA pour un montant total de 3 500 €. 20 perçoivent la prime d'activité. Le nombre d'allocataires a progressé de 12.5 % sur la période observée, traduisant une augmentation des besoins sociaux.
Charras dispose de 1 école(s), accueillant 33 élèves à la rentrée 2024. Seul le premier degré est couvert localement ; les collégiens doivent se déplacer vers les communes voisines.
Le ratio moyen est de 16.5 élèves par classe, nettement en dessous de la moyenne nationale (22.5). Ces effectifs réduits favorisent un suivi pédagogique individualisé. Par rapport au département (20.6 élèves/classe), le territoire est mieux doté, un avantage pour la qualité de l'encadrement.
Les effectifs scolaires sont en hausse significative (230.0 % sur 5 ans), reflétant l'attractivité résidentielle du territoire pour les familles avec enfants.
Sur les 282 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 22.0 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce niveau se situe légèrement sous la moyenne nationale (~30%).
La part de la population sans diplôme s'établit à 18.8 %. Ce niveau relativement contenu est un indicateur favorable. À l'autre extrémité, 3.2 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (88), Baccalauréat (64), Sans diplôme (53). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 27.9 % des femmes contre 16.1 % des hommes sont diplômées du supérieur. La surreprésentation féminine dans l'enseignement supérieur est une tendance nationale qui se confirme localement.
Le tissu économique local compte 97 établissements actifs, dont 82 sièges sociaux. Ce volume correspond à un tissu d'activités locales de petite taille.
Les principaux secteurs d'activité sont : 35.11Z (7 établissements), 94.99Z (6 établissements), 68.20A (5 établissements), 68.20B (5 établissements), 85.59A (4 établissements). 9.3 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS).
Sur les 3 dernières années, 12 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 12.4 %. En parallèle, 32 établissements ont cessé leur activité (24.8 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 57. Cette forte diversification est un gage de résilience économique face aux chocs sectoriels.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 119 €/m². Sur la période observée, 22 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 136 €/m² (36 transactions). Pour les appartements, le prix médian s'élève à 1 102 €/m² (6 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 3.7 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 9.1 €/m² et celui des maisons de 7.3 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 3.7 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Charras est évaluée à 32 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation fragile ». Ce score est en dessous de la moyenne départementale (55 /100), ce qui appelle une attention particulière.
La capacité de désendettement est de 9.0 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). La commune est plus endettée que la moyenne départementale (2.6 ans). Le taux d'épargne brute atteint 20 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce taux confortable permet d'autofinancer une part significative des projets.
L'autonomie fiscale s'établit à 25 % (part des impôts locaux dans les recettes). Ce faible niveau traduit une forte dépendance aux dotations et transferts.
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 50 065 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 125 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 31 235 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de 1.7 %.
Sur la période 2020–2024, charras a bénéficié de 3 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 78 918 €. Le projet le plus important est « Amngt bourg » (2021, 65 953 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 84.9 %. Ce niveau, supérieur à la moyenne nationale (73.7 %), traduit un engagement civique fort.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 67.5 %. La tendance est à la hausse (13.0 points), signe d'un regain d'intérêt pour le vote.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Charras compte 10 associations, dont 9 actives. La densité associative s'établit à 26.0 pour 1 000 habitants. Ce maillage associatif très dense est un marqueur fort de dynamisme territorial.
Les associations couvrent 7 catégories d'activités différentes. L'offre associative couvre les principaux domaines de la vie sociale et culturelle.
Charras dispose de 10 équipements publics répertoriés, répartis en 6 catégories. La densité d'équipements est de 28.9 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : sport, culture. En revanche, les équipements de type école, santé ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 2 745 662 €. La surface totale des équipements atteint 3 735 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (5), cimetiere (1), mairie (1), culture (1), autre (1).
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-10.8 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 1 119 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le faible chômage renforce l'attractivité pour les actifs. Le taux de vacance élevé (10.7 %) constitue toutefois un signal d'alerte sur la demande de logements.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 21 120 €, Les 45 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 9 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 97 établissements actifs et 12 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance. La fragilité financière limite les capacités d'accompagnement du développement local.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (1 école(s), 33 élèves) est en développement. Les 10 équipements publics structurent l'offre de services.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Charras présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 6 point(s) fort(s) et 6 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants, hausse des effectifs scolaires, signe d'attractivité familiale — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — risque de dévitalisation territoriale, augmentation des besoins en services aux personnes âgées, risque de réduction des services publics — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.