Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Chadurie, un territoire de 505 habitants (densité : 30.6 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 6.0 /10, correspondant à un profil « Équilibré ». Les points forts se situent dans le domaine « Vie démocratique » (score 9.0 /10), tandis que le domaine « Vie associative » (score 2.0 /10) appelle une attention particulière.
Chadurie compte 505 habitants (2023), pour une densité de 30.6 hab/km². Le territoire présente un profil semi-rural.
La population est en léger déclin (-0.8 %), une tendance à surveiller. Le solde naturel positif (1 naissances nettes) soutient la démographie.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 26.7 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 39.7 %. L'indice de vieillissement s'établit à 148 (100 = équilibre). La population est légèrement vieillissante, une tendance commune aux territoires ruraux.
Le taux de vacance des logements atteint 5.1 %, en dessous de la moyenne nationale (8.3 %), signe d'un marché résidentiel tendu.
Le taux de chômage s'établit à 4.6 %, nettement en dessous de la moyenne nationale (7.3 %), signe d'un bassin d'emploi dynamique. Le taux d'emploi atteint 95.4 %. La population active compte 497 personnes.
Le revenu médian disponible est de 22 620 € par unité de consommation, proche de la médiane nationale. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 60 allocataires CAF sont recensés, couvrant 135 personnes. 5 bénéficient du RSA pour un montant total de 1 300 €. 25 perçoivent la prime d'activité. Le nombre d'allocataires a reculé de 20.0 %, signe d'une amélioration de la situation sociale.
Chadurie dispose de 1 école(s), accueillant 26 élèves à la rentrée 2022. Seul le premier degré est couvert localement ; les collégiens doivent se déplacer vers les communes voisines.
Le ratio moyen est de 13.0 élèves par classe, nettement en dessous de la moyenne nationale (22.5). Ces effectifs réduits favorisent un suivi pédagogique individualisé. Par rapport au département (20.9 élèves/classe), le territoire est mieux doté, un avantage pour la qualité de l'encadrement.
La baisse des effectifs est marquée (-29.7 % sur 5 ans). À ce rythme, le maintien de certaines classes pourrait être remis en question à moyen terme.
Le faible nombre d'élèves par classe, combiné au recul des effectifs, pourrait fragiliser le maintien de l'offre scolaire à terme malgré de bonnes conditions d'encadrement actuelles.
Sur les 398 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 20.9 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce niveau se situe légèrement sous la moyenne nationale (~30%).
La part de la population sans diplôme s'établit à 17.6 %. Ce niveau relativement contenu est un indicateur favorable. À l'autre extrémité, 3.5 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (154), Sans diplôme (70), Baccalauréat (68). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 24.4 % des femmes contre 17.4 % des hommes sont diplômées du supérieur. La surreprésentation féminine dans l'enseignement supérieur est une tendance nationale qui se confirme localement.
Le tissu économique local compte 105 établissements actifs, dont 99 sièges sociaux. Ce tissu économique diversifié constitue un atout pour le territoire.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (20 établissements), 01.11Z (7 établissements), 43.12A (6 établissements), 43.99C (4 établissements), 47.99A (4 établissements). 10.5 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS).
Sur les 3 dernières années, 9 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 8.6 %. En parallèle, 30 établissements ont cessé leur activité (22.2 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 52. Cette forte diversification est un gage de résilience économique face aux chocs sectoriels.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 308 €/m². Sur la période observée, 14 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 202 €/m² (23 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 277.7 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 9.1 €/m² et celui des maisons de 7.8 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 4.0 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Chadurie est évaluée à 73 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation saine ». Ce score est nettement supérieur à la moyenne départementale (55 /100), signe d'une gestion rigoureuse.
La capacité de désendettement est de 0.0 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. La commune est mieux positionnée que la moyenne départementale (2.6 ans). Le taux d'épargne brute atteint 25 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce taux confortable permet d'autofinancer une part significative des projets. Ce niveau dépasse la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 41 % (part des impôts locaux dans les recettes). Avec 45 % de recettes provenant de l'État, la commune est significativement dépendante des dotations.
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 60 784 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 111 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 53 181 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -0.1 %.
Sur la période 2021–2024, chadurie a bénéficié de 2 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 37 550 €. Répartition : DSIL RT (1 projets, 21 215 €), DETR (1 projets, 16 334 €). Le projet le plus important est « Renovation energetique de batiments communaux (logement communal + mairie) » (2021, 21 215 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 54.0 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 62.1 %. La tendance est à la baisse (-2.3 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Chadurie compte 8 associations, dont 3 actives. La densité associative s'établit à 5.9 pour 1 000 habitants. La vie associative est modérée.
Les associations couvrent 3 catégories d'activités différentes.
Chadurie dispose de 9 équipements publics répertoriés, répartis en 3 catégories. La densité d'équipements est de 17.8 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : sport. En revanche, les équipements de type école, santé, culture ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 2 361 131 €. La surface totale des équipements atteint 1 762 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (7), mairie (1), culte (1).
Chadurie compte 1 professionnels de santé répartis en 1 catégories. Rapportée à la population (505 habitants), la densité globale est de 19.8 pour 10 000 habitants.
Aucun médecin généraliste n'est recensé sur le territoire, ce qui caractérise un désert médical au sens de l'accès aux soins de premier recours. La moyenne départementale est de 8.3 généralistes pour 10 000 habitants.
L'absence de pharmacie et de professionnels paramédicaux impose aux habitants des déplacements pour l'ensemble des soins courants.
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-0.8 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 1 308 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le faible chômage renforce l'attractivité pour les actifs. L'accès limité aux soins peut freiner l'installation de nouveaux habitants.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 22 620 €, Les 60 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 3 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 105 établissements actifs et 9 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance. Les finances communales solides permettent d'accompagner le développement économique.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (1 école(s), 26 élèves) fait face à une baisse d'effectifs. Les 9 équipements publics structurent l'offre de services. Le déficit d'offre de soins pèse sur la qualité de vie quotidienne.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Chadurie présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 6 point(s) fort(s) et 5 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants, capacité d'investissement importante — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — augmentation des besoins en services aux personnes âgées, hausse rapide des prix immobiliers (risque de bulle), baisse significative des effectifs scolaires — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.