Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Bréville, un territoire de 436 habitants (densité : 27.8 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 5.8 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Vie démocratique » (score 8.0 /10), tandis que le domaine « Économie et emploi » (score 3.5 /10) appelle une attention particulière.
Bréville compte 436 habitants (2023), pour une densité de 27.8 hab/km². Ce territoire présente un caractère nettement rural, avec une densité très faible.
Le recul démographique est significatif (-15.5 %), posant la question de l'attractivité du territoire. Le solde naturel positif (2 naissances nettes) soutient la démographie.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 22.3 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 43.6 %. L'indice de vieillissement s'établit à 196 (100 = équilibre). Ce ratio élevé traduit un vieillissement prononcé, avec des enjeux en termes de services aux personnes âgées et de renouvellement générationnel.
Le taux de vacance des logements atteint 4.9 %, en dessous de la moyenne nationale (8.3 %), signe d'un marché résidentiel tendu.
Le taux de chômage s'établit à 8.4 %, proche de la moyenne nationale (7.3 %). Le taux d'emploi atteint 93.7 %. La population active compte 190 personnes.
Le revenu médian disponible est de 21 920 € par unité de consommation, inférieur de 5.4 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 45 allocataires CAF sont recensés, couvrant 135 personnes. 5 bénéficient du RSA pour un montant total de 3 000 €. 25 perçoivent la prime d'activité.
Bréville dispose de 1 école(s), accueillant 14 élèves à la rentrée 2023. Seul le premier degré est couvert localement ; les collégiens doivent se déplacer vers les communes voisines.
Le ratio moyen est de 14.0 élèves par classe, nettement en dessous de la moyenne nationale (22.5). Ces effectifs réduits favorisent un suivi pédagogique individualisé. Par rapport au département (20.8 élèves/classe), le territoire est mieux doté, un avantage pour la qualité de l'encadrement.
La baisse des effectifs est marquée (-39.1 % sur 5 ans). À ce rythme, le maintien de certaines classes pourrait être remis en question à moyen terme.
Le faible nombre d'élèves par classe, combiné au recul des effectifs, pourrait fragiliser le maintien de l'offre scolaire à terme malgré de bonnes conditions d'encadrement actuelles.
Sur les 357 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 20.7 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce niveau se situe légèrement sous la moyenne nationale (~30%).
La part de la population sans diplôme s'établit à 23.0 %. Ce niveau relativement contenu est un indicateur favorable. À l'autre extrémité, 3.1 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (118), Sans diplôme (82), Baccalauréat (62). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 20.1 % des femmes contre 20.8 % des hommes sont diplômées du supérieur. L'écart entre les sexes reste limité.
Le tissu économique local compte 149 établissements actifs, dont 135 sièges sociaux. Ce tissu économique diversifié constitue un atout pour le territoire.
Les principaux secteurs d'activité sont : 01.21Z (31 établissements), 68.20B (29 établissements), 01.11Z (8 établissements), 35.11Z (7 établissements), 43.99C (5 établissements). 4.0 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS).
Sur les 3 dernières années, 14 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 9.4 %. En parallèle, 45 établissements ont cessé leur activité (23.2 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 54. Cette forte diversification est un gage de résilience économique face aux chocs sectoriels.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 909 €/m². Sur la période observée, 13 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 027 €/m² (28 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de -11.5 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 10.8 €/m² et celui des maisons de 8.0 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 2.9 années de revenus. Ce ratio très favorable traduit une accessibilité remarquable du marché immobilier local.
La santé financière de Bréville est évaluée à 56 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation correcte ». Ce score est dans la moyenne départementale (55 /100).
La capacité de désendettement est de 1.1 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. Le taux d'épargne brute atteint 22 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce taux confortable permet d'autofinancer une part significative des projets.
L'autonomie fiscale s'établit à 60 % (part des impôts locaux dans les recettes). Ce niveau élevé traduit une capacité à lever ses propres ressources.
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 18 600 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 37 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 17 598 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -16.1 %.
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 54.5 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 58.6 %. La tendance est à la baisse (-2.4 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Le projet de territoire « Projet de Territoire 2018-2030 » (2018-2030) s'articule autour de 3 axes et 38 actions.
L'avancement global atteint 0.0 % : 0 action(s) réalisée(s), 24 en cours, 14 à lancer.
L'analyse de cohérence entre le plan et les délibérations donne un score de 58 /100. Le taux de couverture thématique est de 63.2 %. 14 action(s) du plan ne trouvent pas d'écho dans les délibérations.
Bréville compte 7 associations, dont 6 actives. La densité associative s'établit à 13.8 pour 1 000 habitants. Ce niveau de densité traduit une vie associative riche.
Les associations couvrent 6 catégories d'activités différentes. L'offre associative couvre les principaux domaines de la vie sociale et culturelle.
Bréville dispose de 4 équipements publics répertoriés, répartis en 4 catégories. La densité d'équipements est de 9.2 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : école. En revanche, les équipements de type sport, santé, culture ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 2 314 624 €. La surface totale des équipements atteint 2 791 m².
Les catégories les plus représentées sont : ecole (1), cimetiere (1), mairie (1), culte (1).
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-15.5 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 909 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 21 920 €, Les 45 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 6 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 149 établissements actifs et 14 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (1 école(s), 14 élèves) fait face à une baisse d'effectifs. Les 4 équipements publics structurent l'offre de services.
La gouvernance locale se mesure par la qualité du dialogue démocratique, l'existence d'un projet de territoire et la gestion financière. Le plan « Projet de Territoire 2018-2030 » structure la vision stratégique. La participation électorale (54.5 %) suggère un affaiblissement du lien démocratique.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Bréville présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 6 point(s) fort(s) et 4 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — risque de dévitalisation territoriale, augmentation des besoins en services aux personnes âgées, baisse significative des effectifs scolaires — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.