Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Coteaux-du-Blanzacais, un territoire de 1 013 habitants (densité : 42.3 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 5.2 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Patrimoine communal » (score 10 /10), tandis que le domaine « Économie et emploi » (score 0 /10) appelle une attention particulière.
Coteaux-du-Blanzacais compte 1 013 habitants (2023), pour une densité de 42.3 hab/km². Le territoire présente un profil semi-rural.
Le recul démographique est significatif (-5.6 %), posant la question de l'attractivité du territoire.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 29.8 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 32.3 %. L'indice de vieillissement s'établit à 108 (100 = équilibre). La population est légèrement vieillissante, une tendance commune aux territoires ruraux.
Le taux de vacance des logements atteint 16.7 %, nettement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %). Cette vacance importante peut témoigner d'un déficit d'attractivité résidentielle ou d'un parc de logements inadapté.
Le taux de chômage s'établit à 13.6 %, significativement au-dessus de la moyenne nationale (7.3 %), révélant des difficultés structurelles d'accès à l'emploi. Le taux d'emploi atteint 101.6 %. La population active compte 447 personnes.
Le revenu médian disponible est de 20 230 € par unité de consommation, inférieur de 12.7 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 195 allocataires CAF sont recensés, couvrant 460 personnes. 35 bénéficient du RSA pour un montant total de 22 400 €. 75 perçoivent la prime d'activité.
Coteaux-du-Blanzacais dispose de 2 école(s) et 1 collège(s), accueillant 384 élèves à la rentrée 2024. La couverture scolaire est complète sur les premier et second degrés.
Le ratio moyen est de 18.2 élèves par classe, nettement en dessous de la moyenne nationale (22.5). Ces effectifs réduits favorisent un suivi pédagogique individualisé. Par rapport au département (20.6 élèves/classe), le territoire est mieux doté, un avantage pour la qualité de l'encadrement.
Les effectifs scolaires reculent légèrement (-4.0 % sur 5 ans), une tendance à surveiller pour anticiper d'éventuelles fermetures de classes.
Sur les 782 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 16.6 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce taux, nettement inférieur à la moyenne nationale (~30%), traduit un déficit de qualification.
La part de la population sans diplôme s'établit à 29.2 %. À l'autre extrémité, 2.9 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (262), Sans diplôme (228), Baccalauréat (123). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 18.8 % des femmes contre 14.5 % des hommes sont diplômées du supérieur. La surreprésentation féminine dans l'enseignement supérieur est une tendance nationale qui se confirme localement.
Le tissu économique local compte 248 établissements actifs, dont 219 sièges sociaux. Ce tissu économique diversifié constitue un atout pour le territoire.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (26 établissements), 94.99Z (17 établissements), 35.11Z (16 établissements), 01.11Z (13 établissements), 68.20A (12 établissements). 17.3 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS).
Sur les 3 dernières années, 26 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 10.5 %. En parallèle, 104 établissements ont cessé leur activité (29.5 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 94. Cette forte diversification est un gage de résilience économique face aux chocs sectoriels.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 029 €/m². Sur la période observée, 58 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 976 €/m² (83 transactions). Pour les appartements, le prix médian s'élève à 1 500 €/m² (2 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de -18.0 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 9.1 €/m² et celui des maisons de 7.8 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 3.6 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Coteaux-du-Blanzacais est évaluée à 42 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation fragile ». Ce score est en dessous de la moyenne départementale (55 /100), ce qui appelle une attention particulière.
La capacité de désendettement est de 7.5 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). La commune est plus endettée que la moyenne départementale (2.6 ans). Le taux d'épargne brute atteint 24 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce taux confortable permet d'autofinancer une part significative des projets.
L'autonomie fiscale s'établit à 37 % (part des impôts locaux dans les recettes).
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 166 801 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 157 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 120 825 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -1.6 %.
Sur la période 2018–2024, coteaux-du-blanzacais a bénéficié de 11 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 523 301 €. Répartition : DETR (10 projets, 406 247 €), DSIL (1 projets, 117 055 €). Le projet le plus important est « Travaux d'amenagement de bourg » (2019, 169 483 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 70.3 %. Ce taux est proche de la moyenne nationale (73.7 %).
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 57.7 %. La tendance est à la hausse (2.3 points), signe d'un regain d'intérêt pour le vote.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Coteaux-du-Blanzacais compte 25 associations, dont 19 actives. La densité associative s'établit à 18.8 pour 1 000 habitants. Ce maillage associatif très dense est un marqueur fort de dynamisme territorial.
Les associations couvrent 17 catégories d'activités différentes. Cette grande diversité thématique répond à un large éventail de besoins de la population.
Coteaux-du-Blanzacais dispose de 39 équipements publics répertoriés, répartis en 8 catégories. La densité d'équipements est de 38.5 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : école, sport, santé, culture.
La valeur estimée du patrimoine communal est de 71 749 385 €. La surface totale des équipements atteint 58 647 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (19), culte (5), cimetiere (5), mairie (4), sante (2).
Coteaux-du-Blanzacais compte 12 professionnels de santé répartis en 5 catégories. Rapportée à la population (1 013 habitants), la densité globale est de 118.5 pour 10 000 habitants.
On recense 2 médecins généralistes, soit une densité de 19.7 pour 10 000 habitants, supérieure à la moyenne nationale (environ 3,3). Ce niveau place le territoire au-dessus de la moyenne départementale (8.3 /10 000 hab.).
L'offre complémentaire comprend 1 pharmacie, 7 infirmiers.
92% des professionnels exercent en secteur 1 (tarifs conventionnés). Ce niveau élevé garantit un bon accès financier aux soins pour les patients.
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-5.6 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 1 029 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages. Le taux de vacance élevé (16.7 %) constitue toutefois un signal d'alerte sur la demande de logements. L'excellente couverture en santé constitue un atout majeur pour l'attractivité résidentielle.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 20 230 €, Les 195 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 19 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 248 établissements actifs et 26 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (2 école(s), 384 élèves) fait face à une baisse d'effectifs. Les 39 équipements publics structurent l'offre de services. La grande diversité associative enrichit l'offre culturelle, sportive et sociale. La densité de l'offre de santé renforce significativement la qualité de vie locale.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le marché des appartements est significativement plus cher au m² que celui des maisons, typique des zones où le foncier disponible est limité. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Coteaux-du-Blanzacais présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 6 point(s) fort(s) et 5 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — développement du tissu économique local, attractivité pour les primo-accédants, potentiel de réhabilitation du parc vacant — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — risque de dévitalisation territoriale — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.