Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Bellon, un territoire de 145 habitants (densité : 15.8 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 5.3 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Vie démocratique » (score 9.0 /10), tandis que le domaine « Économie et emploi » (score 1.5 /10) appelle une attention particulière.
Bellon compte 145 habitants (2023), pour une densité de 15.8 hab/km². Ce territoire présente un caractère nettement rural, avec une densité très faible.
Le recul démographique est significatif (-10.5 %), posant la question de l'attractivité du territoire. Le solde naturel positif (1 naissances nettes) soutient la démographie.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 16.9 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 52.9 %. L'indice de vieillissement s'établit à 313 (100 = équilibre). Ce ratio élevé traduit un vieillissement prononcé, avec des enjeux en termes de services aux personnes âgées et de renouvellement générationnel.
Le taux de vacance des logements atteint 9.7 %, légèrement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %).
Le taux de chômage s'établit à 8.7 %, proche de la moyenne nationale (7.3 %). Le taux d'emploi atteint 91.3 %. La population active compte 104 personnes.
Le revenu médian disponible est de 21 280 € par unité de consommation, inférieur de 8.1 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 15 allocataires CAF sont recensés, couvrant 40 personnes. 5 bénéficient du RSA pour un montant total de 4 400 €. 5 perçoivent la prime d'activité. Le nombre d'allocataires a progressé de 50.0 % sur la période observée, traduisant une augmentation des besoins sociaux.
Sur les 117 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 23.9 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce niveau se situe légèrement sous la moyenne nationale (~30%).
La part de la population sans diplôme s'établit à 23.9 %. Ce niveau relativement contenu est un indicateur favorable. À l'autre extrémité, 5.1 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : Sans diplôme (28), CAP / BEP (28), Baccalauréat (27). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 26.8 % des femmes contre 21.7 % des hommes sont diplômées du supérieur. La surreprésentation féminine dans l'enseignement supérieur est une tendance nationale qui se confirme localement.
Le tissu économique local compte 50 établissements actifs, dont 41 sièges sociaux. Ce volume correspond à un tissu d'activités locales de petite taille.
Les principaux secteurs d'activité sont : 35.11Z (11 établissements), 68.20B (5 établissements), 01.11Z (4 établissements), 68.20A (4 établissements), 01.13Z (2 établissements). 4.0 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS).
Sur les 3 dernières années, 4 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 8.0 %. En parallèle, 13 établissements ont cessé leur activité (20.6 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 27. Cette diversité raisonnable offre une base économique relativement stable.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 339 €/m². Sur la période observée, 11 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 289 €/m² (18 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 63.9 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 8.8 €/m² et celui des maisons de 7.9 €/m².
Le taux de propriétaires (83.1 %) est nettement supérieur à la moyenne nationale (57.7 %), caractéristique des territoires ruraux.
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 4.4 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Bellon est évaluée à 54 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation correcte ». Ce score est dans la moyenne départementale (55 /100).
La capacité de désendettement est de 1.6 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. Le taux d'épargne brute atteint 23 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce taux confortable permet d'autofinancer une part significative des projets.
L'autonomie fiscale s'établit à 31 % (part des impôts locaux dans les recettes).
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 27 156 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 162 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 10 053 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -0.9 %.
Sur la période 2018–2024, bellon a bénéficié de 4 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 98 955 €. Répartition : DETR (3 projets, 72 652 €), DSIL (1 projets, 26 302 €). Le projet le plus important est « Amenagement de bourg (tranche 1) » (2018, 62 072 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 77.9 %. Ce niveau, supérieur à la moyenne nationale (73.7 %), traduit un engagement civique fort.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 63.4 %. La tendance est à la hausse (5.7 points), signe d'un regain d'intérêt pour le vote.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Bellon compte 2 associations. La densité associative s'établit à 13.8 pour 1 000 habitants. Ce niveau de densité traduit une vie associative riche.
Les associations couvrent 2 catégories d'activités différentes.
Bellon dispose de 3 équipements publics répertoriés, répartis en 3 catégories. La densité d'équipements est de 20.7 pour 1 000 habitants.
En revanche, aucun équipement de type école, sport, santé, culture ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 1 044 368 €. La surface totale des équipements atteint 2 233 m².
Les catégories les plus représentées sont : cimetiere (1), mairie (1), culte (1).
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-10.5 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 1 339 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 21 280 €, Les 15 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 2 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 50 établissements actifs et 4 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. Les 3 équipements publics structurent l'offre de services.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le marché locatif est restreint en raison du fort taux de propriétaires. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Bellon présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 4 point(s) fort(s) et 5 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — risque de dévitalisation territoriale, augmentation des besoins en services aux personnes âgées — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.