Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Bazac, un territoire de 150 habitants (densité : 30.5 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 4.6 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Vie démocratique » (score 8.0 /10), tandis que le domaine « Vie associative » (score 1.0 /10) appelle une attention particulière.
Bazac compte 150 habitants (2023), pour une densité de 30.5 hab/km². Le territoire présente un profil semi-rural.
Le recul démographique est significatif (-3.8 %), posant la question de l'attractivité du territoire. Le solde naturel est déficitaire (-1), reflétant le vieillissement de la population.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 20.4 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 48.3 %. L'indice de vieillissement s'établit à 237 (100 = équilibre). Ce ratio élevé traduit un vieillissement prononcé, avec des enjeux en termes de services aux personnes âgées et de renouvellement générationnel.
Le taux de vacance des logements atteint 14.5 %, nettement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %). Cette vacance importante peut témoigner d'un déficit d'attractivité résidentielle ou d'un parc de logements inadapté.
Le taux de chômage s'établit à 6.7 %, légèrement inférieur à la moyenne nationale (7.3 %). Le taux d'emploi atteint 88.3 %. La population active compte 60 personnes.
Le revenu médian disponible est de 16 580 € par unité de consommation, inférieur de 28.4 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 25 allocataires CAF sont recensés, couvrant 50 personnes. 5 bénéficient du RSA pour un montant total de 1 700 €. 10 perçoivent la prime d'activité. Le nombre d'allocataires a progressé de 66.7 % sur la période observée, traduisant une augmentation des besoins sociaux.
Sur les 119 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 18.5 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce taux, nettement inférieur à la moyenne nationale (~30%), traduit un déficit de qualification.
La part de la population sans diplôme s'établit à 26.1 %. À l'autre extrémité, 4.2 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (38), Sans diplôme (31), Baccalauréat (20). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 18.5 % des femmes contre 18.8 % des hommes sont diplômées du supérieur. L'écart entre les sexes reste limité.
Le tissu économique local compte 50 établissements actifs, dont 38 sièges sociaux. Ce volume correspond à un tissu d'activités locales de petite taille.
Les principaux secteurs d'activité sont : 35.11Z (17 établissements), 68.20B (6 établissements), 01.42Z (2 établissements), 02.10Z (2 établissements), 10.91Z (2 établissements). 2.0 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS).
Sur les 3 dernières années, 8 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 16.0 %. En parallèle, 9 établissements ont cessé leur activité (15.3 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 23. Cette diversité raisonnable offre une base économique relativement stable.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 787 €/m². Sur la période observée, 9 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 787 €/m² (17 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de -4.6 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 8.8 €/m² et celui des maisons de 7.9 €/m².
Le taux de propriétaires (68.4 %) est nettement supérieur à la moyenne nationale (57.7 %), caractéristique des territoires ruraux. Le logement social représente 1.3 % des résidences principales.
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 3.3 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Bazac est évaluée à 55 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation correcte ». Ce score est dans la moyenne départementale (55 /100).
La capacité de désendettement est de 0.1 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. La commune est mieux positionnée que la moyenne départementale (2.6 ans). Le taux d'épargne brute atteint 17 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce niveau est en dessous de la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 44 % (part des impôts locaux dans les recettes).
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 19 456 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 107 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 8 504 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de 3.4 %.
Sur la période 2018–2023, bazac a bénéficié de 4 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 58 895 €. Répartition : DETR (2 projets, 54 034 €), DSIL RT (1 projets, 3 682 €), DSIL (1 projets, 1 179 €). Le projet le plus important est « Aménagement de bourg » (2023, 48 601 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 55.4 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 55.9 %. La tendance est à la hausse (2.4 points), signe d'un regain d'intérêt pour le vote.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Bazac compte 2 associations, dont 1 actives. La densité associative s'établit à 6.7 pour 1 000 habitants. La vie associative est modérée.
Les associations couvrent 1 catégories d'activités différentes.
Bazac dispose de 3 équipements publics répertoriés, répartis en 3 catégories. La densité d'équipements est de 20.0 pour 1 000 habitants.
En revanche, aucun équipement de type école, sport, santé, culture ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 1 236 496 €. La surface totale des équipements atteint 3 288 m².
Les catégories les plus représentées sont : cimetiere (1), mairie (1), culte (1).
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-3.8 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 787 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le faible chômage renforce l'attractivité pour les actifs. Le taux de vacance élevé (14.5 %) constitue toutefois un signal d'alerte sur la demande de logements.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 16 580 €, Les 25 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 1 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 50 établissements actifs et 8 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. Les 3 équipements publics structurent l'offre de services.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Bazac présente un profil en transition, nécessitant une attention sur plusieurs fronts. L'analyse identifie 3 point(s) fort(s) et 6 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants, potentiel de réhabilitation du parc vacant — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — risque de dévitalisation territoriale, augmentation des besoins en services aux personnes âgées — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.