Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Barro, un territoire de 413 habitants (densité : 38.7 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 6.7 /10, correspondant à un profil « Équilibré ». Les points forts se situent dans le domaine « Vie démocratique » (score 9.0 /10), tandis que le domaine « Vie associative » (score 4.5 /10) appelle une attention particulière.
Barro compte 413 habitants (2023), pour une densité de 38.7 hab/km². Le territoire présente un profil semi-rural.
La croissance démographique est soutenue (6.7 % sur la période de référence), signe d'une attractivité résidentielle marquée. Le solde naturel positif (1 naissances nettes) soutient la démographie.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 24.9 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 39.5 %. L'indice de vieillissement s'établit à 159 (100 = équilibre). Ce ratio élevé traduit un vieillissement prononcé, avec des enjeux en termes de services aux personnes âgées et de renouvellement générationnel.
Le taux de vacance des logements atteint 8.0 %, en dessous de la moyenne nationale (8.3 %), signe d'un marché résidentiel tendu.
Le taux de chômage s'établit à 12.0 %, significativement au-dessus de la moyenne nationale (7.3 %), révélant des difficultés structurelles d'accès à l'emploi. Le taux d'emploi atteint 88.0 %. La population active compte 351 personnes.
Le revenu médian disponible est de 24 450 € par unité de consommation, supérieur de 5.6 % à la médiane nationale. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 45 allocataires CAF sont recensés, couvrant 135 personnes. 5 bénéficient du RSA pour un montant total de 2 400 €. 15 perçoivent la prime d'activité. Le nombre d'allocataires a reculé de 18.2 %, signe d'une amélioration de la situation sociale.
Sur les 316 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 26.3 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce niveau se situe légèrement sous la moyenne nationale (~30%).
La part de la population sans diplôme s'établit à 12.7 %. Ce niveau relativement contenu est un indicateur favorable. À l'autre extrémité, 4.1 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (103), Baccalauréat (71), Sans diplôme (40). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 32.3 % des femmes contre 20.1 % des hommes sont diplômées du supérieur. La surreprésentation féminine dans l'enseignement supérieur est une tendance nationale qui se confirme localement.
Le tissu économique local compte 94 établissements actifs, dont 86 sièges sociaux. Ce volume correspond à un tissu d'activités locales de petite taille.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (13 établissements), 01.11Z (10 établissements), 68.20A (5 établissements), 94.99Z (5 établissements), 70.10Z (4 établissements). 5.3 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS). 1.1 % disposent de la certification RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).
Sur les 3 dernières années, 10 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 10.6 %. En parallèle, 34 établissements ont cessé leur activité (26.6 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 50. Cette diversité raisonnable offre une base économique relativement stable.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 071 €/m². Sur la période observée, 15 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 231 €/m² (24 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de -14.4 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 11.0 €/m² et celui des maisons de 7.2 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 3.1 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Barro est évaluée à 66 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation saine ». Ce score est nettement supérieur à la moyenne départementale (55 /100), signe d'une gestion rigoureuse.
La capacité de désendettement est de 0.6 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. La commune est mieux positionnée que la moyenne départementale (2.6 ans). Le taux d'épargne brute atteint 30 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce taux confortable permet d'autofinancer une part significative des projets. Ce niveau dépasse la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 66 % (part des impôts locaux dans les recettes). Ce niveau élevé traduit une capacité à lever ses propres ressources.
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 29 028 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 65 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 22 239 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -3.5 %.
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 62.7 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 69.6 %. La tendance est stable.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Barro compte 7 associations. La densité associative s'établit à 16.9 pour 1 000 habitants. Ce maillage associatif très dense est un marqueur fort de dynamisme territorial.
Les associations couvrent 6 catégories d'activités différentes. L'offre associative couvre les principaux domaines de la vie sociale et culturelle.
Barro dispose de 13 équipements publics répertoriés, répartis en 5 catégories. La densité d'équipements est de 31.5 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : sport. En revanche, les équipements de type école, santé, culture ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 3 513 440 €. La surface totale des équipements atteint 12 599 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (9), cimetiere (1), mairie (1), culte (1), espace_vert (1).
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. La croissance démographique (6.7 %) est un signal positif. Un prix immobilier de 1 071 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 24 450 €, Les 45 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 7 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 94 établissements actifs et 10 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance. Les finances communales solides permettent d'accompagner le développement économique.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. Les 13 équipements publics structurent l'offre de services.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Barro présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 6 point(s) fort(s) et 2 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — augmentation des besoins en services aux personnes âgées — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.