Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Baignes-Sainte-Radegonde, un territoire de 1 254 habitants (densité : 40.1 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 5.3 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Accès aux soins » (score 10 /10), tandis que le domaine « Économie et emploi » (score 1.0 /10) appelle une attention particulière.
Baignes-Sainte-Radegonde compte 1 254 habitants (2023), pour une densité de 40.1 hab/km². Le territoire présente un profil semi-rural.
Le recul démographique est significatif (-2.9 %), posant la question de l'attractivité du territoire.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 25.1 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 38.9 %. L'indice de vieillissement s'établit à 155 (100 = équilibre). Ce ratio élevé traduit un vieillissement prononcé, avec des enjeux en termes de services aux personnes âgées et de renouvellement générationnel.
Le taux de vacance des logements atteint 15.0 %, nettement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %). Cette vacance importante peut témoigner d'un déficit d'attractivité résidentielle ou d'un parc de logements inadapté.
Le taux de chômage s'établit à 11.3 %, significativement au-dessus de la moyenne nationale (7.3 %), révélant des difficultés structurelles d'accès à l'emploi. Le taux d'emploi atteint 104.1 %. La population active compte 515 personnes.
Le revenu médian disponible est de 19 760 € par unité de consommation, inférieur de 14.7 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 190 allocataires CAF sont recensés, couvrant 420 personnes. 25 bénéficient du RSA pour un montant total de 14 600 €. 90 perçoivent la prime d'activité.
Baignes-Sainte-Radegonde dispose de 1 école(s) et 1 collège(s), accueillant 263 élèves à la rentrée 2024. La couverture scolaire est complète sur les premier et second degrés.
Le ratio moyen est de 22.3 élèves par classe, proche de la moyenne nationale (22.5), un encadrement dans la norme. Par rapport au département (20.6 élèves/classe), les classes sont plus chargées que la moyenne.
La baisse des effectifs est marquée (-12.0 % sur 5 ans). À ce rythme, le maintien de certaines classes pourrait être remis en question à moyen terme.
Sur les 1 012 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 17.8 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce taux, nettement inférieur à la moyenne nationale (~30%), traduit un déficit de qualification.
La part de la population sans diplôme s'établit à 33.1 %. À l'autre extrémité, 4.2 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : Sans diplôme (335), CAP / BEP (305), Baccalauréat (141). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 16.3 % des femmes contre 19.5 % des hommes sont diplômées du supérieur. L'écart en faveur des hommes est notable et peut refléter des inégalités structurelles d'accès à la formation.
Le tissu économique local compte 340 établissements actifs, dont 292 sièges sociaux. Ce tissu économique diversifié constitue un atout pour le territoire.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (42 établissements), 01.21Z (40 établissements), 35.11Z (21 établissements), 01.11Z (14 établissements), 94.99Z (12 établissements). 8.5 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS). 0.3 % disposent de la certification RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).
Sur les 3 dernières années, 32 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 9.4 %. En parallèle, 101 établissements ont cessé leur activité (22.9 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 111. Cette forte diversification est un gage de résilience économique face aux chocs sectoriels.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 176 €/m². Sur la période observée, 49 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 234 €/m² (77 transactions). Pour les appartements, le prix médian s'élève à 20 €/m² (1 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 9.3 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 9.7 €/m² et celui des maisons de 7.9 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 4.2 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Baignes-Sainte-Radegonde est évaluée à 56 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation correcte ». Ce score est dans la moyenne départementale (55 /100).
La capacité de désendettement est de 1.1 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. Le taux d'épargne brute atteint 24 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce taux confortable permet d'autofinancer une part significative des projets.
L'autonomie fiscale s'établit à 35 % (part des impôts locaux dans les recettes).
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 200 697 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 155 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 180 044 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -0.1 %.
Sur la période 2023, baignes-sainte-radegonde a bénéficié de 1 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 220 000 €. Le projet le plus important est « Réhabilitation de la chaufferie bois et du réseau de chaleur » (2023, 220 000 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 58.0 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 60.7 %. La tendance est à la baisse (-9.2 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Baignes-Sainte-Radegonde compte 31 associations, dont 22 actives. La densité associative s'établit à 17.5 pour 1 000 habitants. Ce maillage associatif très dense est un marqueur fort de dynamisme territorial.
Les associations couvrent 18 catégories d'activités différentes. Cette grande diversité thématique répond à un large éventail de besoins de la population.
Baignes-Sainte-Radegonde dispose de 28 équipements publics répertoriés, répartis en 8 catégories. La densité d'équipements est de 22.3 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : sport, santé, culture. En revanche, les équipements de type école n'est pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 26 314 093 €. La surface totale des équipements atteint 35 180 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (18), culte (2), cimetiere (2), sante (2), culture (1).
Baignes-Sainte-Radegonde compte 16 professionnels de santé répartis en 7 catégories. Rapportée à la population (1 254 habitants), la densité globale est de 127.6 pour 10 000 habitants.
On recense 2 médecins généralistes, soit une densité de 15.9 pour 10 000 habitants, supérieure à la moyenne nationale (environ 3,3). Ce niveau place le territoire au-dessus de la moyenne départementale (8.3 /10 000 hab.).
L'offre complémentaire comprend 1 pharmacie, 5 infirmiers, 2 dentistes.
88% des professionnels exercent en secteur 1 (tarifs conventionnés). Ce niveau élevé garantit un bon accès financier aux soins pour les patients.
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-2.9 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 1 176 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages. Le taux de vacance élevé (15.0 %) constitue toutefois un signal d'alerte sur la demande de logements. L'excellente couverture en santé constitue un atout majeur pour l'attractivité résidentielle.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 19 760 €, Les 190 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 22 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 340 établissements actifs et 32 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (1 école(s), 263 élèves) fait face à une baisse d'effectifs. Les 28 équipements publics structurent l'offre de services. La grande diversité associative enrichit l'offre culturelle, sportive et sociale. La densité de l'offre de santé renforce significativement la qualité de vie locale.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Les maisons présentent un prix au m² supérieur aux appartements, reflétant la préférence locale pour l'habitat individuel. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Baignes-Sainte-Radegonde présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 6 point(s) fort(s) et 5 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — développement du tissu économique local, attractivité pour les primo-accédants, potentiel de réhabilitation du parc vacant — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — risque de dévitalisation territoriale, augmentation des besoins en services aux personnes âgées, baisse significative des effectifs scolaires — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.