Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Angoulême, un territoire de 41 908 habitants (densité : 1 927.7 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 5.9 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Accès aux soins » (score 10 /10), tandis que le domaine « Économie et emploi » (score 0 /10) appelle une attention particulière.
Angoulême compte 41 908 habitants (2023), pour une densité de 1 927.7 hab/km². La densité est élevée, caractéristique d'un territoire urbain.
La population est en léger déclin (-0.1 %), une tendance à surveiller. Le solde naturel positif (72 naissances nettes) soutient la démographie.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 38.3 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 26.2 %. L'indice de vieillissement s'établit à 68 (100 = équilibre). La structure par âge est relativement jeune, un atout pour le dynamisme du territoire.
Le taux de vacance des logements atteint 9.1 %, légèrement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %).
Le taux de chômage s'établit à 18.7 %, significativement au-dessus de la moyenne nationale (7.3 %), révélant des difficultés structurelles d'accès à l'emploi. Le taux d'emploi atteint 81.3 %. La population active compte 39 302 personnes.
Le revenu médian disponible est de 18 700 € par unité de consommation, inférieur de 19.3 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 14 140 allocataires CAF sont recensés, couvrant 25 135 personnes. 2 890 bénéficient du RSA pour un montant total de 1 630 400 €. 5 030 perçoivent la prime d'activité.
Angoulême dispose de 31 école(s) et 10 collège(s), accueillant 7 321 élèves à la rentrée 2024. La couverture scolaire est complète sur les premier et second degrés.
Le ratio moyen est de 19.7 élèves par classe, nettement en dessous de la moyenne nationale (22.5). Ces effectifs réduits favorisent un suivi pédagogique individualisé. Ce niveau est comparable à la moyenne départementale (20.6).
Les effectifs scolaires reculent légèrement (-4.4 % sur 5 ans), une tendance à surveiller pour anticiper d'éventuelles fermetures de classes.
Sur les 30 549 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 35.0 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce niveau, supérieur à la moyenne nationale (~30%), témoigne d'un capital humain solide.
La part de la population sans diplôme s'établit à 19.1 %. Ce niveau relativement contenu est un indicateur favorable. À l'autre extrémité, 12.4 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (6 881), Sans diplôme (5 828), Baccalauréat (5 549). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 35.0 % des femmes contre 34.9 % des hommes sont diplômées du supérieur. L'écart entre les sexes reste limité.
Le tissu économique local compte 10 084 établissements actifs, dont 8 762 sièges sociaux.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (1 047 établissements), 68.20A (804 établissements), 94.99Z (653 établissements), 90.03A (329 établissements), 47.89Z (262 établissements). 12.9 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS). 0.6 % disposent de la certification RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).
Sur les 3 dernières années, 989 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 9.8 %. En parallèle, 5 134 établissements ont cessé leur activité (33.7 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 432. Cette forte diversification est un gage de résilience économique face aux chocs sectoriels.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 724 €/m². Sur la période observée, 2 260 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 716 €/m² (2 134 transactions). Pour les appartements, le prix médian s'élève à 1 581 €/m² (1 425 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 12.0 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 11.4 €/m² et celui des maisons de 9.3 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 6.5 années de revenus. Ce ratio témoigne d'une certaine tension sur le marché immobilier.
La santé financière de Angoulême est évaluée à 41 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation fragile ». Ce score est en dessous de la moyenne départementale (55 /100), ce qui appelle une attention particulière.
La capacité de désendettement est de 5.1 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). La commune est plus endettée que la moyenne départementale (2.6 ans). Le taux d'épargne brute atteint 14 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce niveau est en dessous de la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 63 % (part des impôts locaux dans les recettes). Ce niveau élevé traduit une capacité à lever ses propres ressources.
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 9 030 022 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 206 €/hab. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -1.0 %.
Sur la période 2018–2024, angoulême a bénéficié de 21 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 5 586 701 €. Répartition : DSIL (19 projets, 5 273 060 €), DSIL RT (2 projets, 313 641 €). Le projet le plus important est « Amenagement du parvis de la cathedale » (2022, 738 900 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 52.1 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 56.4 %. La tendance est à la baisse (-7.2 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026), la répartition des voix est : gauche 47.1 %, droite 44.3 %, extrême droite 8.6 %.
Entre 2022 et 2026, la extreme droite recule de 21.4 points.
Angoulême compte 933 associations, dont 700 actives. La densité associative s'établit à 16.7 pour 1 000 habitants. Ce maillage associatif très dense est un marqueur fort de dynamisme territorial.
Les associations couvrent 184 catégories d'activités différentes. Cette grande diversité thématique répond à un large éventail de besoins de la population.
Sur la période récente, 2 associations ont été créées (soit 0.3 % du stock).
Angoulême dispose de 617 équipements publics répertoriés, répartis en 10 catégories. La densité d'équipements est de 14.7 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : école, sport, santé, culture.
La valeur estimée du patrimoine communal est de 1 544 257 770 €. La surface totale des équipements atteint 1 579 198 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (362), espace_vert (88), ecole (58), sante (54), culture (20).
Angoulême compte 260 professionnels de santé répartis en 7 catégories. Rapportée à la population (41 908 habitants), la densité globale est de 62.0 pour 10 000 habitants.
On recense 51 médecins généralistes, soit une densité de 12.2 pour 10 000 habitants, supérieure à la moyenne nationale (environ 3,3). Ce niveau place le territoire au-dessus de la moyenne départementale (8.3 /10 000 hab.).
L'offre complémentaire comprend 16 pharmacies, 50 infirmiers, 28 dentistes.
75% des professionnels exercent en secteur 1 (tarifs conventionnés). L'accessibilité tarifaire reste correcte pour la majorité des consultations.
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-0.1 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 1 724 €/m² témoigne d'une demande soutenue. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages. L'excellente couverture en santé constitue un atout majeur pour l'attractivité résidentielle.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 18 700 €, Les 14 140 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 700 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 10 084 établissements actifs et 989 créations récentes, le tissu économique présente des fragilités.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (31 école(s), 7 321 élèves) fait face à une baisse d'effectifs. Les 617 équipements publics structurent l'offre de services. La grande diversité associative enrichit l'offre culturelle, sportive et sociale. La densité de l'offre de santé renforce significativement la qualité de vie locale.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population.
Aucune menace identifiée
Au terme de cette analyse, Angoulême présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 6 point(s) fort(s) et 4 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — potentiel de dynamisme à moyen terme grâce à la jeunesse de la population, développement du tissu économique local — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir.