Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Angeac-Champagne, un territoire de 495 habitants (densité : 34.5 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 5.8 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Finances locales » (score 7.5 /10), tandis que le domaine « Accès aux soins » (score 2.5 /10) appelle une attention particulière.
Angeac-Champagne compte 495 habitants (2023), pour une densité de 34.5 hab/km². Le territoire présente un profil semi-rural.
Le recul démographique est significatif (-2.8 %), posant la question de l'attractivité du territoire. Le solde naturel est déficitaire (-4), reflétant le vieillissement de la population.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 25.0 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 35.1 %. L'indice de vieillissement s'établit à 140 (100 = équilibre). La population est légèrement vieillissante, une tendance commune aux territoires ruraux.
Le taux de vacance des logements atteint 7.8 %, en dessous de la moyenne nationale (8.3 %), signe d'un marché résidentiel tendu.
Le taux de chômage s'établit à 5.7 %, légèrement inférieur à la moyenne nationale (7.3 %). Le taux d'emploi atteint 94.3 %. La population active compte 487 personnes.
Le revenu médian disponible est de 24 280 € par unité de consommation, proche de la médiane nationale. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 55 allocataires CAF sont recensés, couvrant 160 personnes. 5 bénéficient du RSA pour un montant total de 1 700 €. 25 perçoivent la prime d'activité.
Angeac-Champagne dispose de 1 école(s), accueillant 61 élèves à la rentrée 2024. Seul le premier degré est couvert localement ; les collégiens doivent se déplacer vers les communes voisines.
Le ratio moyen est de 30.5 élèves par classe, au-dessus de la moyenne nationale (22.5). Des classes chargées qui peuvent limiter le temps consacré à chaque élève. Par rapport au département (20.6 élèves/classe), les classes sont plus chargées que la moyenne.
Les effectifs scolaires sont en hausse significative (38.6 % sur 5 ans), reflétant l'attractivité résidentielle du territoire pour les familles avec enfants.
La hausse des effectifs dans des classes déjà chargées appelle une vigilance sur la capacité d'accueil du territoire.
Sur les 384 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 25.8 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce niveau se situe légèrement sous la moyenne nationale (~30%).
La part de la population sans diplôme s'établit à 15.9 %. Ce niveau relativement contenu est un indicateur favorable. À l'autre extrémité, 4.7 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (122), Baccalauréat (75), Sans diplôme (61). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 25.5 % des femmes contre 25.5 % des hommes sont diplômées du supérieur. L'écart entre les sexes reste limité.
Le tissu économique local compte 121 établissements actifs, dont 118 sièges sociaux. Ce tissu économique diversifié constitue un atout pour le territoire.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (37 établissements), 01.21Z (32 établissements), 11.01Z (6 établissements), 93.12Z (3 établissements), 64.20Z (3 établissements). 3.3 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS).
Sur les 3 dernières années, 5 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 4.1 %. En parallèle, 62 établissements ont cessé leur activité (33.9 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 36. Cette diversité raisonnable offre une base économique relativement stable.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 765 €/m². Sur la période observée, 12 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 559 €/m² (21 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 20.6 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 10.1 €/m² et celui des maisons de 8.8 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 5.1 années de revenus. Ce ratio témoigne d'une certaine tension sur le marché immobilier.
La santé financière de Angeac-Champagne est évaluée à 76 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation saine ». Ce score est nettement supérieur à la moyenne départementale (55 /100), signe d'une gestion rigoureuse.
La capacité de désendettement est de 0.8 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. Le taux d'épargne brute atteint 34 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce taux confortable permet d'autofinancer une part significative des projets. Ce niveau dépasse la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 61 % (part des impôts locaux dans les recettes). Ce niveau élevé traduit une capacité à lever ses propres ressources.
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 0 €. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 18 857 €.
Sur la période 2018–2022, angeac-champagne a bénéficié de 3 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 145 348 €. Le projet le plus important est « Amenagement interieur de la mairie et reamenagement des abords exterieurs » (2022, 122 114 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 66.3 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 60.0 %. La tendance est à la baisse (-2.7 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Le projet de territoire « Projet de Territoire 2018-2030 » (2018-2030) s'articule autour de 3 axes et 38 actions.
L'avancement global atteint 0.0 % : 0 action(s) réalisée(s), 24 en cours, 14 à lancer.
L'analyse de cohérence entre le plan et les délibérations donne un score de 58 /100. Le taux de couverture thématique est de 63.2 %. 14 action(s) du plan ne trouvent pas d'écho dans les délibérations.
Angeac-Champagne compte 6 associations. La densité associative s'établit à 12.1 pour 1 000 habitants. Ce niveau de densité traduit une vie associative riche.
Les associations couvrent 5 catégories d'activités différentes.
Angeac-Champagne dispose de 7 équipements publics répertoriés, répartis en 4 catégories. La densité d'équipements est de 14.1 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : école, sport. En revanche, les équipements de type santé, culture ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 5 994 940 €. La surface totale des équipements atteint 4 321 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (4), ecole (1), mairie (1), culte (1).
Angeac-Champagne compte 1 professionnels de santé répartis en 1 catégories. Rapportée à la population (495 habitants), la densité globale est de 20.2 pour 10 000 habitants.
Aucun médecin généraliste n'est recensé sur le territoire, ce qui caractérise un désert médical au sens de l'accès aux soins de premier recours. La moyenne départementale est de 8.3 généralistes pour 10 000 habitants.
L'offre complémentaire comprend 1 infirmier. L'absence de pharmacie impose aux habitants des déplacements pour les soins courants.
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-2.8 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 1 765 €/m² témoigne d'une demande soutenue. Le faible chômage renforce l'attractivité pour les actifs. L'accès limité aux soins peut freiner l'installation de nouveaux habitants.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 24 280 €, Les 55 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 6 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 121 établissements actifs et 5 créations récentes, le tissu économique présente des fragilités. Les finances communales solides permettent d'accompagner le développement économique.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (1 école(s), 61 élèves) est en développement. Les 7 équipements publics structurent l'offre de services. Le déficit d'offre de soins pèse sur la qualité de vie quotidienne.
La gouvernance locale se mesure par la qualité du dialogue démocratique, l'existence d'un projet de territoire et la gestion financière. Le plan « Projet de Territoire 2018-2030 » structure la vision stratégique. La participation électorale (66.3 %) suggère un affaiblissement du lien démocratique.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Angeac-Champagne présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 3 point(s) fort(s) et 3 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — capacité d'investissement importante, hausse des effectifs scolaires, signe d'attractivité familiale — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — risque de dévitalisation territoriale, augmentation des besoins en services aux personnes âgées — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.