Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Ambérac, un territoire de 315 habitants (densité : 26.0 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 5.1 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Patrimoine communal » (score 9.0 /10), tandis que le domaine « Vie associative » (score 1.0 /10) appelle une attention particulière.
Ambérac compte 315 habitants (2023), pour une densité de 26.0 hab/km². Ce territoire présente un caractère nettement rural, avec une densité très faible.
Le recul démographique est significatif (-7.1 %), posant la question de l'attractivité du territoire. Le solde naturel positif (2 naissances nettes) soutient la démographie.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 22.4 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 40.7 %. L'indice de vieillissement s'établit à 181 (100 = équilibre). Ce ratio élevé traduit un vieillissement prononcé, avec des enjeux en termes de services aux personnes âgées et de renouvellement générationnel.
Le taux de vacance des logements atteint 7.3 %, en dessous de la moyenne nationale (8.3 %), signe d'un marché résidentiel tendu.
Le taux de chômage s'établit à 5.6 %, légèrement inférieur à la moyenne nationale (7.3 %). Le taux d'emploi atteint 81.8 %. La population active compte 143 personnes.
Le revenu médian disponible est de 20 510 € par unité de consommation, inférieur de 11.4 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 45 allocataires CAF sont recensés, couvrant 115 personnes. 5 bénéficient du RSA pour un montant total de 3 900 €. 10 perçoivent la prime d'activité.
Ambérac dispose de 1 école(s), accueillant 26 élèves à la rentrée 2024. Seul le premier degré est couvert localement ; les collégiens doivent se déplacer vers les communes voisines.
Le ratio moyen est de 26.0 élèves par classe, au-dessus de la moyenne nationale (22.5). Des classes chargées qui peuvent limiter le temps consacré à chaque élève. Par rapport au département (20.6 élèves/classe), les classes sont plus chargées que la moyenne.
La baisse des effectifs est marquée (-21.2 % sur 5 ans). À ce rythme, le maintien de certaines classes pourrait être remis en question à moyen terme.
Sur les 254 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 22.4 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce niveau se situe légèrement sous la moyenne nationale (~30%).
La part de la population sans diplôme s'établit à 20.5 %. Ce niveau relativement contenu est un indicateur favorable. À l'autre extrémité, 3.9 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (73), Baccalauréat (53), Sans diplôme (52). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 28.6 % des femmes contre 17.2 % des hommes sont diplômées du supérieur. La surreprésentation féminine dans l'enseignement supérieur est une tendance nationale qui se confirme localement.
Le tissu économique local compte 57 établissements actifs, dont 54 sièges sociaux. Ce volume correspond à un tissu d'activités locales de petite taille.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (11 établissements), 01.11Z (8 établissements), 94.99Z (3 établissements), 35.11Z (3 établissements), 43.21A (2 établissements). 12.3 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS).
Sur les 3 dernières années, 6 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 10.5 %. En parallèle, 23 établissements ont cessé leur activité (28.7 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 30. Cette diversité raisonnable offre une base économique relativement stable.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 813 €/m². Sur la période observée, 16 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 769 €/m² (27 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de -38.3 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 11.0 €/m² et celui des maisons de 7.3 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 2.8 années de revenus. Ce ratio très favorable traduit une accessibilité remarquable du marché immobilier local.
La santé financière de Ambérac est évaluée à 41 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation fragile ». Ce score est en dessous de la moyenne départementale (55 /100), ce qui appelle une attention particulière.
La capacité de désendettement est de 1.3 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. Le taux d'épargne brute atteint 13 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce niveau est en dessous de la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 40 % (part des impôts locaux dans les recettes).
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 38 370 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 106 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 35 936 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de 0.1 %.
Sur la période 2019–2023, ambérac a bénéficié de 2 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 7 556 €. Le projet le plus important est « Réfection et mise aux normes du chauffage et du réseau électrique » (2023, 4 139 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 58.2 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 64.5 %. La tendance est à la baisse (-11.1 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Ambérac compte 3 associations, dont 2 actives. La densité associative s'établit à 6.3 pour 1 000 habitants. La vie associative est modérée.
Les associations couvrent 2 catégories d'activités différentes.
Ambérac dispose de 9 équipements publics répertoriés, répartis en 7 catégories. La densité d'équipements est de 28.6 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : école, sport, culture. En revanche, les équipements de type santé n'est pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 13 042 670 €. La surface totale des équipements atteint 21 507 m².
Les catégories les plus représentées sont : espace_vert (2), sport (2), mairie (1), culture (1), ecole (1).
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-7.1 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 813 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le faible chômage renforce l'attractivité pour les actifs.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 20 510 €, Les 45 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 2 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 57 établissements actifs et 6 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (1 école(s), 26 élèves) fait face à une baisse d'effectifs. Les 9 équipements publics structurent l'offre de services.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Ambérac présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 4 point(s) fort(s) et 3 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — risque de dévitalisation territoriale, augmentation des besoins en services aux personnes âgées, baisse significative des effectifs scolaires — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.