Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Alloue, un territoire de 491 habitants (densité : 10.5 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 5.4 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Éducation » (score 8.0 /10), tandis que le domaine « Économie et emploi » (score 0 /10) appelle une attention particulière.
Alloue compte 491 habitants (2023), pour une densité de 10.5 hab/km². Ce territoire présente un caractère nettement rural, avec une densité très faible.
Le recul démographique est significatif (-3.5 %), posant la question de l'attractivité du territoire. Le solde naturel est déficitaire (-2), reflétant le vieillissement de la population.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 17.7 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 53.0 %. L'indice de vieillissement s'établit à 300 (100 = équilibre). Ce ratio élevé traduit un vieillissement prononcé, avec des enjeux en termes de services aux personnes âgées et de renouvellement générationnel.
Le taux de vacance des logements atteint 14.5 %, nettement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %). Cette vacance importante peut témoigner d'un déficit d'attractivité résidentielle ou d'un parc de logements inadapté.
Le taux de chômage s'établit à 12.2 %, significativement au-dessus de la moyenne nationale (7.3 %), révélant des difficultés structurelles d'accès à l'emploi. Le taux d'emploi atteint 102.0 %. La population active compte 196 personnes.
Le revenu médian disponible est de 17 420 € par unité de consommation, inférieur de 24.8 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 65 allocataires CAF sont recensés, couvrant 140 personnes. 10 bénéficient du RSA pour un montant total de 5 900 €. 30 perçoivent la prime d'activité. Le nombre d'allocataires a progressé de 18.2 % sur la période observée, traduisant une augmentation des besoins sociaux.
Alloue dispose de 1 école(s), accueillant 22 élèves à la rentrée 2024. Seul le premier degré est couvert localement ; les collégiens doivent se déplacer vers les communes voisines.
Le ratio moyen est de 22.0 élèves par classe, proche de la moyenne nationale (22.5), un encadrement dans la norme. Par rapport au département (20.6 élèves/classe), les classes sont plus chargées que la moyenne.
Les effectifs scolaires sont en hausse significative (10.0 % sur 5 ans), reflétant l'attractivité résidentielle du territoire pour les familles avec enfants.
Sur les 398 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 17.1 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce taux, nettement inférieur à la moyenne nationale (~30%), traduit un déficit de qualification.
La part de la population sans diplôme s'établit à 29.6 %. À l'autre extrémité, 4.5 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (119), Sans diplôme (118), Baccalauréat (72). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 21.1 % des femmes contre 12.7 % des hommes sont diplômées du supérieur. La surreprésentation féminine dans l'enseignement supérieur est une tendance nationale qui se confirme localement.
Le tissu économique local compte 138 établissements actifs, dont 120 sièges sociaux. Ce tissu économique diversifié constitue un atout pour le territoire.
Les principaux secteurs d'activité sont : 35.11Z (20 établissements), 94.99Z (8 établissements), 01.49Z (8 établissements), 01.41Z (8 établissements), 01.50Z (7 établissements). 10.9 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS). 0.7 % disposent de la certification RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).
Sur les 3 dernières années, 13 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 9.4 %. En parallèle, 42 établissements ont cessé leur activité (23.3 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 58. Cette forte diversification est un gage de résilience économique face aux chocs sectoriels.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 773 €/m². Sur la période observée, 42 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 859 €/m² (67 transactions). Pour les appartements, le prix médian s'élève à 168 €/m² (1 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de -24.0 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 11.0 €/m² et celui des maisons de 7.0 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 3.1 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Alloue est évaluée à 53 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation correcte ». Ce score est dans la moyenne départementale (55 /100).
La capacité de désendettement est de 0.6 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. La commune est mieux positionnée que la moyenne départementale (2.6 ans). Le taux d'épargne brute atteint 18 % (part des recettes pouvant financer des investissements).
L'autonomie fiscale s'établit à 38 % (part des impôts locaux dans les recettes). Avec 45 % de recettes provenant de l'État, la commune est significativement dépendante des dotations.
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 95 021 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 161 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 134 305 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de 0.4 %.
Sur la période 2018–2023, alloue a bénéficié de 6 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 169 858 €. Répartition : DETR (5 projets, 154 458 €), DSIL (1 projets, 15 400 €). Le projet le plus important est « Chaufferie a bois » (2020, 62 749 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 68.6 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 60.9 %. La tendance est stable.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Alloue compte 15 associations, dont 12 actives. La densité associative s'établit à 24.4 pour 1 000 habitants. Ce maillage associatif très dense est un marqueur fort de dynamisme territorial.
Les associations couvrent 11 catégories d'activités différentes. Cette grande diversité thématique répond à un large éventail de besoins de la population.
Alloue dispose de 10 équipements publics répertoriés, répartis en 5 catégories. La densité d'équipements est de 20.4 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : sport, culture. En revanche, les équipements de type école, santé ne sont pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 17 148 673 €. La surface totale des équipements atteint 19 929 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (5), mairie (2), cimetiere (1), culture (1), culte (1).
Alloue compte 1 professionnels de santé répartis en 1 catégories. Rapportée à la population (491 habitants), la densité globale est de 20.4 pour 10 000 habitants.
On recense 1 médecin généraliste, soit une densité de 20.4 pour 10 000 habitants, supérieure à la moyenne nationale (environ 3,3). Ce niveau place le territoire au-dessus de la moyenne départementale (8.3 /10 000 hab.).
L'absence de pharmacie et de professionnels paramédicaux impose aux habitants des déplacements pour l'ensemble des soins courants.
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-3.5 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 773 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages. Le taux de vacance élevé (14.5 %) constitue toutefois un signal d'alerte sur la demande de logements. L'offre de santé, satisfaisante, contribue à l'attractivité du territoire.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 17 420 €, Les 65 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 12 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 138 établissements actifs et 13 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (1 école(s), 22 élèves) est en développement. Les 10 équipements publics structurent l'offre de services. La grande diversité associative enrichit l'offre culturelle, sportive et sociale. L'offre de soins couvre les besoins essentiels de la population.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Les maisons présentent un prix au m² supérieur aux appartements, reflétant la préférence locale pour l'habitat individuel. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Alloue présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 6 point(s) fort(s) et 6 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants, potentiel de réhabilitation du parc vacant, hausse des effectifs scolaires, signe d'attractivité familiale — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — risque de dévitalisation territoriale, augmentation des besoins en services aux personnes âgées — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.