Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Aigre, un territoire de 1 594 habitants (densité : 67.0 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 5.0 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Patrimoine communal » (score 9.0 /10), tandis que le domaine « Économie et emploi » (score 0 /10) appelle une attention particulière.
Aigre compte 1 594 habitants (2023), pour une densité de 67.0 hab/km². Le territoire présente un profil semi-rural.
La population est en léger déclin (-1.8 %), une tendance à surveiller. Le solde naturel est déficitaire (-39), reflétant le vieillissement de la population.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 20.2 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 52.2 %. L'indice de vieillissement s'établit à 259 (100 = équilibre). Ce ratio élevé traduit un vieillissement prononcé, avec des enjeux en termes de services aux personnes âgées et de renouvellement générationnel.
Le taux de vacance des logements atteint 13.5 %, nettement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %). Cette vacance importante peut témoigner d'un déficit d'attractivité résidentielle ou d'un parc de logements inadapté.
Le taux de chômage s'établit à 15.6 %, significativement au-dessus de la moyenne nationale (7.3 %), révélant des difficultés structurelles d'accès à l'emploi. Le taux d'emploi atteint 84.4 %. La population active compte 1 156 personnes.
Le revenu médian disponible est de 20 110 € par unité de consommation, inférieur de 13.2 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 345 allocataires CAF sont recensés, couvrant 715 personnes. 60 bénéficient du RSA pour un montant total de 36 900 €. 115 perçoivent la prime d'activité. Le nombre d'allocataires a progressé de 11.3 % sur la période observée, traduisant une augmentation des besoins sociaux.
Aigre dispose de 3 école(s) et 1 collège(s), accueillant 406 élèves à la rentrée 2024. La couverture scolaire est complète sur les premier et second degrés.
Le ratio moyen est de 21.5 élèves par classe, proche de la moyenne nationale (22.5), un encadrement dans la norme. Ce niveau est comparable à la moyenne départementale (20.6).
Les effectifs scolaires sont en hausse significative (6.0 % sur 5 ans), reflétant l'attractivité résidentielle du territoire pour les familles avec enfants.
Sur les 1 335 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 13.8 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce taux, nettement inférieur à la moyenne nationale (~30%), traduit un déficit de qualification.
La part de la population sans diplôme s'établit à 29.9 %. À l'autre extrémité, 2.4 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (428), Sans diplôme (399), Baccalauréat (231). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 14.2 % des femmes contre 13.3 % des hommes sont diplômées du supérieur. L'écart entre les sexes reste limité.
Le tissu économique local compte 354 établissements actifs, dont 306 sièges sociaux. Ce tissu économique diversifié constitue un atout pour le territoire.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (49 établissements), 94.99Z (21 établissements), 35.11Z (19 établissements), 01.11Z (18 établissements), 68.20A (14 établissements). 13.8 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS). 0.8 % disposent de la certification RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).
Sur les 3 dernières années, 37 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 10.5 %. En parallèle, 187 établissements ont cessé leur activité (34.6 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 121. Cette forte diversification est un gage de résilience économique face aux chocs sectoriels.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 900 €/m². Sur la période observée, 111 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 865 €/m² (170 transactions). Pour les appartements, le prix médian s'élève à 2 375 €/m² (1 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de 0.8 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 11.0 €/m² et celui des maisons de 7.1 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 3.1 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Aigre est évaluée à 35 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation fragile ». Ce score est en dessous de la moyenne départementale (55 /100), ce qui appelle une attention particulière.
La capacité de désendettement est de 8.1 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). La commune est plus endettée que la moyenne départementale (2.6 ans). Le taux d'épargne brute atteint 3 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce taux faible rend la commune dépendante de l'emprunt ou des subventions pour investir. Ce niveau est en dessous de la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 46 % (part des impôts locaux dans les recettes).
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 160 346 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 94 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 193 636 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de -23.9 %.
Sur la période 2018–2024, aigre a bénéficié de 8 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 501 264 €. Répartition : DETR (7 projets, 473 348 €), DSIL (1 projets, 27 916 €). Le projet le plus important est « Amenagement des abords de l'eglise, parvis, parking, rue de l'eglise et ruelles » (2022, 122 585 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 63.2 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 64.9 %. La tendance est à la baisse (-6.4 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Aigre compte 36 associations, dont 25 actives. La densité associative s'établit à 15.7 pour 1 000 habitants. Ce maillage associatif très dense est un marqueur fort de dynamisme territorial.
Les associations couvrent 22 catégories d'activités différentes. Cette grande diversité thématique répond à un large éventail de besoins de la population.
Aigre dispose de 27 équipements publics répertoriés, répartis en 9 catégories. La densité d'équipements est de 16.9 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : école, sport, santé, culture.
La valeur estimée du patrimoine communal est de 75 979 377 €. La surface totale des équipements atteint 52 232 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (9), sante (5), cimetiere (3), ecole (2), securite (2).
Aigre compte 12 professionnels de santé répartis en 5 catégories. Rapportée à la population (1 594 habitants), la densité globale est de 75.3 pour 10 000 habitants.
Aucun médecin généraliste n'est recensé sur le territoire, ce qui caractérise un désert médical au sens de l'accès aux soins de premier recours. La moyenne départementale est de 8.3 généralistes pour 10 000 habitants.
L'offre complémentaire comprend 1 pharmacie, 6 infirmiers, 1 dentiste.
75% des professionnels exercent en secteur 1 (tarifs conventionnés). L'accessibilité tarifaire reste correcte pour la majorité des consultations.
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. Le déclin démographique (-1.8 %) pèse sur l'attractivité. Un prix immobilier de 900 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages. Le taux de vacance élevé (13.5 %) constitue toutefois un signal d'alerte sur la demande de logements. L'offre de santé, satisfaisante, contribue à l'attractivité du territoire.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 20 110 €, Les 345 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 25 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 354 établissements actifs et 37 créations récentes, le tissu économique présente des fragilités. La fragilité financière limite les capacités d'accompagnement du développement local.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (3 école(s), 406 élèves) est en développement. Les 27 équipements publics structurent l'offre de services. La grande diversité associative enrichit l'offre culturelle, sportive et sociale. L'offre de soins couvre les besoins essentiels de la population.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le marché des appartements est significativement plus cher au m² que celui des maisons, typique des zones où le foncier disponible est limité. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Aigre présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 6 point(s) fort(s) et 6 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — développement du tissu économique local, attractivité pour les primo-accédants, potentiel de réhabilitation du parc vacant — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — augmentation des besoins en services aux personnes âgées, hausse rapide des prix immobiliers (risque de bulle) — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.