Cette analyse détaillée présente un portrait complet de Agris, un territoire de 891 habitants (densité : 47.6 hab/km²). Elle croise 13 domaines d'analyse pour offrir une vision globale et argumentée des forces, faiblesses et dynamiques à l'œuvre.
Le score global du territoire s'établit à 5.7 /10, correspondant à un profil « En transition ». Les points forts se situent dans le domaine « Patrimoine communal » (score 8.5 /10), tandis que le domaine « Vie associative » (score 1.5 /10) appelle une attention particulière.
Agris compte 891 habitants (2023), pour une densité de 47.6 hab/km². Le territoire présente un profil semi-rural.
La croissance démographique est soutenue (6.6 % sur la période de référence), signe d'une attractivité résidentielle marquée. Le solde naturel positif (4 naissances nettes) soutient la démographie.
Concernant la structure par âge, les jeunes (0-29 ans) représentent 25.4 % de la population, tandis que les seniors (60 ans et plus) en constituent 35.0 %. L'indice de vieillissement s'établit à 138 (100 = équilibre). La population est légèrement vieillissante, une tendance commune aux territoires ruraux.
Le taux de vacance des logements atteint 9.6 %, légèrement au-dessus de la moyenne nationale (8.3 %).
Le taux de chômage s'établit à 9.2 %, proche de la moyenne nationale (7.3 %). Le taux d'emploi atteint 90.8 %. La population active compte 888 personnes.
Le revenu médian disponible est de 20 560 € par unité de consommation, inférieur de 11.2 % à la médiane nationale, indiquant un niveau de vie modeste. Le taux de pauvreté est de 0 %, inférieur à la moyenne nationale (14.5 %), signe d'une relative aisance économique.
En 2024, 130 allocataires CAF sont recensés, couvrant 350 personnes. 10 bénéficient du RSA pour un montant total de 7 000 €. 60 perçoivent la prime d'activité. Le nombre d'allocataires a reculé de 13.3 %, signe d'une amélioration de la situation sociale.
Agris dispose de 1 école(s), accueillant 43 élèves à la rentrée 2024. Seul le premier degré est couvert localement ; les collégiens doivent se déplacer vers les communes voisines.
Le ratio moyen est de 21.5 élèves par classe, proche de la moyenne nationale (22.5), un encadrement dans la norme. Ce niveau est comparable à la moyenne départementale (20.6).
La baisse des effectifs est marquée (-12.2 % sur 5 ans). À ce rythme, le maintien de certaines classes pourrait être remis en question à moyen terme.
Sur les 667 personnes non scolarisées de 15 ans ou plus, 16.0 % sont diplômées de l'enseignement supérieur (Bac+2 et plus). Ce taux, nettement inférieur à la moyenne nationale (~30%), traduit un déficit de qualification.
La part de la population sans diplôme s'établit à 25.2 %. À l'autre extrémité, 2.7 % de la population détient un diplôme Bac+5 ou plus, un niveau modeste.
Les niveaux de diplôme les plus représentés sont : CAP / BEP (228), Sans diplôme (168), Baccalauréat (126). Cette distribution reflète la structure socio-professionnelle du territoire.
L'accès au diplôme supérieur diffère selon le sexe : 20.1 % des femmes contre 12.4 % des hommes sont diplômées du supérieur. La surreprésentation féminine dans l'enseignement supérieur est une tendance nationale qui se confirme localement.
Le tissu économique local compte 159 établissements actifs, dont 150 sièges sociaux. Ce tissu économique diversifié constitue un atout pour le territoire.
Les principaux secteurs d'activité sont : 68.20B (23 établissements), 01.11Z (9 établissements), 68.20A (7 établissements), 93.12Z (7 établissements), 94.99Z (5 établissements). 10.1 % des établissements relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS). 0.6 % disposent de la certification RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).
Sur les 3 dernières années, 13 créations d'établissements ont été enregistrées, soit un taux de renouvellement de 8.2 %. En parallèle, 67 établissements ont cessé leur activité (29.6 % du stock). Le solde négatif traduit une fragilité du tissu économique.
La diversité des activités économiques, mesurée par le nombre de codes NAF distincts, s'élève à 76. Cette forte diversification est un gage de résilience économique face aux chocs sectoriels.
Le prix médian au mètre carré s'établit à 1 365 €/m². Sur la période observée, 50 transactions immobilières ont été enregistrées.
Pour les maisons, le prix médian s'élève à 1 312 €/m² (80 transactions). Entre 2020 et 2024, le prix au m² a évolué de -9.2 %.
Concernant le marché locatif (2025), le loyer moyen des appartements est de 8.8 €/m² et celui des maisons de 7.3 €/m².
En rapportant le prix d'un logement type (70 m²) au revenu médian, l'effort d'acquisition représente environ 4.6 années de revenus. Ce niveau d'effort reste raisonnable et accessible pour les ménages locaux.
La santé financière de Agris est évaluée à 59 /100 (2024), soit un niveau qualifié de « Situation correcte ». Ce score est dans la moyenne départementale (55 /100).
La capacité de désendettement est de 1.3 ans (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'épargne dégagée). Ce niveau très bas témoigne d'une dette faible et d'une grande capacité d'emprunt. Le taux d'épargne brute atteint 28 % (part des recettes pouvant financer des investissements). Ce taux confortable permet d'autofinancer une part significative des projets. Ce niveau dépasse la moyenne départementale (21 %).
L'autonomie fiscale s'établit à 42 % (part des impôts locaux dans les recettes).
En 2025, la dotation globale de fonctionnement (DGF) s'élève à 108 322 €. Rapportée à la population DGF, cela représente 120 €/hab. La commune bénéficie de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) à hauteur de 72 729 €. L'évolution de la DGF sur 3 ans est de 1.3 %.
Sur la période 2018–2024, agris a bénéficié de 10 subvention(s) d'investissement de l'État (DETR, DSIL…) pour un montant total de 204 708 €. Répartition : DETR (8 projets, 191 252 €), DSIL (2 projets, 13 456 €). Le projet le plus important est « Amenagement et securisation du centre bourg 1ere tranche » (2024, 70 465 €).
Lors de la dernière élection (Municipales 2026), le taux de participation a atteint 65.3 %. Ce taux, inférieur à la moyenne nationale (73.7 %), témoigne d'un certain désengagement civique.
Sur l'ensemble des scrutins analysés (23 élections), la participation moyenne s'établit à 63.7 %. La tendance est à la baisse (-7.9 points), s'inscrivant dans le mouvement national d'érosion de la participation.
Sur le plan politique (Municipales 2026),
Agris compte 9 associations, dont 7 actives. La densité associative s'établit à 7.9 pour 1 000 habitants. La vie associative est modérée.
Les associations couvrent 6 catégories d'activités différentes. L'offre associative couvre les principaux domaines de la vie sociale et culturelle.
Agris dispose de 22 équipements publics répertoriés, répartis en 6 catégories. La densité d'équipements est de 24.7 pour 1 000 habitants.
Le territoire dispose d'équipements dans les domaines suivants : école, sport, culture. En revanche, les équipements de type santé n'est pas répertorié(s).
La valeur estimée du patrimoine communal est de 47 785 700 €. La surface totale des équipements atteint 42 307 m².
Les catégories les plus représentées sont : sport (15), cimetiere (2), ecole (2), culte (1), mairie (1).
L'attractivité résidentielle du territoire se mesure au croisement de plusieurs indicateurs. La croissance démographique (6.6 %) est un signal positif. Un prix immobilier de 1 365 €/m² rend le territoire accessible mais peut aussi refléter un manque de demande. Le chômage élevé peut freiner l'installation de nouveaux ménages.
La cohésion sociale du territoire repose sur l'équilibre entre niveaux de vie, aides sociales et lien associatif. Avec un revenu médian de 20 560 €, Les 130 allocataires CAF attestent du rôle essentiel des prestations sociales. Les 7 associations actives constituent un filet social complémentaire.
Le dynamisme économique s'apprécie par le croisement entre emploi, tissu d'entreprises et capacité financière locale. Avec 159 établissements actifs et 13 créations récentes, le tissu économique montre une bonne résistance.
La qualité de vie sur le territoire résulte de la combinaison entre offre éducative, équipements publics et vie associative. L'offre scolaire (1 école(s), 43 élèves) fait face à une baisse d'effectifs. Les 22 équipements publics structurent l'offre de services.
Le marché du logement reflète les tensions entre offre, demande et profils de population. Le vieillissement de la population pourrait libérer du parc immobilier à moyen terme mais aussi modifier la structure de la demande.
Au terme de cette analyse, Agris présente un profil équilibré, avec des atouts certains et des marges de progression. L'analyse identifie 6 point(s) fort(s) et 2 point(s) de vigilance.
Les opportunités identifiées — attractivité pour les primo-accédants — constituent des leviers d'action concrets pour les années à venir. Les risques — baisse significative des effectifs scolaires — devront être anticipés par des politiques publiques adaptées.